samedi 29 février 2020

L'Apollon gaulois

Pour la quarante-quatrième semaine sidérale :
  
« Si l'affaire s'arrêtait là [ où Siegfried, Clovis et Arthur se rejoignent ] mais elle se corse d'un argument qui a échappé jusqu'à présent à l'attention des lettrés des deux côté de la Manche et de la Mer du Nord.
  
« Chacun sait que le « Sivrit » du poème allemand du XIIe siècle et le Sigurd de l'Edda scandinave, conservée en Islande, sont un seul et même personnage, avec un nom identique dans sa signification, [ ... ]
  
« [ ... ] mais la comparaison des deux textes n'avait pas été encore faite d'où ressort que Siegfried-Sigurd est, en son être, commun aux Celtes et aux Germains.
  
« Plus de dix fois, l'Edda montre Sigurd monté sur le cheval magique Grani. En ce « Grani » se reflète l'Apollon gaulois Grannus de Grand – Granum – dans le département des Vosges et à Aix-la-Chapelle – Aquæ Grani ; voir aussi [ * ] et [ ** ].
  
[ * ] « [ ... ] dans la Gaule très romanisée, l'appellation « Belenos » s'est effacée au profit d'Apollon ; néanmoins cet Apollon des vainqueurs pour être vraiment valable, s'est renforcé d’épithètes gauloises.
  
« Épithète de terroir que ce « Grannus » à Grand – [ dans les ] Vosges – et à Aix-la-Chapelle – Aquae Grani – épithète de terroir au temple d'Essarois – [ en ] Côte d'Or – avec Apollon Vindonnus [ le dieu solaire ] guérisseur, [ ... ]
  
« [ ... ] comme en témoignent les ex-voto et la face rayonnante du Dieu-Soleil dans un angle du fronton – [ au ] musée de Châtillon-sur-Seine. »
  
[ ** ] « Au risque de donner le vertige, encadrons [ ... ] une seconde énumération propre aux pays celto-germanique [ ... ] à Vrély dans le département de la Somme, une Luce qui sortait du fond de vallon dit « Ech Garganteau », vallon où l'on a déterré des crânes [ ... ]
  
« Notre Lozanne du Rhône se reconnaît dans Lausanne, le Lousanna au bord du « lacus Losannenses », selon la Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin.
  
« Lausanne sur sa butte primitive qui domine le Léman nous entraîne à regarder un Luzeberg d'Autriche et le Lous-Berg d'Aix-la-Chapelle – Aquæ Grani – au bas duquel coule le « Wurm », dont le nom est « dragon » en allemand.
  
« Lausanne comme Aix-la-Chapelle, est lié à l'Apollon gaulois, ainsi que je [ le ] montrerai à propos des bois sacrés [ d'Apollon ] et de leurs clairières propices au ronds des fées. »
  
[ ... ]
  
« Ce cheval de Sigurd peut en outre se reconnaître dans la Grande-Bretagne de Gervais de Tilbury – [ cf. ] Otia imperiala, III 64 de l'édition Leibnitz.
  
« Il est question, là, vers l'an 1200, d'un poulain étrange, cabré, les yeux étincelants, qui apparaissait au plus fort de la chaleur du jour ou au coucher du soleil, et dont la vue – selon l'esprit chrétien – présageait un incendie proche. Son nom est graphié : Grant. »
  
Cf. Henri Dontenville – Histoire et géographie mythiques de la FrancePréliminairesOrigine d'une recherche – [ * ] Éclat et déclin de l'Apollon gauloisBelin, le Dieu solaire – [ ** ] Les deux visages des féesIdentification de Mélusine (1973)
  
  
  
  

jeudi 27 février 2020

Géographie mythique

Pour la quarante-troisième semaine sidérale :
  
La race jaune correspond aux gens du Levant ; la race rouge, aux gens du Couchant ; la race blanche, aux régions septentrionales de l'hémisphère Nord ; la race noire, aux terres environnantes sur les périphéries méridionales du Sud.
  
Pour la descendance biblique d'Abraham, la race blanche qu'on situe en Europe et qu'on identifie à Jafet devrait correspondre à la péninsule scandinave et aux terres boréales du septentrion jusqu'au pôle arctique.
  
La race noire qu'on situe en Afrique et qu'on identifie à Cham devrait correspondre aux indes périphériques et aux royaumes du prêtre Jean ; tandis que celle de Sem qu'on situe en Asie devrait correspondre au Levant.
  
En réalité, les communautés juives qui s'identifient aux asiates répartissent sur un axe médian les Séfarades et les Ashkénazes à partir de leur origines sur les deux versants de leurs peuplements dans la péninsule européenne de l'Eurasie.
  
La théorie raciale de la civilisation boréale ne correspond pas entièrement à la généalogie biblique qui se l'assimile pendant la période médiévale puisque les trois fils d'Abraham ne peuvent pas se répartir simplement par rapport à leurs quatre races initiales.
  
Les Juifs rouges que Koestler identifie en 1976 aux Khazars en imaginant une pigmentation cuivrée semblable à celle des Mongols évoquent plus vraisemblablement l'origine occidentale des Hébreux avant leur exode à travers la Libye.
  
Les Hébreux sont des barbares ibères ou berbères qui n'apparaissent comme Atlantes qu'à partir de la Mauritanie sur les rives de leur océan quand ils descendent de l'Atlas vers les rives du Nil avant de se déplacer vers le Yémen.
  
Les Askénazes devraient plutôt apparaître comme des asiates si on délimite l'Asie par rapport à l'Europe à partir des Tana'is en les identifiant au Don ou au Phase à l'Est du Danube et dans le prolongement du Nil par delà la Mare magnum.
  
Mais l'origine khazare des sémites de la Volga les assimile plutôt à des populations chamaniques proches des Bulgares qui dans leur déplacement vers l'Occident vont donner leur couleur à la Mer Noire du Pont-Euxin.
  
La Mer Rouge doit donc tenir son nom pour la même raison des Hébreux que la mémoire séfarade qualifie de Juifs de la même couleur quand elle évoque son origine orientale sur les rivages de l'Asir entre le Yémen et le Hedjaz.
  
L'identification des Khazars aux Juifs ashkénazes est néanmoins inexacte puisque certains d'entre eux – et non des moindres – se sont convertis au christianisme dans l'aristocratie de la nation hongroise qui a converti en partie le Nord de l'Europe.
  
De même, les Hébreux de Mauritanie que nous qualifions d'Atlantes ont exercé une certaine influence en Afrique de l'Ouest sur les Soninkés de l'empire Mandingue que la tradition du Ouagadou attribue à Igo Khassé Dingka – leur ancêtre légendaire.
  
L'axe médian par rapport auquel le partage des sémites à un sens a sa base dans la Mer du Nord dite de Cronos devant l'embouchure de l'Eider qui se trouve au Sud-Ouest de la péninsule du Danemark et à l'Ouest de la Mer Baltique.
  
Cet axe qui devait soutenir le Soleil au sommet d'un arbre ou d'une colonne avait son reflet terrestre dans les fleuves de Râ – les lits du Rhône et du Rhin – puis au-delà de la Méditerranée jusqu'aux sources abyssales du Nil.
  
Ces fleuves que nous identifions aux Tana'is originels avant qu'on les déplace vers le Pont-Euxin devaient tenir le Ciel puisque celui-ci s'effondra en 1.226 avant Jésus-Christ quand un astéroïde incandescent s’abîma dans l'Eider.
  
Les conséquences de cet effondrement qui eut vraiment lieu 666 ans avant le début du Kali-yuga furent considérables et dûment consignées – bien avant Ovide – quelques décennies plus tard dans les annales des civilisations orientales.
  
La citée nautique qui gardait le Septentrion de la civilisation solaire originelle et qui fut détruite à cette occasion par décret du Ciel fut sans doute la source d'un grand nombre de mythes qui la qualifie d’Atlantide ou de ville d'Ys engloutie par les eaux.
  
Le Gog de la Magog qu'on situe au Nord des Tana'is désigne également dans la Sainte Bible cet axe originel du Nord de l'Europe par où la lumière du Soleil descend jusque dans les abysses du Nil – en deçà du lac Tana.
  
Ce faisant, elle partage le monde en deux hémisphères où l'Europe et l'Afrique séparés par la Mer Méditerranée font face à l'Asie que ce partage fluvial décrit comme une contrée paradisiaque investie par les fils de Sem.
  
Jérusalem y apparaît comme le centre de ce continent paradisiaque que les déportations assyriennes et babyloniennes de l'Arabie heureuse vont déplacer en Palestine, des rivages de la Mer Rouge à l'extrémité orientale de la Mare magnum.
  
Le conflit eschatologique qui se met en rapport avec ce déplacement dans l'Apocalypse de Saint-Jean et le Noble Coran est celui du Gog et de la Magog qui désigne le Heartland germanique et le Rimland britannique dans notre géographie contemporaine.
  
Par Heartland germanique, il faut entendre son déplacement vers la Prusse orientale à partir de la première guerre mondiale et par Rimland britannique, les anneaux insulaires du Mondial Socialisme qui s'enchaînent à partir de la seconde.
  
C'est à cause de ce déplacement du Heartland vers la Baltique que nous évoquons le partage de l'Ukraine jusqu'à la Mer Noire comme celui de la Palestine en quatre états confédérés comprenant une Judée séfarade et une Galilée nazaréenne.
  
La frontières biélorusse qui suit depuis la Prusse orientale la dépression du Dniepr sur le flanc occidental de la Russie délimiterait par le Boristhène une péninsule européenne que le Rhin et le Danube ne seraient plus délimiter comme à l'époque romaine.
  
Le centre originel de cette péninsule s'est lui-même déplacé sur son territoire à partir de la destruction de son emplacement sommital jusqu'à l'Oberland de l'Honenberg qui articule un espace résiduel délimité par une swastika sénestrogyre passant par son origine.
  
Fès au sommet du Maghreb qui est le lieu d'investiture des sceaux de la sainteté muammadienne est le centre le plus méridional en rapport avec le centre sommital et avec ce centre résiduel qui indique la probabilité d'un centre intermédiaire.
  
Ce centre intermédiaire qui se trouve entre le centre sommital du septentrion et le centre méridional de son méridien doit se trouver en périphérie du centre résiduel qui s'articule vers le Sud jusqu'au Pyrénées orientale.
  
Le centre de l’Empyrée comme son nom pyrénéen l'indique est le centre caché de la tradition primordiale en rapport avec l'arctique du centre sommital qu'elle signale par l'antre de la Baleine dont Malaurie a décrit l'Allée orientale des Tchouktches.
  
  
  
  

lundi 24 février 2020

L'univers de la rédemption

Pour la quarante-deuxième semaine sidérale :
  
« L'ouverture ecclésiologique de la doctrine mariforme est aussi à souligner.
  
« Le cadre resserré d'une expérience mariale très personnelle, au lieu d'imposer une vue réductrice de la médiation mariale, nous a donné une vue élargie, en la saisissant dans sa profondeur et [ dans ] son étendue, autrement dit dans le mystère de l’Église.
  
« Ainsi à travers son expérience singulière, Maria Petÿt [ + 1677 ] [ Marie de Sainte-Thérèse en religion ] nous a-t-elle appris que la Mère de Dieu exerce une médiation universelle qui atteint les confins de l'univers de la rédemption.
  
« La Vierge représente en effet, conformément au mystère de l’Église dont elle participe, une médiation éminente au service de la sanctification de tous les baptisés [ ceux qui auront été consolés ].
  
« La théorisation ballærtienne et monfortaine [ Michel de Saint-Augustin – Ballært Jan Van (+ 1684) – et de Grignion de Montfort (+ 1716) ] ne font que déployer sur un registre théologique ces implications ecclésiologiques que nous découvre l'expérience mariforme.
  
« La vie mariale en Marie est la confirmation expérimentale de la doctrine monfortaine qui se résume en cet aphorisme célèbre [ du Secret de Marie ] :
  
« Pour trouver Jésus ou la grâce, il faut trouver Marie »
  
« Précisément, puisque Marie est le type de l’Église en tant que médiatrice de la grâce pour chacun de ses membres.
  
« De ce point de vue, la vie mariforme ou mariale saisit comme par instinct ce que le magistère de l’Église enseigne à la suite de Hans Urs von Balthasar, [ + 1988 ] [ ... ]
  
« [ ... ] à savoir la prévalence du « principe marial » sur le « principe pétrinien », comme étant plus fondamental, plus explicatif et plus caractéristique du mystère de l’Église. »
  
Cf. Marie-Ollivier Guillou – La médiation maternelle de Marie d'après la vie mariale et mariforme – Les leçons d'une vie : comment définir la médiation de Marie ? (2019)
  
Si le principe marial prévaut sur le principe pétrinien que nous associons à un principe grégorien de même nature institué par son sceau, la hiérarchie des sièges patriarcaux telle qu'elle s'impose à la chronologie s'en trouve modifiée.
  
Si la chronologie devait prévaloir, c'est la siège d'Antioche qui prévaudrait sur les sièges de Rome et d'Alexandrie depuis l'Antiquité dans un maqâm mémoriel qui n'est pas celui de Jacques le Majeur attribué à Salomé mais celui du protomartyr dans l'ordre diaconal.
  
Le maqâm jacobite du fils de Zébédée est marial parce que Jean le Boanergès – son frère et donc l'enfant de Salomé – a été affilié pour la prophétie à la Mère du Christ dans son évangile sur le maqâm marial d'Artémis.
  
Nous n'avons pas connaissance d'un siège patriarcal qui leur reviendrait à Éphèse ou à Jérusalem sur les lieux de leur affiliation ou de leur martyr ; là où la Pentarchie œcuménique de l’Église impériale de Constantinople ne fut ni mariale ni pétrinienne.
  
C'est l’Église grégorienne qui reconnaît l'éminence du siège de Notre-Dame d'Anis au Puy-en-Velay dans maqâm marial d'Arthémis et celui du Saint-Sauveur à Saint-Maximin dans le mâqam solaire d'Amon-Râ comme siège secondaire.
  
Ces deux maqâmat et celui de Marie Salomé qui erre avec Jacques sous le Camp des étoiles jusqu'à la fin du monde sur la tombe de Priscillien prévalent sur celui que le Christ a consacré pour l'ordre des apôtres – les évêques avec les anciens et leurs diacres.
  
le siège léonin dans le maqâm marial d'Artémis
le siège pascalin dans le maqâm solaire d'Amon-Râ
le maqâm jacobite de Salomé qui erre sous le Camp des étoiles
les trois sièges pétriniens et les trois sièges grégoriens
dans le maqâm stéphanois du diacre de Pierre
  
  
  
  

samedi 15 février 2020

La précieuse blessure du côté

Pour la quarantième semaine sidérale :
  
« Mais bien que, tant que l'ami du Crucifié vécut dans la chair, beaucoup aient vu les marques des mains et des pieds, nul ne put cependant voir la précieuse blessure du côté, à l'exception de frère Élie * : [ ... ]
  
« [ ... ] en raison de la spéciale affection que le saint lui portait, il revêtit une fois la tunique reçue de lui et lui donna la sienne en échange. Et se jouant ainsi de lui par cette pieuse fraude, il obtint ce qu'il souhaitait. »2.II
  
« Et il est vrai [ que François ] voyait désormais approcher son dernier jour, comme il l'avait appris [ à Foligno ] deux ans auparavant de frère Élie [ en 1224 ] à qui le Seigneur avait daigné révéler la fin du père [ pour 1226 ].
  
« Il appela à lui les frères et les fils qu'il voulait et, selon le don qu'il avait reçu d'en haut, tel jadis le patriarche Jacob [ cf. Gn 49, 1-28 pour sa bénédiction aux douze tribus d’Israël ] il bénit chacun d'eux. »4.I
  
« Comme frère Élie se tenait à sa gauche, entouré des autres fils, il croisa les mains et posa sa main droite sur la tête de frère Élie. Mais comme il était privé de la vue et de l'usage de ses yeux extérieurs, il demanda : [ ... ]
  
« Sur qui est-ce que je tiens ma main droite ? »
  
« Sur frère Élie » répondirent-ils.
  
« C'est bien ainsi que je le veux » reprit-il.
  
« Fils dit-il toi, je te bénis en tout et pour tout, toi qui prenant mes charges sur tes épaules, a virilement supporté les besoins des frères. Et puisqu'entre tes mains, le Très Haut les a fait croître et les a gardés je les bénis tous et sur toi et en toi.
  
« Au ciel et sur terre que Dieu, le roi de tous, te bénisse. Je te bénis autant que je peux et plus que je peux. Et ce que moi je ne peux, que le puisse en toi celui qui peut tout. »4.II
  
« Et ce tournant vers un frère qu'il aimait [ son bien-aimé frère Élie ] il dit : Mes frères, tant absents que présents, bénis les tous de ma part ! Je leur remets toutes leurs fautes et offenses et je les absous autant que je peux. »6.II
  
Cf. La légende ombrienne de Thomas de Celano [ 1237-1239 ] – Édition critique et traduction de Jacques Dalarun – Vers une résolution de la question franciscaine (2007)
  
* « Élie ne fait pas partie du groupe des premiers compagnons, venu à François avant le voyage à Rome vers 1209. Élie accompagna François en Orient en 1219-1220.
  
« À la mort de Pierre Cattani en 1221, Élie devint, selon les sources, vicaire de François ou ministre de la fraternité. En 1227, Jean Parenti lui fut préféré comme ministre général.
  
« Élie dirigea alors les travaux de la basilique Saint-François d'Assise, tenta de revenir au pouvoir lors de la translation de 1230 et devint finalement ministre général en 1232. En 1239, il fut démis de sa charge, puis excommunié par Grégoire IX. Il mourut en 1253. »
  
[ « L'actualité de la période 1239-1247, c'est encore et toujours frère Élie [ la première des quatre colonnes de l'Ordre des frères mineurs ] avec son cortège de détracteurs convaincus, de partisans impuissants et de nostalgiques embarrassés. » ]
  
« Quant à frère Rufin **, autorisé à le frictionner, il toucha réellement la plaie avec sa main, mais forfuitement. À ce contact, le saint de Dieu souffrit beaucoup et, repoussant de lui la main de Rufin, il cria pour demander que Dieu l'épargne. » – 2.III
  
« Se reposant donc quelques jours dans le lieu qu'il avait désiré [ Sainte-Marie de la Portioncule ] comme il savait que le temps de sa mort était proche désormais, il manda frère Ange *** et frère Léon ****, qui lui étaient les plus chers entre tous, [ ... ]
  
« [ ... ] et leur ordonna pour son si proche trèpas, de chanter avec ardeur des louanges au Seigneur. » – 5.III
  
Cf. La légende ombrienne de Thomas de Celano [ 1237-1239 ] – op. cit. ibidem
  
** « Cousin germain de Claire, Rufin est originaire d'une noble famille d'Assise. Il entre dans la fraternité après le voyage à Rome [ de 1210 ]. [ ... ] »
  
*** « Ange Tancrède de Rieti, de noble naissance, fait partie du groupe des premiers compagnons recrutés avant le voyage à Rome [ de 1210 ]. [ ... ] »
  
**** « Léon entra dans la fraternité vers 1215, après le voyage à Rome [ de 1210 ]. Ordonné prêtre, il devint le confesseur de François. [ ... ] »
  
[ Ce sont les trois signataires de la lettre de Greccio du 11 août 1246 à Crescent de Jesi. Ils sont tous les trois enterrés dans la basilique Saint-François d'Assise. ]
  
  
  
  

vendredi 14 février 2020

Le très précieux trésor

Pour la trente-neuvième semaine sidérale :
  
« Deux ans [ ... ] avant qu'il rende l'esprit au ciel, dans l'ermitage qu'on appelle l'Alverne, l'ami de Dieu – François – vit en vision un séraphin dans l'air ayant six ailes, déployé au-dessus de lui, fixé à une croix par les mains et [ par ] les pieds.
  

1

les Conformés

2

les Séraphins

Premier degré

hiérarchique

3

les Chérubins

4

les Trônes

5

les Dominations

Deuxième degré

hiérarchique

6

les Vertus

7

les Puissances

8

les Principautés

Troisième degré

hiérarchique

9

les Archanges

10

les Anges

11

 les Consacrés 

 Cardinales 

Quatrième degré

hiérarchique

12

 les Ordonnés 

 Décumènes 

13

les Confirmés

14

les Consolés

  
« Deux ailes s'élevaient au-dessus de la tête, deux ailes étaient déployées pour voler, deux [ ailes ] enfin voilaient tout le corps. Le saint homme, à cette vue, fut violemment frappé de stupeur.
  
« Mais comme il ne savait [ pas ] ce que cette vision voulait lui signifier, la joie et l'affliction pressaient tour à tour son cœur. Il se réjouissait du regard plein de grâce par lequel il se voyait considéré par le séraphin dont la beauté était absolument incroyable.
  
« Mais de le voir fixé à la croix le détournait de [ la ] terreur. Troublé, il réfléchissait à ce que cette vision pouvait désigner et son esprit se tourmentait beaucoup à tenter d'en saisir la signification.
  
« Il ne put cependant rien en comprendre clairement jusqu'à ce que, finalement, il vit en lui-même ce très glorieux miracle, jamais entendu dans les siècles passés. » – 1.I
  
« En ce temps commencèrent à apparaître dans ses mains et [ dans ] ses pieds les marques de clous, comme il avait vu peu de temps avant dans l'homme crucifié au-dessus de lui.
  
« Ses mains et ses pieds semblaient transpercés au beau milieu ; les têtes des clous apparaissaient à l'intérieur des mains et sur le dessus des pieds, tandis que leurs pointes ressortaient du côté opposé.
  
« Ces marques, en effet, étaient rondes à l'intérieur des mains, mais allongées à l'extérieur. Apparaissait aussi un petit morceau de chair, comme la pointe des clous tordue et recourbée, qui dépassait du reste de la chair.
  
« Dans ses pieds, les marques des clous étaient pareillement imprimées et dépassaient du reste de la chair.
  
« Son côté droit aussi, comme percé d'une lance, était couvert d'une cicatrice d'où coulait souvent du sang, si bien que sa tunique et ses caleçons étaient très fréquemment aspergés d'un sang sacré. »1.II
  
« Comme de telles perles rejaillissaient [ ... ] en lui, l'homme de Dieu s'efforça avec le plus grand soin de garder caché aux yeux de tous les vivants ce très précieux trésor, [ ... ]
  
« [ ... ] de peur qu'au gré de quelque familiarité, il n'eût à subir un dommage dans la si grande grâce qui lui avait été donnée. Aussi portait-il toujours en son cœur et avait-il fréquemment à la bouche ce mot prophétique – cf. Ps 118, 11 :
  
« En mon cœur
j'ai caché Tes paroles
pour ne pas pécher contre Toi »
  
« In corde meo abscondi eloquia Tua ut non peccem Tibi »
  
[ 2.I ]
  
Cf. La légende ombrienne de Thomas de Celano [ 1237-1239 ] – Édition critique et traduction de Jacques Dalarun – Vers une résolution de la question franciscaine (2007)
  
  
  
  

jeudi 13 février 2020

La translation des étoiles

Pour la trente-huitième semaine sidérale :
  
« Au nom de Dieu, l'évêque Léon [ le Ier (440-461) ou le IVe (795-816) sur le siège pontifical du prince des apôtres ] aux rois des Francs et des Vandales, des Goths et des Romains [ avant le martyrologe d'Adon vers 860 ].
  
« Nous vous informons de la translation du bienheureux Jacques [ le Majeur ] frère de saint Jean l'apôtre et évangéliste [ le fils de Zébédée ] et du jour où il fut décapité par le roi Hérode [ Agrippa confondu avec Hérode le Grand ] à Jérusalem.
  
« De là son corps fut transporté sur un navire dirigé par la main de Dieu ; et de fait le septième jour, le radeau [ Ratis ] s'arrêta en un lieu dit Bisria, entre deux rivières [ le rio Tinto – l'Ila ou l'Ulla – et le rio Sar(e) – pour le rio Sarela ] d'où son nom.
  
« Puis son corps fut transporté en l'air au centre du Soleil, ses disciples pleurant et implorant l'indulgence divine. Et ils s'éloignèrent de douze miles pour enterrer son saint corps sous des voûtes en marbre [ celles de Marmarique en Galice ].
  
« Reposer avec lui dans le même lieu fut le sort de trois disciples [ Asarivus et Aurélius côtoyant Priscillien ] qui avaient éteint le souffle du dragon [ Hydace – évêque de Merida et métropolite de Lusitanie ] [ ... ]
  
« [ ... ] et mis en pièces ses arguments [ au concile de Bordeaux en 383 ] sur un mont appelé autrefois « Hilicinus » et qui maintenant a reçu le nom de mont Sacré [ Mons Sacer / Monte Sacro / Pico Sagro ] [ pour le mont Pedroso ] ; [ ... ]
  
« [ ... ] les noms de ces disciples sont Torquatus, Tysefons et Anastasius. Les quatre autres disciples [ ce qui en fait sept ] retournèrent à Jérusalem [ où Jacques fut martyr ]. Ce sont eux qui rapportèrent au synode tous ces faits que nous avons consignés.
  
« Vous, toute la chrétienté, irez offrir au même lieu [ à Compostelle ] vos prières à Dieu, car il est certain que le corps de saint Jacques y repose en paix. »
  
Cf. Jacques Chocheyras citant Charles Babut (1909) – Priscillien et le priscillianisme [ in ] Saint Jacques à CompostelleLa découverte du tombeau de Saint-Jacques en GaliceLa translation de Saint Jacques (1985)
  
L'église et la oumma ont condamné tout ascétisme excessif pratiqué comme une fin en soi et la décapitation de Priscilien sous le bras séculier d'un empereur romain se confond avec cette condamnation doctrinale.
  
Cette condamnation n'a toutefois pas été formulée à l'encontre des shuyûkh ou des presbytes qui traversent le troisième âge de la vie individuelle – c'est à dire en théorie à partir de quatre-vingt ans.
  
La règle de Saint Benoît et la liturgie grégorienne ont régulé l'érémitisme cénobitique de la vie monastique sous l'empire carolingien tout en condamnant les divagations pérégrines des moines gyrovagues.
  
Le pèlerinage à La Mecque ou à Compostelle que le Sheykh al-Akbar décrit comme une prière en mouvement – tandis que la prière serait une pérégrination immobile – ont orienté ces divagations vers un centre et vers l’extrémité de leur monde.
  
L'ascétisme de Priscillien et celui du tasawwuf akbarien se sont rencontrés à Séville en dehors de son cadre monastique mais dans celui qui lui revient pour la pratique temporaire de la kalwa qui se décrit comme une retraite spirituelle.
  
L'enjeu de cette retraite et le but de cette pérégrination, c'est la mujâhada ou le grand jihâd auquel fait référence le sixième verset de la prière du Christ – et la troisième de ses quatre du'â – en vue d'une victoire contre la tentation – celle de nos passions.
  
C'est pourquoi – loin de toute irénisme et puisqu'on ne semble plus comprendre qu'il nous faut le dessus contre l'adversaire – nous demandons l'ardeur au combat. Notre Vie véritable est une vie ardente – spirituelle et morale – du corps, de l'esprit et de l’âme.
  
C'est là notre kalwa sous le Camp des étoiles puisque notre univers est à la fois fini, défini, infini et indéfini : fini autours de nous, défini entre nous, infini en nous et indéfini devant nous. Ce pourquoi, nous cheminons ensemble sur le Sentier droit d'un espace éternel.
  
  
  
  

mercredi 5 février 2020

Le maqâm d'Amon-Râ

Pour la trente-sixième semaine sidérale :
  
Dans le chapitre qu'il consacre aux reliques apportées par les saints en Provence, Aldo Franzoni présente Marie Salomé comme la mère de Jacques le Majeur – le fils de Zébédée – cf. Mt 27, 55 et 56 :
  
« Il y avait là bien des femmes qui regardaient de loin.
Elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour le servir.
  
Parmi elles figuraient Marie de Magdala,
Marie la mère de Jacques et de Joseph,
et la mère des fils de Zébédée. »
  
Marie de Magdala est désignée par Luc comme l'une des femme que Jésus a libéré d'une emprise ou d'une possession des esprits mauvais et de maladies – cf. Luc 8, 2 et 3 :
  
« Marie de Magdala dont étaient sortis sept démons,
Jeanne, la femme de Chouza qui était l'intendant d'Hérode,
Suzanne et beaucoup d'autres qui le servaient en l'assistant de leurs biens. »
  
De toute évidence, ces femmes et les précédentes font parties d'un même groupe qui se caractérise par leur assistance et leur servitude à l'égard du Christ ; et c'est celles que nous retrouvons dans la barque provençale.
  
La mère de Jacques – que Marc qualifie de Mineur – et de Joseph – que Marc appelle José – est aussi celle de Jude et de Simon ; voir celle de Jésus si on en fait pas sa tante – cf. Marc 6, 3 et Jean 19, 25 :
  
« [ Jésus ] n'est-il pas le charpentier – le fils de Marie,
le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
  
Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? »
  
« Près de la Croix de Jésus se tenaient sa mère,
la sœur de sa mère – Marie – la femme de Clopas
et Marie de Magdala. »
  
Mais rien n’oblige ici de dissocier la mère et sa sœur si ce n'est le dogme de la Virginité perpétuelle de la Mère de Dieu qui répartit les rôles : la mère à Éphèse sur le maqâm marial d'Artémis et la tante en Camargue sur celui d'Amon-Râ.
  
Marc donne à la mère des fils de Zébédée qu'il qualifie de « Boanergès » le nom de Salomé ; mais rien ne permet de supposer qu'elle s'appelle Marie comme Franzoni semble nous l'affirmer – cf. Marc 3, 16-17 et 15, 40-41 :
  
« [ Jésus établit parmi les apôtres ] [ ... ]
Jacques, le fils de Zébédée
et Jean, le frère de Jacques
auxquels il donna le nom de « Boanergès »
qui signifie les fils du tonnerre [ ... ] »
  
« Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin.
Parmi elles étaient Marie de Magdala,
Marie – la mère de Jacques le Mineur et de José,
ainsi que Salomé
qui suivaient [ Jésus ] et le servaient lorsqu'il était en Galilée
et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem. »
  
Et si Salomé ne s'appelle pas Marie, la pécheresse anonyme que Grégoire-le-Grand identifie à la femme que Jésus libère de ses démons n'est peut-être pas celle qu'on retrouve à Béthanie – cf. Luc 7, 37 et 10, 39 avec Jean 11, 1 :
  
« Une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville [ ... ] »
  
« [ Marthe ] avait une sœur appelée Marie [ ... ]
  
« [ ... ] c'était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. »
  
Mais le contexte ne permet guère de les dissocier et il faut croire que les Saintes-Maries désignent Marie-Madeleine et la mère des frères de Jésus dont on nous dit qu'elle fut sa tante et la sœur de sa mère – cf. Jean 11, 2 et Luc 7, 38 :
  
« Marie [ de Béthanie ] était celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur
et qui les essuya avec ses cheveux ;
c'était son frère, Lazare qui était malade. »
  
« [ La pécheresse ] apporta un vase plein de parfum
et se tint derrière, aux pied de Jésus.
Elle pleurait, et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes,
puis les essuya avec ses cheveux, les embrassa et versa le parfum sur eux. »
  
1
Marie de Magdala
Une femme pécheresse
Marie de Béthanie
La sœur de Marthe et de Lazare
2
Marie
la femme de Clopas
la mère des frères du Seigneur
la sœur de la mère du Seigneur
3
Salomé
la mère des fils de Zébédée
4
Jeanne
la femme de Chouza
5
Suzanne
6
Marthe
La sœur de Marie et de Lazare
7
Lazare
le frère de Marthe et de Marie
...
et beaucoup d'autres femmes
  
On ne trouve dans ce cénacle que deux Marie sur six femmes ; et beaucoup d'autres femmes indéterminées. C'est sur cette indétermination que Marcelle et Sara s'invitent en voyage. Or, Sara – la patronne des gitans – était égyptienne...
  
  
  
  

mardi 4 février 2020

Reflets de Râ sur le Rhône

Pour la trente-cinquième semaine sidérale :
  
« Même si le site [ des ] Saintes-Maries de la Mer [ est ] un lieu [ d'occupation ] très ancien, la première mention [ avérée ] date du IVe siècle quand le poète et géographe Festo Avieno [ ... ] cite une ville [ émergeant près de ] l'oppidum priscum [ de ] Râ, [ ... ]
  
« [ ... ] c'est-à-dire [ près de ] l'antique forteresse [ dédiée à ] Râ [ le Dieu solaire du panthéon égyptien ] [ en ] laissant supposer [ que cette forteresse ] avait déjà disparu [ au IVe siècle ] [ quand un temple romain fut dédié à Mithra ].
  
« Dans cette appellation, il voyait la survivance égyptienne d'un îlot consacré à Râ, le Dieu [ du ] Soleil et [ le ] Père de tous les dieux. Mais à la suite de l'influence chrétienne [ ... ] Râ [ ... ] se transforma en « Ratis » [ et en « Riège » pour le provençal ], [ ... ]
  
« [ ce ] mot indiquant [ en gaulois et en latin ] un haut-plateau qui [ flotte ] sur [ la ] plaine, c'est-à-dire une [ lagune ] émergeant [ des eaux ] [ et en ] français [ un ] « Radeau », [ la ] barque [ sans voile ] [ qui fait naufrage ] [ dans l'étang de ] Vaccarès, [ ... ]
  
« [ ... ] ces [ lagunes ] [ desquelles dépendent les étangs de Malagroy, de Monro, du Fournelet et de l'Impérial ] [ évoquent ] [ des îlots tumescents disséminés ] sur l'étang [ de Vaccarès ] [ comme ] une terre engloutie par la mer. »
  
Cf. Aldo Franzoni – Sainte Marie Madeleine et les saints de Provence dans la tradition provençaleL'arrivée des saints en Provence (2015)
  
AL AZAR BAVTEZAR
Provence et Alpilles
Languedoc et Corbières
Arles sur le Rhône
Arles-sur-Tech
Bonpas sur la Durance
Bompas sur l'Agly
Chaîne de l’Étoile
Puig de l'Estelle
le Joug de l'Aigle
la Colline d'Aguillar
Golfe de Lyon
Golfe du Lion
Saintes-Maries de la Mer
Ste-Marie la Mer et Mas de la Madeleine
Marseille
Marceille
le Saint-Pilon de la Sainte-Baume
les Pilous de Montpeyrous et de la Serre
Roussillon
Ruscino
le Thor
le Thuir
  
Franzoni fait état d'un Miroir qu'il attribue avec André Douzet à Marie-Madeleine mais qui rappelle aussi celui de Mélusine pour les âmes simples et anéanties qui demeurent dans le seul vouloir du désir d'Amour décrites au XIIIe siècle par Marguerite Porete.
  
Il s'agit d'une série de coïncidences dans la toponymie des lieux qui se répartissent entre la Provence et l'Occitanie des deux cotés du Rhône et qui ne devrait rien au hasard si Lazare n'évoquait avec Balthazar un rappel de la Providence.
  
Éléazar le Balthe apparaît avec le Secours de Dieu sous l'aspect d'un roi mage qui descendrait du Nord en suivant cette Étoile aux seize pétales qui rappelle les nuées des Nubelungen et les loges de la Croix de Jérusalem entre ses croisillons.
  
Comme pour la Rosace shintoïste qui répond aux mêmes desiderata dans l'ameublement de l'armorie des Baux de Provence, c'est une héraldique qui ne serait être étrangère au Nazir muhammadien et à celui de Galilée qu'on dit de Nazareth.
  
Signalons que la tête de Maure qui représente Balthazar se retrouve telle quelle sur le blason du pape Benoît XVI (2005-2013) où il représente le « caput æthiopum » qui caractérise sa charge d'archevêque dans la principauté de Freising.
  
Peu importe ici le nombre des passagers dans la barque d'Amon si le Radeau des santons n'évoque sur sa lagune qu'un Temple du Soleil où la forme que lui donne Césaire pour l’Église des Gaules rappelle en Arles celle du Saint-Pilon avec sa Colonne.
  
  
  
  

dimanche 2 février 2020

L'Église du Saint-Sauveur

Pour la trente-quatrième semaine sidérale :
  
Le pape Pascale II (1099-1118) confère le 28 mars 1102 à Pierre III – archevêque d'Aix en Provence sur le siège épiscopal de Saint Maximin auprès de la sépulture de Marie Madeleine – le Pallium pontifical du bon Berger.
  
Il institue par la même, le huitième Siège patriarcal de la Sainte Église Romaine avec les sièges pétriniens et grégoriens et après le Siège léonin de Notre-Dame d'Anis conféré au Puy en Velay par le pape Léon IX (1049-1054) en 1050.
  
La Basilique métropolitaine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume fut consacrée au Saint-Sauveur que l'Icthus originel – « Iesous Cristos Theou Uios Sôter » – consacre au Dieu Sauveur et à son Calife – al-Malik.
  
Ι Χ Θ Υ Σ
Sièges pétriniens
Sièges grégoriens
Antioche
Arles
Alexandrie
Séville
Rome
Canterbury
Siège léonin
Notre-Dame d'Anis
Siège pascalin
Saint-Sauveur
  
« Le Chronicon senonsis [ rapporté par les Acta sanctorum de 1658 ] relate [ le ] transfert [ ... ] du corps de Joseph [ d'Arimathie ] à l'époque de Charlemagne, de Jérusalem au monastère français de Moyenmoutier [ dans le diocèse de Toul en Lorraine ] [ ... ]
  
« [ ... ] la dépouille aurait été par la suite soustraite clandestinement par des moines itinérants [ qui n'ont pas été identifiés ] [ ... ] :
  
« Au temps de Charlemagne (+ 814), un homme vénérable nommé Fortuné, patriarche de Jérusalem, fuyant les païens qui dévastaient la Terre Sainte, apporta avec lui le corps de saint Joseph, celui qui avait enseveli le Seigneur ;
  
« [ ... ] et arrivé au monastère de Moyenmoutier [ à l'abbaye de Saint-Hydulphe ] il s'y établit avec ses reliques. Par la suite, il fut ordonné abbé de ce monastère.
  
« Puis, à cause de la négligence des clercs qui possédaient ce lieu, le corps du Saint fut volé et enlevé par des moines itinérants. C'est ainsi que ce monastère fut privé d'un tel trésor. »
  
Cf. Aldo Franzoni – Sainte Marie Madeleine et les saints de Provence dans la tradition provençale – Joseph d'Arimathie [ et ] Maximin (2015)