mardi 30 janvier 2024

L'approche du vrai Dieu

...

« On peut présumer que ce ne fut pas par hasard [ si ] les Tecpantlaques allèrent s'établir à Chalco [ pour y adorer Tezcatlicopa en l'identifiant à Quetzalcóatl. ]

« Diverses tribus les avaient précédés dans la région :

- les premières qui eussent abandonné Aztlán – la Terre des blancs – station mythique [ ... ] des peuples migrateurs [ ... ] au Mexique et des Aztèques qui prétendaient se rattacher à eux ;

- les Xochimilques qui adoraient Quilaztli – le Cerf à deux têtes – que leur avait connaître Iztac Mixcóatl [ le fondateur de la civilisation aztèque ] ;

- les Cuitlahuaques dont le dieu de la pèche – Amimitl – étaot symbolisé par le harpon que Mixcóatl leur avait légué non sans leur recommander d'adorer le Cerf à deux têtes ;

- les Mizquiques avec leur dieu Quetzalcóatl ;

- les Chalques avec Tezcatlipoca.

Les Xochimilques et les Mizquiques descendait des Toltèques dont ils avaient hérité la capacité et les connaissances dans le domaine des arts, de l'architecture, de la charpenterie et de la mécanique.

Les Xochimilques avaient une solide réputation de thaumaturges au point que leur nom fut plus tard en ce sens appliqué aux Espagnols.

Les Cuitlahuaques et les Chalques étaient [ ... ] apparentés aux Toltèques ne serait-ce que par leurs mélanges avec deux petites tribus – les Tlayllotlas et les Chimalpanèques qui venaient de la Mixtèque, ...

« ... pays situé sur le littoral de l'océan Pacifique [ ... ] dont les membres réputés pour leur capacité de rédacteurs et d'enlumineurs de livres d'histoire étaient par ailleurs savants et habiles en astrologie.

« Tous ces peuples avaient une particularité en commun : ils conservaient les traditions relatives aux Européens [ du ] Xe siècle [ qui ] avaient apporté au Mexique des connaissances [ en contribuant ] au progrès culturel des Toltèques et des Maya ...

« ... et des croyances qui bien qui bien qu'effacées n'en avaient pas moins marqué la mentalité des Indiens. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Les Templier du Mexique – Les Blancs d'autrefois (1981)

Le Cerf à deux têtes, c'est le Cerf aux cinq cors des Celtes dont nous avons dit l'identité avec le Phénix aux six mille lunaisons ou aux cinq rayons mais qui a perdu ici ses attributs en s'adaptant aux conditions cycliques du Kali yuga – « 500 < 600 ».

Les deux têtes du Cerf sont par conséquence les deux Itzammas des Mayas ou les deux Quetzalcóatl des Toltèques mais que les Aztèques confondraient ici avec le Quetzalcóatl des Papas irlandais et le Tezcatlicopa des Tecpantlaques.

« ... Montezuma avait fait mettre à mort [ en 1517 ] un descendant d'Iztac Mixcóatl – Tzompantecuhtli – seigneur de Cuitlahuactizico parce qu'il avait traité Uitzilopochtli de faux dieu et annoncé que le règne du vrai Dieu – créateur de toute chose approchait : ...

« ... il connaissait – disait-on – six cent seize prophéties... »

[ Ils s'agit sans doute d'un nombre en rapport avec le renouvellement cyclique des cohortes de six cents ans qui apparaît également avec le Chrisme de Saint Colomban sous la forme du nombre six cent six – Khi (600) et Digamma (6).

Rappelons que le Digamma (6) prend ici la forme des deux cédilles du « S » que les langues gaéliques substituent au Thêta (9) grec. Ce qui confirme encore une fois le caractère carolingien d'un Chrisme où le Tau (300) se substituerait au Thêta. ]

« C'est exprimer un lieu commun que de rappeler que les conquistadors furent les bénéficiaires des prophéties de Quetzalcóatl avec lesquels s'étaient confondus au cours des siècles jusqu'à [ se confondre ] avec elles, ...

« ... les souvenirs relatifs à la prédication antérieure des Papas et l'établissement [ ultérieure ] des templiers. »

Jacques de Mahieu fait encore référence au témoignage du Père Durán à propos d'un livre que le Papa d'Ocuituco près de Chalco aurait transmis aux Indiens qui l'auraient détruit six ans avant son témoignage qui date de la fin XIXe siècle.

« D'après le contexte, le Papa en question n'était autre que Quetzalcóatl : le Quetzalcóatl ascétique d'origine irlandaise confondu dans les traditions indigènes avec le Quetzalcóatl viking. »

En écartant le caractère hébraïque que le Père Durán prête à cet ouvrage, Jacques de Mahieu écarte aussi l'hypothèse d'un manuscrit rédigé en ogam sous prétexte que cette écriture celte ne fut plus d'un usage courant après le VIe siècle.

Ce qui nous semble pourtant l'hypothèse la plus vraisemblable.

   

    

lundi 29 janvier 2024

L'Itzamma et le Kukulkán

...

« C'est dans cette [ ... ] acception [ les gens du Temple ] que doit être pris le nom des Tecpantacles puisque [ le temple ] où ils servaient était celui du dieu Tezcatlipoca »

[ « Le mot est composé de « tecpan » – temple [ ou ] palais – qui vient lui-même de « tecuhtli » – seigneur – de « pantli » – pavillon dans le sens d'édifice [ ou ] mur – et de « tlacatl » – personne – au pluriel « tlaca ». D'où « gens de la Maison du Seigneur » ... ]

« ... pour l'illustre américaniste, il n'y a aucun doute : les Tecpantlaques [ sont ] des membres émigrés au Mexique de l'Ordo Pauperum Commilitonum Christi Templique Salomonici. »

Cf. Jacques de Mahieu citant Eugène Beauvois (1902) – Les Templiers en Amérique – Les Templier du Mexique – Les gens du Temple (1981)

« D'après Chimalpáhin, ce fut [ ... ] en 1299 que les Tecpantacles atteignirent la région de Chalco où ils se fixèrent définitivement quelques années plus tard ...

« ... après avoir reçu le renfort [ des ] Payauthèques ou gens de Panohuayan, c'est à dire de Panutlán – le port que les Espagnols [ ... ] appelaient Pánuco ...

« ... celui-là même où déjà en 967 avaient débarqué Ullman-Quetzalcóatl et ses Vikings. »

Cf. Jacques de Mahieu – Op. Cit. Ibidem (1981)

« Dieu principal des Toltèques [ ... ] Quetzalcóatl a une double origine historique. Sous son aspect guerrier, c'est le Jarl viking Ullman devenu le cinquième roi des Toltèques dans le dernier tiers du Xe siècle ; ...

« ... sous son aspect sacerdotal, c'est la personnification des « papas » irlandais qui évangélisèrent l'Anáhuac et le pays maya quelques dizaines d'années plus tôt.

« D'une part, un conquérant et un organisateur auquel les peuples du Mexique doivent leurs lois, leur calendrier, les techniques de l'agriculture et de la métallurgie et – en partie – leur haute culture et leurs croyances religieuses.

« D'autre part, un réformateur qui apporte aux hommes une nouvelle conception de la vie et par là même de la morale et qui essaie de remplacer le culte sanguinaire de l'héroïsme par une religion de la pénitence. [ La Rédemption. ]

« Unifiées chez les Nahuas, ces deux personnalités – non moins divinisées – restent bien séparées chez les Mayas : les caractéristiques de leur Itzamma sont semblables à celles du Quetzalcóatl ascétique ...

« ... tandis que [ leur ] Kukulkán conserve la configuration du Quetzalcóatl guerrier qui dans l'Anáhuac tend à se confondre avec [ le ] Dieu de la guerre [ qui ] prend dans l'iconographie les apparence d'Odin.

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Les Templier du Mexique – Les dieux ennemis (1981)

C'est donc l'Itzamma maya que nous invoquons quand nous évoquons le Serpent à plumes galiléen et le Quetzalcóatl irlandais – Jésus et Saint Colomban – tandis que le Kukulkán renvoie au Seigneur de la Terre apocalyptique – cf. Ap XI 4.

Les apparences odiniques de l'iconographie amérindienne du Codex Borgia ne sont pas flagrantes mais le Roi du Monde ou le Khan du Go qui renvoient au Sri Kalki du Vishishtâdvaita et au Khan mongol ne sont pas sans rapport avec le Jarl scandinave.

S'il est peu probable que ses Vikings se soient aventurés jusqu'au Nouveau Monde en naviguant vers l'Est à travers le Pacifique, il n'est pas impossible d'y retrouver son imagerie dans les Tikis polynésiens évoqués par Pierre Carnac.

Pour Jacques de Mahieu, c'est plutôt à Tezcatlipoca que renvoie le Kukulkán maya qu'il identifie à Lucifer ou à Lucibel et au Baphomet des Templiers dans une exégèse cathare du dieu Pan, l'Ahriman des Perses, le Typhon des Égyptiens ou le Python des Grecs.

Mais son hypostase en s'identifiant à l'étoile du Soir et du Matin, au Soleil de la Nuit et à sa Lumière comme à Celle d'un dieu inconnu devient avec le Christ des prophètes et le fils de Jupiter comme l'égal d'un Quetzalcóatl toltèque.

   

    

dimanche 28 janvier 2024

La Tula-Tlapallán primitive

...

« ... Les récits nahuas nous indiquent [ ... ] qu'il y avait au Tlapallán [ le « Pays de la mer de l'Est » ] une ville dont le nom est indifféremment orthographié dans les chroniques « Tulán », « Tullán », « Tollán », « Tulla » ou « Tula ».

« Or – au Mexique – la capitale du royaume toltèque s'appelait de la même manière [ ... ] : « Parce qu'ils venaient de Tulla [ écrit López de Gomara ] [ les fondateurs du royaume ] s'établirent ensuite à Tollán. »

« Autrement dit, Ullman [ le Viking que l'auteur considère comme le second Quetzalcóatl qu'il qualifie de guerrier et dont il date l'arrivé au Mexique en 967 de l'ère chrétienne ] en devenant roi des Toltèques donna à sa capitale le nom de sa patrie lointaine.

« Un nom qui s'est à peine transformé en passant du norrois au náhuatl. Car « Tullán » est vraiment [ ... ] fort proche de « Thulé », un toponyme qui dans l'Antiquité et au Moyen Age s'appliquait aux terres du Nord et en particulier à l'Islande. »

« Le nom de Thulé – dit Isidore de Séville au début du VIIe siècle – vient du soleil parce qu'il y est stationnaire au solstice d'été » – c'est-à-dire parce qu'il ne s'y couche pas. L'explication ne va pas plus loin.

« Elle est cependant pour nous « d'une grande importance [ ... ] écrit Beauvois [ ... ] : Ce sont en effet les Gaëls qui ont été [ ... ] les premiers occupant de l'Islande et c'est dans leur langue qu'il faut chercher un nom du soleil analogue à Thulé.

[ Cf. Eugène Beauvois – La Tula primitive, berceau des papas du Nouveau Monde (1891) ]

« On aurait [ de la ] peine à en trouver si l'on ne savait que souvent le thêta des Grecs correspond à [ un ] « S » en gaélique [ ... ] il n'est donc pas improbable que [ Thulé ] soit une transcription de « Suli » – île du Soleil – ou [ de ] « Sulia / Sulai » – pays du Soleil.

« Du gaélique « Sul / Sol » – Soleil – « i / innis » – île – « ia / ai » – région. Valable du point de vue philologique, cette interprétation n'en est pas moins erronnée bien qu'elle nous mette sur la voie : ...

« ... en effet, nous trouvons déjà [ Thulé ] dans les récits de navigation de Pythéas dans l'extrême Nord au IVe siècle avant [ l'ère chrétienne ] – donc bien avant que les Irlandais aient occupé, voir découvert [ ... ] l'Irlande.

« Mais il n'y a pas que dans les langues gaéliques que le « S » correspond au thêta grec : il en est de même dans les idiomes germaniques, sans parler des [ idiomes ] latins. [ Thulé ] pourrait ainsi provenir du norrois « Soley » – île du Soleil.

« Ce qui serait pleinement satisfaisant du point de vue historique puisque les Hyperboréens – ancêtres des Vikings – naviguaient déjà dans l'Arctique mille ans et plus avant [ l'ère chrétienne ] et que Pythéas était entré en rapport avec eux. »

« S'il n'y avait entre « Thulé » et « Tula » [ ... ] qu'une simple ressemblance de forme, celle-ci pourrait n'être due qu'à une coïncidence fortuite. Mais il se trouve que le toponyme náhualt signifie précisément « Terre du Soleil ».

« Il vient en effet de « Tonalli » – Soleil – apocope conforme au génie de la langue et de « lan » – terre [ ou ] pays. D'où « Tollán » [ ... ] syncope [ de ] « Tonalán ». Il n'y a aucun quant à cette évolution : ...

« ... Tezozómoc dit en effet [ en 1593 ] que les Aztèques se rendant au Nord dans l'Anáhuac arrivèrent à Coatépec aux confins de Tonalán – « le lieu du Soleil ». [ Sur la colline de Coatépec vers la région de Tula écrit le Père Durán au XIXe siècle. ]

« Cette Tula encore appelée Aztlán – la « Terre des blancs » – n'est que la première station des Aztèques au Mexique comme elle l'avait été antérieurement [ pour ] Quetzalcóatl. [ Le premier que l'auteur qualifie d'ascétique. ]

« L'historien de Cholula – G. De Rojas – est très clair à ce sujet : « On rapporte que les fondateur de cette citée venaient d'un pays appelé Tullam si éloigné dans l'espace et dans le temps qu'on ne le connaît plus ; ...

« ... et qu'en chemin ils fondèrent Tullam à douze lieu de Mexico et Tullantzinco qui en est également proche. S'étant établis dans cette ville, il la nommèrent également Tullam.

« Cette version est la plus vraisemblable de toute à cause de la coutume répandue chez tous les peuples de donner aux colonies le nom de la mère patrie. [ ... ]

« De la Tula primitive, le Père Augustin de Vetancur nous dit qu'elle était située à six cents lieues au-delà du Nouveau-Mexique : ...

« Tout prouve avec évidence [ que les Toltèques ] ont donné le nom de Tollán à la première ville fondée par eux pour être venus du royaume de Tollán situé dans les régions septentrionales ».

« Et au-delà de l'océan puisque les chroniqueurs [ ... ] associent fréquemment Tula à Tlapallán. [ ... ] Ce qui n'exclut d'ailleurs pas l'existence historique d'une station intermédiaire en Amérique du Nord qui aurait pu elle aussi s'appeler Tula.

« Beauvois la situe sur le Saint-Laurent. Il s'appuie pour ce faire sur la coïncidence toponymique [ de la ] Terre des blanc d'Aztlán et du Huitramannaland colonisé au Canada d'après les sagas islandaises par les papas gaéliques, ...

« ... sur la citation [ du Père Augustin ] de Vetancur [ ... ] et sur le fait que les chroniqueurs dépeignent les Toltèques ou [ les ] gens de Tollán [ ... ] comme [ de ] grands blancs barbus.

« L'Indien Ixtlilxóchitl [ mentionne ] qu'une loi promulguée après la destruction du royaume toltèque prescrivait d'immoler à l'âge de cinq ans les enfants qui à leur naissance seraient très blancs et blonds et qu'elle resta en vigueur jusqu'à l'arrivée des Espagnols.

« [ ... ] la Tula-Tlapallán primitive n'était pas située en Amérique mais en Europe » [ et son étymologie est celle des Atlantes du Schleswig-Holstein avant leurs déplacements vers la Bavière et les Pyrénées Orientales jusqu'à l'Atlas de Fès et les Monts Bleus de Kong. ]

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Les Templier du Mexique – Le pays des ancêtres (1981)

   

    

mardi 23 janvier 2024

Un nombre d'homme

...

« ... Le [ nombre ] six, seul chiffre qui satisfasse à l'égalité « 1 + 2 + 3 = 1 x 2 x 3 » est aussi celui qui divise le cercle en six [ droites ] égales à la longueur de son propre rayon.

« Le nombre trente-six – somme des quatre premiers chiffres pairs (2 + 4 + 6 + 8) et des quatre premiers chiffres impairs (1 + 3 + 5 + 7) – [ représente ] aussi le « Grand quaternaire » [ du macrocosme ] à [ l'image ] du petit (4) ...

« ... qui chez les anciens Grecs comme chez les peuples [ ... ] de l'Europe [ du Nord ] était le nombre magique des quatre saisons de l'année et celui des [ quatre ] points cardinaux.

« Trente-six [ est ] aussi [ en relation avec ] la Tetraktys sacrée du grand serment pythagoricien et [ avec le ] nombre zodiacal par excellence (12) – le cercle du temps zodiacal [ comportant ] trente-six décans. [ 360° ]

« Enfin, la somme de tous les nombres de un à trente-six donne « 666 » – le nombre [ de la bête ] apocalyptique » [ qui est un nombre d'homme. ]

[ Rappelons que vingt-huit est également un nombre parfait pour les pythagoriciens puisque la somme de ses diviseurs est aussi égale à lui-même (1 + 2 + 4 + 7 + 14 = 28). ]

« Le problème [ du nombre de la bête ] est peut-être moins compliqué si on reste dans le domaine des nombres.

« En effet, qu'est-ce que « 666 » sinon la somme des trente-six premiers nombres ...

« ... ce qui n'empêche qu'il reste [ ... ] l'alignement de trois six [ successifs ] ...

« [ et ] si on examine leurs produits successifs : [ 6 x 6 = 36 ]

« 1 x 2 x 3 x 4 x 5 x 6 = 720 » et « 720 x 36 = 25.920 »

« On obtient [ ainsi ] le nombre qui est celui des années équinoxiales nécessaires au point vernal pour faire le tour le tour complet du ciel [ en ] 25.920 années sidérales.

« C'est peut-être pour cette raison que les anciens Grecs considéraient le six comme un nombre spécial qui commande non seulement l'aspect numérique du zodiaque (12) mais aussi l'image du temps cosmique.

[ Temps cosmique qui n'est pas réparti sur les douze maisons zodiacales (12 x 2.160) mais sur la quadrature du cycle par la Tetraktys de la décade (4 + 3 + 2 + 1). ]

« Symbole du mouvement qui régit notre monde, [ ce nombre ] est en définitive « le nombre de l'homme » [ adamantin ] qui régente son temps. » [ ... ]

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Sous le signe du Trident – Des secrets sous les manteaux (1975)

« ... Là [ dans ce nombre ] réside tout le secret des dessins des tuniques royales. »

Démonstration laborieuse d'une hypothèse dont les prémisses ne nous ont pas convaincu. Pas plus que celle des Vikings de Polynésie.

On peut néanmoins retenir la coexistence de deux groupes ethniques en Océanie au moment où l'Europe les découvre dans le Pacifique et qu'on peut qualifier d'aryen et de dravidien.

Jean Poirier évoque en 1953 des migrations « aïnoïdes » depuis l'Asie centrale pour une époque antérieure à celle des Vikings là où on les retrouve en réalité dans l'Atlantique Nord.

Carnac qui n'envisage pas une navigation des Phéniciens par les Açores fait faire aux navigateurs scandinaves un bond prodigieux dans l'espace et l'imaginaire que même les méditerranéens n'auraient pas pu accomplir.

Mais quoi qu'il en soit, la relation entre « Σ 36 = 666 » et la totalité du cycle de l'écliptique comme « mavantara » adamantin est suffisamment remarquable pour un nombre d'homme apocalyptique – cf. Ap XIII 18 :

« Il faut ici de la sagesse.
Que celui qui a de l'intelligence déchiffre le nombre de la bête
car c'est un nombre d'homme.
Son nombre est six cents soixante six. »
   

    

vendredi 19 janvier 2024

La symbolique des nombres

...

« Présente dans la symbolique des nombres chez les anciens Américains, la Chine se retrouve aussi dans leur calendrier. Cette dernière constatation vaut surtout pour les Mayas.

« Le calendrier des populations de l'Amérique centrale [ définit ] les mouvements de leur univers temporel par l'intermédiaire de deux cycles, ...

« ... l'un se rattachant à une période sacré de 260 jours [ (52 X 5) ]

« ... l'autre se rapportant à l'année solaire de 365 jours [ (72 X 5) + 5 ou (18 x 20) + 5 ]

[ Ces nombres sont ceux des semaines (52) et des multiples de six (12) et (3) qui s'inscrivent dans un système sexagésimal établit en Chine sur un dénominateur commun (60) entre les douze maisons zodiacales et les dix membres de la décade.

Le rapport entre leurs produits (72) et (18) une fois soustrait les cinq jours complémentaires inhérents à l'ordre duodécimal des lunaisons synodiques (12 x 30) s'inscrit dans la tétrade (4) que Carnac rattache au symbolisme de la croix. ]

« Une combinaison de ces deux cycles aboutit à une période plus large de 18.980 jours [ (260 x 365) / 5 ] laquelle se retrouve dans un cycle de 52 années [ 52 x 365 ] célébré par les Aztèques à l'occasion de la cérémonie religieuse du renouvellement du feu. »

[ Carnac considère implicitement les Aztèques dans le prolongement des Mayas. ]

« Les Mayas fondaient leur calendrier sur l'année solaire de dix-huit mois comprenant chacun vingt jours auxquels on ajoutait cinq jours non fastes.

« Ce calendrier dérive de calculs fondés sur les mêmes principes [ que ] ceux utilisés en Chine, dans l'île de Java et dans l'ancienne Thaïlande [ au royaume de Siam. ]

« Les symboles zoomorphes des périodes de l'année étaient placés dans le même ordre de succession chez les Mayas et chez les Chinois qui possédaient également en commun une même conception dualiste de la naissance du monde ...

« ... résultant de l’interaction entre la la lumière et les ténèbres. [ Les phases du jour et de la nuit. ] En Amérique centrale comme dans l'ancienne Chine, ces ténèbres étaient représentées par le même serpent ou dragon. »

[ Il ne fait cependant aucun doute que le Livre des deux principes (Yi) considère le Dragon comme son principe lumineux qu'on se représente ici comme celui du jour et du soleil en conjonction avec celui de l'Aigle quand il s'oppose au serpent. ]

« De plus, chez les Chinois « l'Un du haut » [ qu'il faut sans doute distinguer ici du premier des deux qui désigne alors le principe obscur de sa dyade ] créateur des mondes et dieu céleste suprême [ symbolise ] aussi l'archétype de l'ordre universel.

[ Il faut alors constater que si la création du démiurge a un Commencement dans les généalogies du temps, l'ordre universel garde ici son caractère intangible. ],

« Il [ assure ] non seulement l'intangibilité de l'édifice cosmique et de ses rythmes de développement mais aussi l'équilibre de l'histoire même des hommes. »

[ Carnac lui donne ensuite une résidence « au septième ou au cinquième Ciel » sans nous indiquer leur nombre de référence mais c'est au quatrième qu'Il demeure quand il s'inscrit dans un septénaire donc sept pour treize ou cinq pour neuf. ]

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – L'épopée des dragons – Du calendrier au nœud de l'aiguillette [ et ] Le secret des inscriptions (1975)

Cette symbolique des nombres ne peut évidement pas dater de la seconde moitié du cinquième siècle de l'ère chrétienne avec la prédication du Mahâyâna le plus ancien au pays de « Fu-Sang » :

« Une série entière d'inscriptions américaines tracées « à la chinoise » démontre l'existence de contacts que l'on peut situer approximativement entre le cinquième et le troisième siècle avant [ l'ère chrétienne. ] »

   

    

mercredi 17 janvier 2024

La géomancie du Dragon

...

« Nous ne prendrons qu'un seul exemple [ de géomancie dominée par la figure du dragon en Amérique ] : celui de la baie de San Francisco. [ Mais Carnac en évoque ensuite un second à Cuzco. ]

« Le Russian ou Telegraph Hill y forme la tête du dragon de l'Ouest. La tête et le centre du dragon qui garde la baie à l'Est sont le Tiburon et le Belvédère. L'apport des fleuves Sacramento et San Joaquim assure les eaux perpétuelles nécessaires.

« Presque sans attirer l'attention – continuant à appliquer longtemps après la découverte de l'Amérique un principe traditionnel qui leur est familier – des Chinois modernes ont répété les exploits de leurs ancêtres ...

« ... en fondant à San Francisco une des colonies chinoises les plus prospères du Nouveau Monde. N'oublions pas que la célèbre Chinatown est en effet construite sur la tête d'un dragon mythique. »

« Comme la bien fait ressortir récemment [ en 1975 ] Richard Davisson dans la revue « Landscape » le site de San Francisco est un exemple heureux de géomancie appliquée » dans « l'application de la doctrine du dragon ».

« Quant aux autres endroits du littoral des trois Amérique du Nord, Centrale et du Sud déjà cités, ils sont tous – d'une façon ou d'une autre – en rapport avec l'aventure chinoise précolombienne. »

« Sans empiéter sur les contacts hindous et [ du ] Sud-Est asiatiques avec l'Amérique précolombienne, ajoutons que la part de géomancie présente dans l'effarante géométrie de l'emplacement de la ville de Cuzco – ...

« ... nombril du monde et centre d'un dragon – se recoupe avec de vieilles influences chinoises sur une terre qui en a décidément vu de toutes les couleurs. »

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – L'épopée des dragons (1975)

Le toponyme de Saint François correspond à un site consacré à la géomancie du Dragon dans un pays situé à l'Est de l'Océan Pacifique qui correspond à la Californie dans le récit de Hwui Shin à la fin du Ve siècle de l'ère chrétienne :

« Dans les temps anciens, on ne connaissait pas au « Fu-Sang » la loi du Bouddha mais dans la dernière année de la période « Ta-Ming » de la dynastie des « Song » cinq « bhikshus » vinrent du royaume « Kiping » au « Fu-Sang ».

« Ils répandirent les lois, les livres et les images [ du ] bouddhisme [ et ] par leur enseignement, ils convertirent les gens, modifièrent leurs mœurs et leur firent comprendre leurs doctrines. »

La provenance des moines – d'Afghanistan – et l'époque de leur prédication – au Ve siècle – ne laisse aucun doute sur la nature de ces enseignements qui correspondent au Mayâhâna le plus ancien.

Rappelons que l'historiographie de cette doctrine se répartit sur cinq périodes de cinq cents ans qui correspondent au cycle du Phénix aux six milles lunaisons et d'une période résiduelle de deux cent cinquante ans (1/10).

Le Mahâyâna originel, provisoire et définitif couvre trois ou quatre de ces cinq périodes dont la première est celle de sa formation et la suivante celle que nous qualifions ici d'ancienne par rapport à son expression provisoire et définitive.

La mystique orientale de Jack Kerouac (+ 1969) se rattache très nettement selon nous à une expression tardive du Mahâyâna définitif avec en quelque sorte une dimension eschatologique.

   

    

samedi 13 janvier 2024

Le Serpent et le Dragon

...

La fable de l'Aigle et du Serpent qui illustre les armes du Mexique nécessite de revenir vers les trois animaux primordiaux du monde celte que nous avons mis en rapport avec les trois chimères orientales :

Aigle

Cerf blanc
aux cinq cors

Saumon

Dragon

Phénix ponant
aux cinq rayons

Licorne

L'antagonisme entre l'Aigle et le Serpent apparaît ici sous la forme d'une identité puisque le Dragon oriental est un Serpent à plumes qui emprunte les ailes de l'Aigle solaire comme la Licorne est un Cheval qui emprunte sa corne au Narval.

Cette identité dans la complémentarité est celle des vingt-huit mansions sidérales dans les treize demeures zodiacales avec les dix-huit mois de vingt jours du cycle aztèque qui emprunte la demeure solaire des douze maisons synodiques (12 x 30).

La Lune se donne ici un genre en conjonction avec Vénus dont le calendrier « comprend une année de (2 x 292) jours » pour « l'étoile du soir et l'étoile du matin » que Carnac juge « très différent des (360 + 5 + 1) jours de l'année solaire. »

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Le Lotus traverse l'Océan – Le premier grand voyage du monde (1975)

Vénus donne aux jours la dualité des phases – celle du jour et de la nuit – et l'unité (1) à l'année solaire un jour bissextile distribué par le cycle du Cerf blanc ou du Phénix ponant (+ 0,242) sur une période de cinq cents ans.

Ce faisant, la formule exacte dans la complémentarité des identités est : ...

« (360 + 5) = (1 + 364) »

... puisque les cinq jours complémentaires qui sont en-dehors des douze mois synodiques ou en-dehors du cycle aztèque (18 x 20) sont compris par les treize maisons zodiacales aux vingt-huit mansions (13 x 28).

De même, le jour complémentaire qui se trouve en-dehors des treize maisons zodiacales aux vingt-huit mansions (364) est compris par les douze mois synodiques de trente jours ou par le cycle aztèque (360).

L'antagonisme entre l'Aigle et le Serpent persiste dans la vision apocalyptique du corpus johannique où la Vierge auréolée par douze étoiles et nimbée par la lumière du Soleil écrase la tête du Serpent en dominant la Lune.

Alors même que le Serpent à plumes du caducée ou Lucifer comme étoile du Matin qui emprunte sa vertu matutinale à Vénus dans le calice du Graal est élevé sur la Croix en signe d'exécration avant d'être divinisé dans son ascension vers Dieu.

Cette ascension ou cette divinisation qui est celle du Dragon oriental s'accomplit avec les ailes de l'Aigle qui est la représentation titulaire du « fils du Tonnerre » que la tradition iconographique du canon attribue au corpus johannique.

   

    

vendredi 12 janvier 2024

L'Aigle et le Serpent

...

« Il faut donc considérer que bien après le peuplement initial de l'Amérique [ par le détroit de Béring ] l'histoire de l'âpre combat qui opposa l'aigle au serpent – l'esprit du bien au génie du mal – a traversé le Pacifique ...

« ... par le truchement des négociants et des navigateurs du Sud de l'Inde, de Ceylan ou du Sud-Est asiatique fortement imprégné par la civilisation de l'Inde.

« C'est de cette façon que l'inimitié qui opposait le Serpent hindou Kaliya à Vishnou – sous l'incarnation de Krishna – se retrouva dans le conflit ouvert entre le Soleil aztèque Tezcatlipoca et le serpent.

« Quand Humboldt reconnut dans le fameux « Codex Velitri » sous les apparences symboliques d'une ancienne peinture mexicaine la figure d'une divinité dont le visage portait l'amphiboena ou serpent à deux têtes, ...

« ... il reconnut non seulement le dieu soleil mais aussi la marque asiatique indienne de ce combat symbolique importé à travers le Pacifique. »

[ Combat symbolique entre l'ordre des lunaisons sidérales (13 x 28) et celui des lunaisons synodiques (12 x 30) transcendé par l'élévation du Serpent à plume de Quetzalcóatl qui s'est doté des attributs de l'Aigle. ]

« Le mythique combat entre l'aigle et le serpent connut une telle fortune au Nouveau Monde que lorsque le Mexique en 1820 accéda à une nouvelle indépendance, ce fut lui qui figura sur les armoiries d’État.

« En choisissant ce symbole dont ils croyaient sans doute qu'il était d'origine locale, les fondateurs du Mexique moderne rendaient en fait doublement justice aux Indiens – à ceux d'Asie comme à ceux d'Amérique. »

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Le Lotus traverse l'Océan – Les armoiries fournissent la preuve (1975)

« On pourrait penser [ ... ] que ce sont les Irlandais ou les Vikings précolombiens qui apportèrent et diffusèrent cette tradition en Amérique.

« Mais cela aussi est difficile à croire, d'une part à cause de l'existence de la tradition symbolique du déluge – le combat entre l'aigle et le serpent [ de souche hindoue et Sud-Est asiatique ] – qui n'a aucune liaison avec les navigations irlandaises [ et ] vikings ...

« ... et d'autre part en raison du transport des avatars hindous et des variantes babyloniennes du déluge vers l'Amérique précolombienne. »

Cf. Pierre Carnac – Op. Cit. Ibidem – Un hindou nommé Cox-Cox (1975)

On retrouve ici une théorie des quatre âges – les « yuga » – auxquels ont attribuerait les même couleurs – Blanc / Jaune / Rouge / Noir – en Inde comme chez les Mayas.

Mais c'est évidemment les quatre nombres de la décade – « Σ 4 = 10 » – qu'on attribue à leur périodicité tandis que ces couleurs se rapportent à une distribution dans l'espace – Nord / Est / Ouest / Sud.

Ces nombres ne peuvent pas non plus être identifiés aux quatre soleils qui régissent le monde des lors qu'on considère l'existence d'un cinquième soleil qui se retrouve idéalement au centre de cette représentation spatiale.

Les armoiries de 1820 comme l'acte de sécularisation du gouvernement mexicain de 1834 sont les marqueurs temporels de la cohorte franciscaine du troisième Quetzalcóatl théoriquement configurée jusqu'en 1824 par la Conformation de 1224.

Ce qui ne remet pas cause le charisme manifeste du Padre Pio dans l'ordre des Capucins qui illustre un siècle plus tard cette conformité jusqu'en 1968 – dix ans avant celle du pontificat du pape Luciani (1978) pour la tiare du ministère grégorien.

« Premier des dieux du Mexique, Tezcatlipoca dont les attributs divins sont des plus variés occupe dans la mythologie de l'Amérique précolombienne la même place qu'Odin chez les anciens Germains ou Zeus chez les Grecs [ que Juan de Torquemada identifie à Jupiter. ]

« Il représentait la providence divine, la sagesse céleste et tout en habitant dans le ciel, il exerçait la justice divine chez les Amérindiens à la manière de Brahma. [ ... ]

« ... le triple chef de la terre, du ciel et du monde souterrain était invisible et omniprésent, [ ... ] il était aussi le créateur suprême des choses vivantes et inanimées. » [ ... ]

« Lord Kingsborrough [ ... ] établit [ au XIXe siècle ] une liste de vingt-neuf noms donnés à ce dieu par ses fidèles dont vingt-deux qualifications allant [ du ] « Guide suprême de l'univers » au « Diffuseur absolu de la charité ». [ ... ]

« Tezcatlicopa [ forme une « Trimûrti » ] avec le Dieu de la pluie « Tlaloc » et le Seigneur divin de la guerre « Huitzlipochtli » [ dans un comparatisme avec la religion hindoue que Carnac étend à leurs parèdres. ]

Cf. Pierre Carnac – Op. Cit. Ibidem – Dieux et poésie (1975)

Dans la représentation du zodiaque qui nous est proposé ici la treizième région du Ciel représente « l'astre central » – c'est-à-dire le soleil – mais son chef et celui de leur conseil est le Serpent parmi les constellations que Carnac compare à l'Orobouros.

Le conseil des treize maisons zodiacales est par conséquent en relation avec les vingt-huit mansions lunaires qui régissent chaque région. Carnac rappel que l'intervalle sidéral qui sépare deux lunaisons serait de « 27 jours + 43 minutes + 11,4 secondes ».

Cette évaluation qui varie au gré des instruments de mesure augmente selon d'autres considérations qui nécessitent une vingt-huitième mansion que la valeur relative des mouvements synodiques augmente encore de deux mansions (30).

C'est les mouvements synodiques qui font de la treizième maison zodiacale – celle du Serpent – la demeure solaire de l'Aigle au milieu du Ciel. Ce qui est le cas pour toutes les anciennes civilisations dès qu'elles parviennent à ce degré d'évaluation.

Le nouvel ordre des lunaisons (12 x 30) qui transcende celui des « naxatras » (13 x 28) s'exprime ensuite dans le cycle du « Metzlapoalli » qui recense dix-huit mois de vingt jours (18 x 20) pour des raisons qui restent ici inexpliquées.

Ramener ces mois à des classes d'âge (18 x 5) et ces jours aux phases de la décade (2 x 10) est évidemment inconséquent. Il s'agit sans doute de faire coexister deux ordres de grandeurs – (364) et (360) – comme celui des semaines (52) et des mois (12).

Cf. Pierre Carnac – Op. Cit. Ibidem – Un quart d'heure d'astrologie [ pour ] Cherchez la Lune !

   

    

mercredi 10 janvier 2024

Triades salomonique et adamantine

...

Une tradition samaritaine évoque sur le modèle hermétique du Trismégiste l'existence de trois Salomon qui identifie le fils de David au Messie et au Sceau des prophètes.

Salomon

Jésus

Muḥammad

Cette identification qui est celle de la triade akbarienne dans ses tenants trouve sa source israélite dans un récit vétérotestamentaire qui transcende les limites cycliques que nous assignons aux sceaux d'un kali yuga de 2.592 ans – « (360 x 72) / 10 ».

Du point de vue de sa source, la triade salomonique est proche de la triade orientale qui s'enracine avec Vajradhara dans une évocation de l'esprit du Bouddha Shakyamuni ici semblable à celui des prophètes d'Israël.

Sa proximité avec la triade akbarienne n'est pas sans rappeler l’acronyme trilitère adamantin de Charles-André Gilis – « ADM » – à partir duquel il théorise la réalisation califale du Sceau des prophètes qui est celle du Christ.

Adam

Dâwûd

Muḥammad

Par contre, il semble évident que ces triades salomonique et adamantine n'entrent pas dans les conceptions erronées du sionisme et d'une cause palestinienne dévoyée qui tenterait de recouvrir à son tour les traditions samaritaine et galiléenne.

« À la fin de la Première Guerre mondiale, c'est toutefois la question de la Palestine alors sur le devant de la scène internationale qui occupe pleinement [ Sylvain Lévi ] comme nombre de Juifs occidentaux.

« En 1918, il se rend en mission en Égypte et en Palestine avec le Comité français d'études sionistes au sein duquel il représente les intérêts des israélites français.

« À son retour, il est chargé par le Quai d'Orsay d'une mission aux États-Unis afin de sonder le sentiment des milieux juifs américains.

« Et l'année suivante, il siège dans la commission des affaires de la Palestine réunie sous les auspices de la conférence de la Paix.

« Lors de la séance du conseil des dix, le 27 février 1919, Silvain Levi au grand dam des représentants sionistes se déclare hostile à la création d'un foyer national en Palestine que le gouvernement français et les Alliés reconnaissent pourtant.

« Porté à la présidence de l'Alliance israélite universelle en 1920, Sylvain Lévi y défend avec conviction cette position hostile au sionisme politique qu'il perçoit comme une menace pour le plein exercice de la citoyenneté des Juifs occidentaux.

« Ce défenseur d'une compréhension universelle des cultures meurt le 30 octobre 1935 lors d'une réunion du comité central de l'Alliance israélite universelle, ...

« ... non sans avoir protesté publiquement dès 1933 au nom de la France contre la persécution antisémite qui frappe alors les Juifs allemands. »

Notice de Roland Lardinois au « Génie de l'Inde » de Sylvain Lévi (2008)

Bien entendu, le refus des israélites à la création d'un « foyer national » en Palestine ne serait nier l'installation des populations juives dans la région ni leurs représentations légitimes en Judée et en Idumée comme à Jérusalem.

   

    

dimanche 7 janvier 2024

La fin du mystère

...

« Dans le domaine qui nous occupe ici, la cosmographie renaît de ses cendres. Les géographes de langue arabe ramènent en Occident les connaissances des Anciens que les croisés retrouvent de leur côté à Byzance.

« Nul dans les milieux cultivés n'ignore que la Terre est ronde. On en connaît même la circonférence à peu près exacte – 40 033 400 kilomètres au lieu de 40 007 520 – mesurée par les musulmans après Eratosthène au IXe siècle.

« On recommence à lire Ptolémée qui reprend de Marin de Tyr l'histoire du capitaine grec Alexandre qui au premier siècle de notre ère avait atteint par le Pacifique après un nombre de jours si grand qu'il n'avait pas été possible de les compter ...

« ... la ville bien connue de Cattigara. [ Sur l'embouchure du Mékong au Vietnam. ]

« On sait par Plutarque, par Théopompe, par Macrobe qu'il existe au-delà de la mer Ténébreuse une immense terre de rêve [ ... ]

« ... [ une ] île paradisiaque couverte de forêts que sillonnent des rivières navigables dont le pseudo-Aristote des « Narrations merveilleuses » attribue la découverte aux Carthaginois et Diodore de Sicile aux Phéniciens. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – L'héritage portugais – Templiers et Normands (1981)

« Sur la trace des culdees irlandais, les Vikings du Schleswig partis des possessions danoises de Grande-Bretagne découvrent le Mexique puis l'Amérique du Sud où ils s'installent aux environs de l'an 1000. » [ ... ]

« Un navire est envoyé en Amérique centrale où les membres de son équipage sont accueillis avec enthousiasme par les indigènes qui attendent depuis trois siècle le retour de Quetzalcóatl.

« Les Templiers sont déçus sans doute car ils n'y trouvent pas de métaux précieux en quantités appréciables.

« Par contre, ils sont agréablement surpris d'y rencontrer des populations qui n'ont pas totalement oublié les enseignements des « papas » irlandais. » [ ... ]

« À l'arrivée des Espagnols, il ne reste plus [ du Temple ] qu'une structure ecclésiastique encore différenciée au sein de l’Église aztèque et quelques croyances, traditions, rites et symboles ...

« ... plus ou moins confondus avec l'héritage laissé par le Quetzalcóatl irlandais et par le Quetzalcóatl viking. » [ Que l'auteur qualifie aussi d'ascétique et de guerrier. ]

[ Nous ne reprendrons pas les catégories d'un Quetzalcóatl viking ou guerrier mais uniquement celles d'un galiléen et d'un irlandais pour la triade chrétienne qui s'achève avec celui des Abruzzes. ]

« ... obtenir d'Isabelle de Castille l'autorisation d'aller « découvrir » une terre qu'il fait passer pour le royaume du Grand Khan alors que [ Colomb ] sait fort bien qu'il s'agit d'un continent où tout le monde va depuis des siècles. » [ ... ]

« Des Irlandais aux Espagnols en passant par les Vikings, les Normands, les Templiers et les Portugais – tout s'enchaîne [ ... ] sans qu'il subsiste la moindre lacune. » [ ... ]

« Notre recherche est loin d'être terminée. Mais son cadre historique est maintenant complet. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – L'héritage portugais – La fin du mystère (1981)

   

    

samedi 6 janvier 2024

Les Columbites

...

« Tout porte à croire que les culdees émmigrés d'Islande en 877 allèrent s'établir en Amérique où quoi qu'il en soit, nous les trouvons en 963 – date du naufrage d'Ari Marssón.

« Peut-être d'autres groupes les y avaient-ils précédés. En tout cas, ils connaissaient l'existence du « Nouveau Monde » à travers les récits de saint Brandan ...

« ... que bientôt – dès le IXe siècle – des moines allaient mettre par écrit et qui parlaient d'une île au climat paradisiaque situé au-delà de la mer de l'Ouest.

« Et aussi d'une manière plus diffuse par les légendes que l'on racontait à la veillée dans toute l'Irlande [ où ] il était question de l'Hy Breasail ou [ de ] l'Hy Brasil – la terre fantasmale [ sic ] qui apparaissait parfois dans la brume aux habitants de l'île d'Aran. »

« Les columbites étaient des marins autant que des religieux. Habitués à naviguer dans les eaux glacées de l'Arctique, ils unissaient en eux l'esprit d'aventure au désir de mortification et au devoir d'apostolat.

« Il est exclu que rendus en Amérique, ils aient brusquement changé de mentalité et se soient enfermés dans leurs monastères.

« Très vite, ils durent partir vers le Sud en voyages d'exploration le long des côtes attirés sans doute par l'île de saint Brandan [ le grand navigateur celte du XIe siècle ] c'est-à-dire – si les analyses de Louis Kervran (1977) sont correctes [ ... ] – ...

« ... par Cuba dont le Mexique n'était qu'à quelques heures de navigation.

« Or nous savons par les traditions indigènes que la première arrivée de Blanc en Amérique Centrale fut celle de religieux vêtu de longues robes blanches que l'on appelait « papas » ...

« ... « papi » [ pour le pluriel ] de « papar » – le nom des « paba » irlandais en norrois.

« Dans l'Anáhuac, leur chef ou leur groupe personnifié donna naissance au Quetzalcóatl ascétique et au pays maya à Itzamna – son alter ego [ qu'il oppose au « Quetzalcóatl guerrier » des Toltèques. ]

[ Mais nous réservons ici au Serpent à plume du caducée la réalisation cyclique du Sceau dans les triades de l'octogone occidental et celle du Bodhisattva pour la triade orientale. ]

« Leur influence fut extraordinaire puisqu'ils parvinrent non seulement à prêcher un christianisme dont le souvenir ne s'était toujours pas effacé cinq cents ans plus tard mais encore à transformer les mœurs des indiens.

« Pourtant, leur présence dut être brève : il ne s'agissait vraisemblablement que de moines qui voués au célibat et coupés de leur base ne furent pas remplacés.

« Si quelques familles d'oblats faisaient partie du groupe, leurs descendants ne purent que disparaître par métissage en quelques générations.

« Tout porte à croire qu'il ne restait rien des monastères culdees – plus probablement de simples ermitages – lorsqu'en l'an 967, Ullman Jarl toucha terre à Pánuco dans le golfe du Mexique. » [ ... ]

« ... Ullman [ Jarl ] débarqua de sept navires avec quelque sept cents Viking – hommes et femmes – originaires du Schleswig et gagna l'Anáhuac où il devint le cinquième roi des Toltèques – le Quetzalcóatl guerrier. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Irlandais, Vikings et Templiers – Les trois arrivées (1981)

« ... chronologie [ ... ] de l'arrivée et des déplacements des diverses vagues d'Européens qui gagnèrent le « Nouveau Monde » [ au Moyen Âge ] :

« 969 [ = ] « Départ d'Ullman [ Jarl ] et [ de ] ses compagnons [ du Mexique. ] » etc.

« ... ce n'est que tout récemment (1978) – grâce à Jürgen Spanuth – que nous avons eu enfin une étude sérieuse sur les migrations des « peuples de la mer » en 1200 avant [ l'ère chrétienne ]. »

Cf. Op. Cit. – Irlandais, Vikings et Templiers – Les Nègres du Mexique (1981)

   

    

vendredi 5 janvier 2024

La Grande Irlande

...

« Moins de cent ans [ après l'arrivée des « papa » en Acadie ] en 963, le Viking Ari Marssón fut jeté par la tempête sur une côte inconnue à l'Ouest près du bon Vinland nous raconte le « Landnámabók » : ...

« ... celle du « Huitramannaland » – la Terre des Hommes Blancs – que d'autres appellent « Irland it-Mikla » – la Grande Irlande. On ne permit pas à Ari de repartir. Il fut retenu là-bas et baptisé.

« Cela fut rapporté par Rafn – commerçant de Limerick qui avait résidé de nombreuses années à Limerick en Irlande.

« Et en outre, Thorkill Geltssón – le comte des Orcades – assurait qu'Ari avait été vu au Huitramannaland et que – bien qu'il ne pût obtenir la permission de revenir – il y était très estimé. »

« Ce récit qui est important parce qu'il nous montre qu'il y avait [ bien ] au Xe siècle des contacts entre l'Irlande et sa colonie d'Amérique [ du Nord ] ...

« ... est complété par la saga incorporée au « Flatteyjarbók » dans laquelle le propre fils d'Ari Marssón – le skalde Ari le Savant – raconte que son père recueilli par un navire islandais était rentré dans son pays où il s'était marié.

« Ce ne sont point là les seules mentions du Huitramannaland que l'on trouve dans les sagas [ islandaises ].

« Nous savons par elles qu'en 1007, Thorsfinn Karlsefni fit prisonnier au Vinland deux Indiens qui plus tard au Groenland après avoir appris le norrois lui racontèrent qu'au Nord de leur pays vivaient des hommes vêtus de blanc ...

« ... qui certains jours [ de fête ] avec de grands morceaux d'étoffe attachés à des perches sortaient en procession [ sous le dais ] en parlant très fort.

« En 1029, au cours d'un voyage de Dublin en Islande, le Viking Gudhleif Gudlangssón fut déporté vers le Sud-Ouest par une violente tempête et drossé sur une côte inconnue où il fut fait prisonnier par des hommes qui parlaient irlandais.

« Il eut la vie sauve grâce à l'intervention d'un vieillard qui arriva à cheval et lui adressa la parole en norrois. C'était Bjorn Asbrandssón – le héros de Breidavik exilé en l'an 999 après une aventure amoureuse qui avait mal fini. »

« Où se trouve la Grande Irlande dont l'existence était si connue au Moyen Âge que le géographe arabe el-Edrisi la mentionne au XIIe siècle sous le nom de « Irlandeh el-Kabirah » ?

« Les auteurs sont partagés sur ce point sans que leurs opinions s'excluent d'ailleurs mutuellement. Certains la situent au Sud du Vinland ; d'autres au Nord.

[ Le Vinland est le nom donné par le Viking islandais Leif Eriksón au territoire exploré vers l'an mil autour du golfe du Saint-Laurent. Adam de Brême le mentionne vers 1075 dans sa description des îles septentrionales. ]

« Dans un ouvrage sans prétention scientifique mais bien documenté, l'écrivain québécois Eugène Achard la place en Acadie – Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick – et en Gaspésie.

« Sans doute a-t-il raison. Le nom du Huitramannaland figure abrégé et latinisé sur une carte de 1515 due à Jón Godmindssón : « Albania » ...

« ... [ nom ] fort significatif puisque les Irlandais au Moyen Âge étaient souvent appelés « Scotii » [ Savants ] comme les Écossais. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Irlandais, Vikings et Templiers – Les trois arrivées (1981)

« ... chronologie [ ... ] de l'arrivée et des déplacements des diverses vagues d'Européens qui [ ... ] gagnèrent le « Nouveau Monde » [ au Moyen Âge ] :

« 967 [ = ] « Arrivée au Mexique d'Ullman Jarl. » etc.

« Nous n'avons [ ... ] rien à modifier à notre recension [ ... ] de l'analyse philologique du quitchoua due à Vicente Fidel López ...

« ... car ce dernier s'est limité à comparer l'idiome du Pérou au sanskrit unanimement considéré au XIXe siècle comme la langue mère de tous les idiomes européens alors qu'elle dérive au même titre que ceux-ci de l'indo-européen originel. »

Cf. Jacques de Mahieu – Les Templiers en Amérique – Irlandais, Vikings et Templiers – Des mots français dans le maya (1981)