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Pour la vingt-et-unième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« ... au regard de la Loi sacrée de l'islam, le fait de juxtaposer la forme islamique à d'autres formes traditionnelles est la définition même du « shirk » [ à travers laquelle la confession islamique nous présente son aspect le plus sectaire. ]
« Toutefois des enseignements ésotérique peuvent légitimement contenir [ en-deçà ] de telles juxtapositions qui sont considérées alors dans le monde intermédiaire par exemple lorsqu'il est fait mention d'un septénaire de formes traditionnelles.
[ Abd ar-Razzâq Yahyâ se garde de nous dire qui en fait mention mais il s'agit bien évidemment d'un enseignement de Frithjof Shuon reprit par Michel Vâlsan. ]
« René Guénon a bien précisé ce point dans « Les mystères de la lettre « Nûn » [ où cette perspective se réduit à sa plus simple expression dans un complémentarisme entre l'hindouisme et l'islam dont la symbolique est à notre avis strictement islamique.
Nous reprenons néanmoins cette restriction en empruntant celles de l'Arc-en-ciel et du carré magique de Saturne (3 x 3) quand nous qualification ces traditions de primaires ou de verticales (3) et de secondaires ou d'horizontales (3).
Le centre de ce symbole chromatique s'organise autour d'une couleur de synthèse qui correspond au nombre cinq sur les diagonales où s'expriment les extrêmes eschatologique et primordiale du prisme (2) en-deçà et au-delà des couleurs primaires et secondaires.
Ce faisant nous assumons l'aspect vertical et transcendant des trois traditions primaires et l'aspect horizontal et immanent des trois traditions secondaires là où la symbolique des nombres nous propose celle du carré magique de Jupiter (4 x 4).
Ce symbole introduit dans le Carré arithmétique des quatre qui s'organisent autour de la décade une enceinte centrale sur les deux diagonale et deux traditions supplémentaires qui complètent le nombre des colonnes (4) et des rangées (4).
Les dix axes de cette figure arithmétique et l'enceinte centrale de son carré ont la même valeur – celle de la décade – qui pour le carré magique de Jupiter est celle du nombre « 34 » et pour les huit occurrences du carré magique de Saturne celle du nombre « 15 ».
Ces nombres n'ont rien d'aléatoire puisque « 34 » est bien l'articulation des deux carrés – « 3² » et « 4² » – impliqués dans cette symbolique où « 15 » est la somme des nombres – « 10 » et « 5 » – au centre de ces figures qui complètent le triangle de la décade (55).
Le triangle de la décade est en effet constitué de cinq décades (50) exprimés par des paires qui impliquent le redoublement d'un nombre central (5) sur lesquels les cinq unités de la quintessence consubstantielle se répartissent.
Les traditions supplémentaires placent les théogonies du côté des traditions primaires avec l'islam, l'hindouisme et le taoïsme et le culte des étoiles du côté des traditions secondaire avec le judaïsme, le christianisme et le bouddhisme.
Les complémentaires restent le mazdéisme du côté de l'eschatologie et le jaïnisme du côté de la tradition primordiale où elles tracent une croix de saint André (x) qui symbolise avec la croix géométrique (+) l'ampleur du plan médian sur lesquelles elles s'expriment. ] ...
« ... dans le monde principiel l'unité est toujours réalisée en mode permanent et immuable dans l'éternel présent tandis qu'elle est impossible dans le monde inférieur qui est le domaine de la division et de la [ séparation, ] ...
« ... ce qui montre la raison pour laquelle la Loi universelle de l'islam devait nécessairement abroger les formes antérieures. »
[ Ce qu'elle n'a jamais fait puisqu'elle donnait aux gens du Livre un statut d'exception dans la synthèse où se perpétuait tout un univers régi par les opérations logiques de l'arithmétique entre le monde du Principe et de la contrainte et celui qui s'identifie ici à la division.
Mais il y a nécessairement un terme à cet univers qui est celui du cycle dont il exprime la fin et où le statut d'exception qui correspond à la dîme des dhimmis entraîne la rupture d'un pacte qui l'impose à tous. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – « L'islam et la Science sacrée » (2004)

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