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Retour vers la demeure des lettres
Pour
la demeure de la troisième sphère
parmi les dix sphères
célestes de la deuxième lettre :
« Bâ »
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Une année de 365,242 jours et un mois de 29,583... jours [ (59/2) + (1/12) ] ne peuvent donner que 6.173 lunaisons pour un cycle de « 365,242 x 500 = 182.621 » jours.
Le nombre des jours complémentaires (2.621) pour un Phœnix de six mille lunaisons synodiques de trente jours (180.000) ne nécessite aucune correction :
« 182.621 / 29,583 = 6.173,173 » > « 182.621 / 29,5833 = 6.173,1111 »
Il serait périlleux de multiplier ou de diviser des jours, des mois et des années en passant d'un calendrier à l'autre sans leur donner ces valeurs génériques où les quatre premières décimales apparaissent comme les quatre piliers de leur unité.
« Donne toujours plus que tu ne peux reprendre et oublie. »
L'émeraude aux 2.621 facettes qui apparaît comme l'attribut d'une treizième constellation sidérale enfuie dans la sphère sublunaire est celle du diadème de Notre-Dame de Paix et de Concorde célébrée sous la forme d'une Arche au Solstice d'été.
La Paix et la Concorde étant les saisons de la période estivale réparties autour du Solstice, sa chimère associe le Serpent et le Phœnix dans une symbolique qui rappelle avec l’Amphisbène celle du Serpent à plume de Quetzalcóatl et du Caducée d'Hermès.
C'est l’emblème du Christ et des sceaux de sa triade : Jésus – Colomban – François.
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« ... l'espace visionnaire entre « azal » et « abad » englobe toute la topographie de l’Être, [ ... ] la hiérarchie ontologique des mondes superposés » [ dans cet espace. ]
Shayegan situe le monde visionnaire du sixième climat dans le « Jabarût » que nous caractérisons par la contrainte qu'exerce l'unicité divine dans le monde de la monade où la négation de sa réalité apophatique caractérise le « Lâhût ».
Le « Jabarût » correspond ici à la dyade de l'ascension et du retour définie comme sa pré-éternité perpétuelle – « azal » – et sa post-éternité – « abad » – qui se situe dans le monde des intelligences au-delà de la hiérarchie des phénomènes sensibles.
La « post-éternité » ne peut s'entendre que comme l'abaissement d'une dégradation qui succède à une ascension préalable en correspondance avec la « ubudiyya » akbarienne contrairement à ce que pourrait laisser entendre la déchéance du péché originel.
Cette déchéance n'est pour nous que l'empreinte de la concupiscence de nos géniteurs dans une pré-existence en contact avec la myriade du Vivant où nous lui donnons la durée théorique des trois mois qui complètent la première année de l'existence.
Ce qui nous permet de compléter les neuf mois de la vie fœtale en y insérant les neuf semaines de la vie embryonnaire qui ne peuvent pas bénéficier de la même protection juridique du point de vue de leur engagement dans une vie sociale.
Le monde des phénomènes sensibles et celui de l'âme dans les archétypes de l'imaginal que nous identifions au « Nasût » et au « Malakût » correspondent à ce que nous disons du monde des formes (Σ 3 = 6) et des présences (Σ 4 = 10).
« ... d'une part le poète sait qu'il appartient au monde de « Malakût » [ et ] qu'il y a son séjour – d'autant plus que toutes les épiphanies qu'il contemple ne cessent de l'y inviter ; d'autre part il sait qu'il est tombé dans la cage de l'existence terrestre. »
On ne doit donc pas chercher dans les cinq ou six climats de leur poétique un accès à des réalités transcendantes qui correspondraient à la monade du « Lâhût » et à son ipséité caractérisée dans le « Hâhût » par la Troisième personne du singulier – « Huwa ».
Dans le monde de la transcendance, la décade qui caractérise le « Yâhût » apparaît comme une première émanation de l'ipséité dont elle reproduit la valeur en s'agrégeant avec la monade du « Lâhût » qu'elle contient.
Ce qui indique que du point de vue des nombres de la conjonction entre le microcosme (5) et le macrocosme (6) la décade est en quelque sorte comme la matrice arithmétique de la monade dont elle est sa première expression dans l'unité.
Que la décade précède la monade et la dyade toute réalisation initiatique dans le « Jabarût » relève de la condescendance de l'Unique représenté par Son pronom quand il devient le Premier des dix à la suite d'un second.
C'est pourquoi le Livre du « Yi » qui décrit les soixante-quatre mutations des phases du « Yin » et du « Yang » dans les huit Trigrammes porte leur nombre (2) plutôt que le celui du Tao (1) qui les rassemble sur sa Voie et selon sa Vertu.
Cf. Daryush Shayegan – L'âme poétique persane – Hâfez ou la mise en suspens du temps entre « azal » et « abad » – Les coordonnées esthétiques du monde visionnaire (2017)
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« Cette topographie [ la topographie visionnaire du poète : celle du pays de l'Ami ] constitue la configuration humaine de cette terre de « Malakut » – [ la Terre ] de l'âme – à laquelle aspire le poète ...
« ... et par rapport à laquelle le monde [ de l'existence terrestre ] n'est qu'une illusion, un piège. »
Rappelons avec André Dhôtel que les Ardennes – ce Pays où l'on arrive jamais – est littéralement – « Ard anna » – la Terre de l'âme. La Grande Âme – Anna – d'où descendent – dans les généalogies apocryphes – la Vierge et le Christ-Roi.
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« La Géométrie mystérieuse [ des Grands Architectes de l'Orient et de l'Occident ] procède de la Sagesse divine. L'homme Parfait [ « al-Insân al-Kâmil » ] en détient la Science dans sa totalité.
« L'indication subtile donnée par René Guénon à propos du fondateur de la Maçonnerie [ qu'Abd ar-Razzaq qualifie de ] moderne permet de rattacher le terme « Bannâ' » à la fonction prophétique [ en particulier celle de Joseph le Charpentier. ]
« Il [ ne ] s'agit [ pas ] ici de « l'Insân al-Kâmil » d'une façon générale mais plus précisément d'al-Habîb [ an-Najjâr ] – appellation typologique de l'Envoyé d'Allâh [ sous l'invocation du Saint-Amour ] dans les doctrines du « tasawwuf ».
« Celui-ci réunit les deux aspects « ordonnateurs » de la fonction d'Architectes [ quand il étaye la Voûte. ]
« Le second est exprimé dans la doctrine bien connue selon laquelle les prophètes manifesté tout au long du cycle humain ont tiré leurs lumières de la lumière de Muḥammad dont ils étaient tous les représentants et les lieutenants.
« En revanche, le premier [ aspect de cette fonction ] occultée pour une raison providentielle est demeurée méconnue.
« Si selon René Guénon « les mystères [ eschatologique ] du Pôle sont assurément bien gardés », c'est avant tout parce qu'ils concernent spécifiquement le cycle humain.
[ C'est Abd ar-Razzaq qui introduit la dimension eschatologique des mystères dans cette citation. ]
« Le Pôle [ primordial ] des esprits humains [ au degré le plus bas de sa triple manifestation ] est Sayyidinâ Idrîs qui [ apparaît au degré le plus haut comme l'exécuteur royal du Pôle muḥammadien ] parmi les prophètes [ où il ] représente cette modalité ...
« ... de la fonction muḥammadienne [ ... ] dissimulée [ par la providence ] dans plusieurs passages des « Futûhât » [ du Sheykh al-Akbar d'après l'exégèse d'abd ar-Razzaq. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yaḥyâ – Études sur l'Islam et la Franc-Maçonnerie – La Géométrie mystérieuse des Grands Architectes (2014)
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L'exégèse akbarienne est ici résolument hénochienne mais quand le Pôle primordial d'Hénoch s'identifie à la filiation mosaïque du Verbe solaire ce n'est évidemment pas à Esdras que le récit coranique confie sa fonction califale.
Si nous l'identifions comme telle, c'est que nous l'inscrivons d'abord dans une histoire réelle du judaïsme avec les « Fusûs al-Hikam » qui la placent au centre de leur développement là où le Noble Coran nous la présente dans une christologie parallèle.
Quand cette fonction califale est confiée à Adam, c'est sur toute la Création qu'elle s’exerce à travers le registre des noms et quand elle est confiée à David sur qui l'action d'Esras s'exerce, c'est sur la communauté d'Israël qu'elle règne.
Comme communauté idéale, c'est aux Maisons zodiacales des constellations célestes qu'elle renvoi mais pour la réalité du règne qu'elle impose à ceux qu'elle place sous sa férule, c'est à Caïn qu'elle identifie les aborigènes de Cannaan.
Si les deux témoins de l'Apocalypse n'apparaissent pas dans ces dévolutions malgré les parallèles qu'on peut tracer à partir du Christ entre Adam et le roi David, c'est qu'ils incarnent avec Idrîs le Pôle sommital sur tous les degrés de l'Insân al-Kamil.
De ce point de vue là le titre liturgique du Christ-Roi sans être faux apparaît quelque peu réducteur puisque même quand il est assujetti au Sceau des prophètes sur le degré le plus haut de cette gradation, c'est à la fonction sacerdotale d’Élie qu'il s'identifie.
Autrement dit le Christ-Roi est d'abord Prophète quand il apparaît au centre de sa Transfiguration pour le fils de l'Homme là où ses apôtres furent saisis par le sommeil et où la station nous fut refusée quand nous lui fûmes présenté si tu es de ceux qui l'entende.
Le fils de l'Homme s'identifie ici à Seth comme fils d'Adam ordonné prêtre pour la consécration d'Abel et à Khidr quand cette consécration fut étendue à tout le Vivant sous la prêtrise de Jean – celui qui décroit pour que le Christ croisse en toi avec Marie.
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C'est Marie envisagée comme le Siège
éternel de l'Essence trinitaire
qui s'identifie au Souffre de la
Quête
tandis que la Station radieuse de la Lumière bleue sur la
Chaire de tamaris
s'identifie à la Ville de l'Envoyé vers
laquelle fuyait le Bien-Aimé
quand Il s'identifiait au
Charpentier.
Le Vivificateur fuyait vers Dieu un
grand abaissement
quand le Jouvenceau lui enjoignit de revenir
vers lui-même.
Cf. Abd ar-Razzaq Yaḥyâ – le Souffre Rouge (2006)
« En effet, la Déesse Rouge [ Tripurâ-Sundarî ] est avec Kâli et Tarâ [ la Noire et la Verte ] une des trois Mahâ-Vidyâ [ ... ] du Tantrisme. »
Comme le Souffre Rouge est identifié au Phœnix ponant qui correspond au Soleil couchant du Maghreb, il faut situer ces rapprochements chromatiques par rapport à une réalisation initiatique qui coïncide avec son économie cyclique.

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