lundi 30 septembre 2024

La réintégration du Métatron

...

Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la septième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la seizième lettre :

« 'ayn »

« ... nous fumes saisi par une théophanie où des choses si énormes, si effrayantes se montrèrent à nous que nous rejetâmes le cahier de nos mains et nous enfuîmes vers le monde, ce qui nous procura un soulagement.

« Le jour suivant cette théophanie, je la désirais à nouveau et je fus alors maintenu dans cet état. Je revins au discours sur les Lettres – une par une – comme je l'avais prévu au début de ce chapitre. » [ le deuxième des « Futûât al-Makkiyya » ]

« Vingt-neuf sourates débutent par une ou plusieurs de ces lettres isolées [ qui représentent le premier degré de l’Élite dans l'univers de la Révélation coranique ] dont le nombre total est de soixante-dix-huit.

« Ceci signifie que la connaissance de ces sourates dont le nombre correspond aux jours du mois lunaire représente la perfection de la Forme, c'est-à-dire de l'Homme universel. »

C'est étrange parce que les jours du mois lunaire alterne entre vingt-neuf et trente et qu'il faudrait alors retrouver une trace de cette alternance qui correspond à la moyenne de la durée réelle de son cycle synodique.

De plus, cela contredit une règle générale qui attribue toujours une mansion au solde des décimales – que cela soit pour la vingt-huitième du cycle sidéral ou pour la trentième du cycle synodique – en la retranchant si nécessaire – ici le mois suivant.

Par contre, le nombre des lettres (14) et celui de leurs combinaisons (14) correspondent à au nombre des mansions du cycle sidéral (28) qui distribue aussi les lettres de l'alphabet (28) en lettres lunaires (14) et solaires (14) – avec ou sans « shadda ».

Précisons toutefois que ces catégories ne se recoupent pas et que les phonèmes de la « shadda » ne déterminent pas la Révélation coranique des lettres isolées.

Les lettres allant par groupes de un à cinq sont alors au nombre de trente-huit :

1

« Alif »

« Alif – Lâm – Mîm »

3

2

« Lâm »

« Alif – Lâm – Mîm – âd »

4

3

« Mîm »

« Alif – Lâm – Râ »

3

4

« âd »

« Alif – Lâm – Mîm – Râ »

4

5

«  »

« Kâf – Hâ – Yâ – 'Ayn – âd »

5

6

« Kâf »

« â – â »

2

7

« Hâ »

« â – Sîn – Mîm »

3

8

«  »

« â – Sîn »

2

9

« 'Ayn »

« Yâ – Sîn »

2

10

« â »

« âd »

1

11

« â »

« â – Mîm »

2

12

« Sîn »

« â – Mîm – 'Ayn – Sîn – Qâf »

5

13

« Qâf »

« Qâf »

1

14

« Nûn »

« Nûn »

1

   
« Quant aux soixante-dix-huit lettres, leur nombre est par référence à un « hadîth » celui des ramifications de la Foi – « 'shu'ab al-Imân ».

« La connaissance du secret de ces lettres ne constitue pas une branche secondaire du savoir initiatique ; elle réside au cœur même de la réalisation spirituelle. »

Cf. Denis Gril – La science des lettres – Les lettres isolées – Deuxième partie de la première section du deuxième chapitre des « Futûhât » (1988)

« Lorsqu'en 1517 l'humaniste [ allemand ] Jean Reuchlin sous le pontificat de Léon X publia son « de Arte cabalistica », il ne se contenta pas synthétiser ses recherches.

« Il y révéla également [ on est plus dans le registre de l'érudition mais dans celui de la révélation ] le Pentagramme [ des cinq lettres ] écrit clairement en hébreu : « YHṢWH ».

[ Reuchlin y précise les thèmes de son « de Verbo mirifico » publié dès 1494. ]

« Ce nom est constitué des mêmes lettres que le Tétragramme [ des quatre lettres ] au cœur desquels est inséré un « Shin » – la vingt-et-unième lettre de l'alphabet hébreu ...

[ « ... la traduction présente une interversion du « W » et du second « H » qui [ ... ] ne figure ni dans l'introduction [ de son traducteur ] ni dans l'index général.

« Le texte original [ en ] latin avec le Nom nouveau imprimé en hébreu donne bien quant à lui l'orthographe correcte. »

Ce qu'on nous présente ici comme une coquille est aussi l'expression d'une réintégration de la dernière lettre du Tétragramme dans son Trigramme originel : « YHW ». ]

« Reuchlin prétendit [ ... ] que « les vrais chrétiens estiment qu'ils prononcent bien plus justement le Nom Tétragramme dans le [ Pentagramme du ] Nom de « YHṢWH » – le vrai Messie.

« Mais il n'expliqua pas pourquoi ni ne précisa ce qu'il entendait par « vrais chrétiens ».

« L'existence du Nom « YHṢWH » avait déjà été suggérée au quatrième siècle par le moine érudit disciple d'Origène, Évagre le Pontique dans un texte où il traite des dix noms divin chez les Juifs [ dont celui d'El-Shaddaï identifié ici par son initiale. ]

« Nul ne sait comment Reuchlin eut vent du Pentagramme [ des cinq lettres ] car il n'étaya pas son affirmation ; ...

« ... mais [ ... ] il n'eut pas accès à la source documentaire du traducteur-commentateur d'Évagre, Jean-Baptiste Cotelier [ qui rend compte vers 1667 des œuvres du Pontique recensées à la Bibliothèque royale. ] »

« À partir de la Renaissance, ce Nom « YHṢWH » apparaît représenté dans quelques œuvres d'art, des tableaux et des livres.

« Il était donc connu. Mais son origine [ antérieure ] reste une énigme car il n'est documenté en clair ni dans la Tradition apostolique ni dans les évangiles ni à fortiori dans l'Ancien Testament [ en ] hébreu. » [ ... ]

Cf. Benoît Gandillot – La Bible, la Lettre et le Nombre – Nom de Gloire et Corps glorieux – Jésus glorifié et Nom de Gloire – Un « Nom nouveau » – L'origine du Nom (2021)

C'est l’icône du Christ Pantocrator qui exhibe d'un signe de la main la Toute-Puissance d'El-Shaddaï : « Shin » (21) avec l'index, le majeur et l'auriculaire ; « Daleth » (4) avec l'annulaire ; « Yod » (10) avec le pouce.

On retrouve Son initiale (21) sur les « téphylin » pour le « Shema Israël » avec et sans le «Vav » (6) qui ferme le Trigramme : « Σ 6 = 21 = 10 + 5 + 6 »

Le « Vav » (6) apparaît alors entre les branches du « Shin » quand le « Daleth » (4) se redresse tandis que le « Yod » (10) qui ferme le Nom divin ouvre la décade du Trigramme sur la courbe de l'annulaire quand il se prosterne.

La lettre médiane (5) du Trigramme est clairement identifiée au Pantocrator Métatron – Celui qui est sur le Trône – dans Sa médiation entre le microcosme et le macrocosme qui est celle de l'Homme universel.

On retrouve ici la complémentarité de l'étoile de David (5) et du sceau de Salomon (6) qui est celle du Messie et des luminaires pour l'Ipséité de la décade quand elle apparaît dans son unité comme la seule manifestation possible de l'illéité (1).
   

Y
Y . H
Y . H . W

   

    

samedi 28 septembre 2024

La lampe perpétuelle

...

Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la sixième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la seizième lettre :

« 'ayn »

Le nombre des lettres est soixante (60). C'est un nombre à la fois nécessaire et suffisant qui ne rend pas compte de leurs variations en fonction de leurs positions au début, au milieu ou à la fin des mots.

Le nombre des consonnes est deux fois vingt-huit (56) quand elles correspondent au nombre des mansions lunaires (28) pour les lunaisons sidérales : isolées ou reliées, hiératiques ou cursives, majuscules ou minuscules.

Le nombre de ces mansions (28) comprend les lettres lunaires (14) par opposition aux lettres solaires (14) de la grammaire qui redoublent les consonnes de la langue arabe avec une « shadda ».

À ce nombre de consonnes, on ajoute trois voyelles (3) auxquels se rapporte tout autre accentuation – circonflexe, grave ou aiguë – et au nombre des voyelles, la « sukûn » (°) qui neutralise la consonne à la fin des phonèmes (56 + 3 + 1).

Les trois « harakât » – « fatha » / « kasra » / « damma » – et le signe de quiescence (°) sont en relation avec le quaternaire universel qui organise les quatre semaines du mois sidéral et les quatre saisons de l'âge de Fer où sont établis les douze mois synodiques.

Quand le nombre des consonnes est vingt-deux (22), elles sont en rapport avec la valeur des lames qui est celle des jours (30) pour les mois synodiques et celle des années (30) pour les générations où l'énigme du Sphinx en retient trois.

Le nombre qui en résulte (660) est en rapport avec un nombre de phases (600) pour la décade des mois et un nombre de jours (60) pour le nouveau Janus – celui du calendrier julien – en relation avec celui des lettres (60).

Il faut toutefois noter que le nombre des lames n'est que de vingt-et-un en rapport avec la Somme de la triangulation du nombre six (Σ 6 = 21) où elles correspondent alors aux générations des deux témoins de l'Apocalypse (21 x 30).

Le dédoublement des consonnes en rapport avec les mansions lunaires des lunaisons sidérales (28) correspond également à un nombre de phases (56) auxquels ne serait correspondre celui des voyelles (3) et du signe de quiescence (°).

Les voyelles (3) et le signe de quiescence (°) sont par rapport aux phases des consonnes (56) ce que les jours du Janus (60) sont par rapport aux phases de la décade (600) : des signes simples par rapport à des signes doubles.

Les jours du Janus sont toujours en rapport avec la valeur du Phénix : cinquante par rapport à un nombre d'années (500) ou soixante par rapport à un nombre de lunaisons (6.000) sans que cette valeur ne varie par rapport à leurs unités synodiques.

Pour le Janus de Romulus, on ne retient que le double des vingt-deux lettres (44) en augmentant le nombre des voyelles en rapport avec les lettres finales à cinq (5) que complète le signe de quiescence (44 + 5 + 1).

Le signe de quiescence (°) correspond alors au « E » muet tandis que ses accents augmentent les voyelles au nombre des sept qui accompagnent les dix-sept consonnes de l'alphabet grec. Toutefois leur redoublent (34) n'en retient que six (34 + 6).

La première de ces voyelles qui se trouve ici sous le « hamza » du « fatha » apparaît aussi comme la première des consonnes où l'Alif « maqṣûra » et le Tâ « marbûṭa » qui délimitent leur série marquent le passage du sidéral (28) au synodique (30).

La première des lettres est alors l'Unique qui apparaît au début du Véda :

« AUM » / « AMON » I « AMEN » \ « AMÎN »

Le Véda sanskrit la présente comme une syllabe – « OM » – retranscrite par les trois lettres dont le graphisme oriental se compose des cinq signes – « Jagrat » / « Swapna » / « Sushupti » / « Turiya » / « Maya ».

« AMON » est une anthropogenèse collective – « tanwin » – dont les variations sémitiques sont en rapport avec l'incarnation du Verbe – l'Avé – et l'Intelligence prophétique – l'Amîn.

Benoît Gandillot recense trois grandes ruptures dans la tradition hébraïque du judaïsme tout en érigeant le christianisme dans sa continuité :

- la construction d'un Temple en rupture avec le nomadisme pastoral des Israélites

- la disparition de l'arche d'Alliance datée de 587 avant l'ère chrétienne

- l'absence de la Présence divine dans le Sanctuaire après la mort de Siméon le Juste

« ... il est communément admis que Siméon le Juste – dernier traditionnaire à avoir siégé à la mystérieuse Grande Assemblée – assura la charge de grand prêtre pendant quarante ans très symboliques et mourut en 195 avant [ l'ère chrétienne. ] »

« Le Siracide [ le ] présente déjà [ peu après sa mort ] comme l'un des personnages majeurs du judaïsme [ qu'il n'est pas vain de comparer à la stature de Jacques le Juste dans l'histoire paléochrétienne. ]

« La Jewish Encyclopédia cite sept miracles qui auraient marqué sa grande prêtrise [ dont celui de la lampe perpétuelle qui brûlait continuellement sans alimentation sur la Ménorah du Temple et qui s'éteignit avec lui. ]

« Pour certain commentateurs, il s'agit de la lampe centrale [ la quatrième en rapport avec la création des deux luminaires ] ...

« ... pour d'autres de la lampe occidentale [ la septième en rapport avec le Sabbat ] ...

« ... pour le rabbin Lazare Wogue (+ 1897), il s'agit de la deuxième [ lampe ] en venant du Saint des saints » [ en rapport avec la création du firmament que Gandillot met en relation avec la conversion d'André Frossard au catholicisme en 1935. ]

Cf. Benoît Gandillot – La Bible, la Lettre et le Nombre – L'alliance nouvelle et éternelle. Mystique et liturgie hébraïques – Tradition vivante – Rupture et continuité après Siméon le Juste – La rupture (2021)

L'arche d'Alliance enlevée par le roi Ménélik [ ibn al-Hakim ] se trouverait dans le Sanctuaire de l'église Sainte-Marie de Sion à Aksoum dans la province du Tigré en Éthiopie.

La reconstruction du Temple qui suppose un retour de la Présence divine manifestée à l'époque de Siméon le Juste dépend de la venue du Messie qui ne peut s'accomplir que là où il se trouvait dans la citée de David à Jérusalem.

Elle signifie la fin d'une errance semblable à son monadisme originel et le retour des justes vers la « Qibli » du Dôme sur le mont Moriah édifiée pour eux par les musulmans sur l’esplanade de la forteresse Antonia dans l'axe de la mosquée al-Aqsa.

« Ezra ha Sofer + Shimon ha addik + Rabbi Aqiba ben Yosef »

« 224 + 40 + 330 »

« 600 - 6 »

Aaron Bushnell

« Requiescat in Gloria Dei »

« 224 + 6 »
   

    

jeudi 26 septembre 2024

La progression des nombres

...

Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la cinquième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la seizième lettre :

« 'ayn »

Chodkiewicz donne trois interprétations des motivations qui ont suscité la vision inaugurale du rassemblement des prophètes à Cordoue par Muḥyi'd-Dîn en 586 / 1190 alors qu'il n'était âgé que de vingt-cinq ans – cf. pour le récit des « Futûhât » :

« J'ai contemplé tous les prophètes – depuis Adam jusqu'à Muḥammad – et Dieu m'a fait contempler aussi tous ceux qui croient en eux, ...

« ... de tel sorte qu'il n'en reste aucun que je n'ai vu parmi ceux qui ont vécu ou vivront jusqu'au Jour de la Résurrection qu'ils appartiennent à l'élite ou au commun des croyants.

« Et j'ai observé les degrés de cette assemblée et connu le rang de tous ceux qui s'y trouvaient. »

Dans un première interprétation ce rassemblement fut motivé par l'agonie du Sheykh Abû Muḥammad Makhlûf al-Qaba auquel le « Rûh al-Quds » consacre une notice et Muḥyi'd-Dîn en fut informé dans sa vision par Hûd – le prophète des Âd.

Dans une deuxième interprétation qu'Ismâ'îl Ḥaqqî (+ 1137 / 1725) adressera ensuite au Sheykh Abû'l-Hasan ash-Shâdhilî en la situant à Jérusalem, le rassemblement est motivé par une intercession auprès du prophète Muḥammad en faveur d'Hallâj.

Dans une troisième interprétation que Jandî (+ 700 / 1300) tiendrait de Qûnawî et qui sera reprise par Qâshânî (+ 730 / 1330) et par Qaysarî (+ 751 /1350), le rassemblement est motivé par l'accès de Muḥyi'd-Dîn à la fonction du Sceau des saints.

La nature de la fonction n'est pas précisée mais Chodkiewicz nous la présente comme un héritage du Sceau des prophètes et il s'en suivi une retraite de neuf mois à Séville au cours de laquelle Muḥyi'd-Dîn aurait pleinement prit conscience de sa charge.

Il est probable que la vision inaugurale fut suscitée par sa rencontre avec le Sheykh al-Qaba avant son décès alors qu'il cheminait sur les pas de Jésus et qu'elle suscita chez lui une réalisation singulière de la réalité muḥammadienne.

D'après un témoignage de Qûnawî qui devait le tenir du Skeykh al-Akbar en personne, il faudrait dater de cette année là si ce n'est son investiture au Pôle de la « walâya » comme Sceau de la sainteté générale pour le moins sa cause initiale.

Il est en effet peu probable que Muḥyi'd-Dîn soit parvenu à une position aussi éminente avant d'avoir réalisé le « maqâm » de la Proximité qu'il ne réalisa qu'après son séjour à Fès à Umm Rabî sur la route de Marrakech.

Cf. Michel Chodkiewicz – le Sceau des saints. Prophétie et sainteté dans la doctrine d'ibn Arabî – Le Sceau de la sainteté muḥammadienne (2012)

« Selon les limites propres à l'enseignement oral, le rabbi de Nazareth [ le Nazir des nazaréens ] forma d'abord les six premiers disciples puis les six suivants pour arriver à Douze qu'il envoya en mission.

« Chacun des apôtres forma six autres disciples au total de soixante-douze qui furent à leur tour envoyés en mission ; ... cf. Luc X 1 :

« Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-douze autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes [ de Samarie ] et dans tous les endroits où lui-même devait aller. »

« ... ceci nous amène dès la fin du troisième cycle « à plus de cinq cents frères » auxquels le Christ apparut après sa Résurrection, ... cf. 1 Corinthiens XV 5 et 6 + [ 7 et 8 ] :

« ... il est apparu à Céphas puis aux douze. Après cela, il est apparu à plus de cinq cents frères et sœurs à la fois ... » [ et ensuite à Jacques puis à tous les apôtres et enfin à Paul pour qui les douze ne limitent pas la catégorie apostolique. ]

« ... et enfin aux « trois mille âmes environ » dont parle les Actes des apôtres à la Pentecôte. Cf. Actes II 41 :

« ... ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille personnes. »

[ « La progression des nombres reflète un déploiement en cascade par groupes de six : ...

« ... douze, soixante-douze (12 x 6), cinq cents « à plus de » car 72 + (72 x 6) = 504 et enfin trois mille « environ » car (504 x 6) = 3.024.

« À noter également les « cent vingt frères environs » (20 x 6) en Actes I 15 » ] :

« ... le nombre des personnes réunies était d'environ cent vingt. »

Cf. Benoît Gandillot – La Bible, la Lettre et le Nombre – L'alliance nouvelle et éternelle. Mystique et liturgie hébraïques – L'ancienne Alliance et l'arche d'Alliance – L'accomplissement des Écritures (2021)

Ces nombres à part le premier (72) ne sont que des approximations par rapport à leur coefficient (6) et l'adverbe ne permet pas de prendre en compte ceux des Actes.

Mais Matthieu X nous présente en effet les douze apôtres comme les disciples de Luc I « deux par deux ».

Ce qui fait bien six paires mais pas deux groupes de six et trente-six paires (6 x 6) quand la variante indiquée par Luc n'est pas de soixante-dix.

Comme le recrutement des premiers disciples pour Matthieu IV et Marc I n'en retient que quatre, il ne peut y avoir qu'un groupe de six pour celui des douze.

Douze comme les douze tribus d'Israël et les douze constellations zodiacales où Luc VI ignore Thaddée puis ajoute Judas de Jacques entre Simon le zélote et Judas Iscarioth.

On ne peut guère expliquer cette ignorance dans un ensemble par ailleurs homogène que si Thaddée et Jude ne sont que la variante et le nom de Thomas déjà présent parmi les six.

Thaddée peut être compris ici comme la contraction de Thomas en araméen et de Didyme en grec qui caractérisent la gémellité de Jude.

Jude est la contraction de Judas qu'on fait descendre de Jacques pour le distinguer de Judas Iscarioth comme les deux Jacques dans le groupe des dix descendent de Zébédée parmi les quatre ou d'Alphée parmi les six.

Le retranchement de Judas Iscariote et son remplacement par Matthias dans Actes I 26 doit être considéré en regard de la qualification de Matthieu qu'on qualifie de collecteur d'impôt.

De même que la qualification de Simon qu'on qualifie de zélote le distingue de Simon-Pierre, Matthias et le collecteur d'impôt portent les variantes d'un nom qui est celui du premier des quatre évangélistes.

Les quatre évangélistes reforment en quelque sorte à travers les huit corpus néotestamentaires le groupe des quatre premiers apôtres recrutés par Jésus en Galilée.

Matthieu l'évangéliste peut être identifié à Matthias dans les Actes des apôtres comme Marc est identifié à Jean l'ancien par Actes XII 12.

C'est donc à un autre Jean que la tradition orthodoxe qualifie de théologien qu'il faut attribuer le quatrième évangile et la première des trois épîtres du corpus johannique.

Les quatre derniers corpus introduisent avec Paul deux autres personnages qui ne semblent pas se confondre avec leurs homonymes.

Rien n'indique en effet qu'il faille confondre l'ascendance du Judas de Jacques de Luc VI et la fraternité de Jude envers Jacques le Juste dans la dernière épître du dernier corpus mais cette proposition n'a rien d'improbable.

Elle fait de ce personnage quelqu'un de plus considérable qui mérite d'apparaître dans le Noble Coran sous le nom de « Dhû'l-Kifl » et auquel il faut attribuer le plus ancien des apocryphes – celui des Paroles cachées que Jésus a confié à son Didyme.

Cette hypothèse qu'il faudrait rétablir sur la sépulture de Yuz Asaf confondu au Cachemire avec Josaphat lui-même confondu en Syrie avec Addaï devraît par là-même redéfinir la figure de Jacques le Juste qui n’apparaît plus comme celle d'une église judéo-chrétienne.

C'est l'auteur de la dédicace de l'Apocalypse aux églises pauliniennes d'Asie mineure qui apparaît plutôt de cette église là qu'elle soit de l'apôtre, de l'évangéliste ou du théologien qui apparaissent dans le corpus johannique.

Aucune de ces possibilités que nous faisons coïncider par défaut avec la première ne s'impose à nous pas plus que le disciple bien aimé ne nous apparaît comme l'auteur d'un nouvel évangile où celui-ci nous apparaît plutôt sous les traits de Lazare.

les Quatre de Matthieu IV et de Marc I

Simon-Pierre (1)

André (2)

Jacques de Zébédée (3)

Jean l'Apôtre (4)

les Six de Matthieu X et de Marc III ou de Luc VI

Philippe (1)

Barthélémy (2)

Thomas (3) et (4)

Matthieu le collecteur (4) et (3)

Jacques d'Alphée (5)

Thaddée ou Simon (6)

les Deux de Mathieu X et de Marc III

Simon le zélote (11)

Judas Iscariote (12)

la variante de Luc VI

Judas de Jacques (11)

Judas Iscarioth (12)

la variante de Luc VI dans Actes I

...

Matthias (12)

Judas de Jacques pour Matthieu X et Marc III ou Luc VI

Thomas

Thaddée

Jude

les quatre évangélistes dans Actes I et XII

Matthieu ou Matthias

Marc ou Jean l'Ancien

Luc

Jean le Théologien

les quatre derniers corpus néotestamentaires

Paul

Jacques le Juste

Simon-Pierre ou Céphas

Jude frère de Jacques

Cf. Mt IV 18 à 22 & X 2 à 4 ; Mc I 16 à 20 & III 16 à 19 ; Lc VI 13 à 16 ; Ac I 26 & XII 12

   

    

lundi 23 septembre 2024

... wa Rûḥ min Huwa

 ...

Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la quatrième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la seizième lettre :

« 'ayn »

« Dans cette perspective ... [ la « seconde quête » des « trois époques » dans la recherche d'un « point de vue historique » :

- Celles de David Friedrich Strauss (1836) et d'Ernest Renan (1863)

- Celles d'Albert Schweitzer (1906) et de Rudolf Bultmann (1926)

- Celles à laquelle Jean-Christian Petifils emprunte son dogme et son credo :

« Un juif nommé Ieschoua [ ... ] a vécu en Palestine au Ier siècle » [ de l'ère chrétienne. ]

[ « C'est une certitude » ] [ que rien n'atteste hormis le siècle où il la situe. ]

« Prédicateur itinérant parcourant la Galilée et la Judée, il a été arrêté à l'instigation du haut sacerdoce de Jérusalem, les grands prêtres Hanne et Joseph dit Caïphe, son gendre.

« Après un bref procès, il a été condamné à mort et crucifié aux portes de la Ville sainte par ordre du gouverneur romain Ponce Pilate sous le règne de Tibère. »

« Voilà les faits avérés. »

Dans les faits, son itinéraire s'étend jusqu'en Samarie, Iturée, Phénicie et Pérée. ]

« ... différents critères d'historicité ont été mis au point [ par la « seconde quête » ] dont l'utilisation est parfois [ ... ] délicate » [ pour « la troisième quête du Jésus historique » : ]

1° « Le critère de discontinuité ou de dissemblance [ avec le judaïsme ]

2° « Le critère d'attestation multiple [ des sources littéraires ]

3° « Le critère de cohérence [ avec l'enseignement de Jésus ]

4° « Le critère d'embarras ecclésiastique [ qui soulève des objections morales ou des difficultés théologiques ]

5° «  Le critère de plausibilité historique ou d'explication suffisante

« L'utilisation de ces postulats méthodologiques a ses limites [ qui sont forcément celles de la troisième quête quand elle cherche à les transcender : ]

« Quelle est la valeur du critère d'attestation multiple si les sources ne sont pas indépendantes, si les [ trois ] évangiles [ synoptiques ] remontent à un proto-évangile [ ... ] araméen [ qui n'existe pas ] ...

« ... [ et ] si l'évangile de Luc s'est nourri pour partie de la prédication [ universelle ] de Jean [ que Petitfils fait reposer sur une tradition orale qui renverse l'ordre canonique en identifiant sa source au « disciple bien-aimé ». ]

« L'application systématique du critère de discontinuité – chère à Ernst Käzemann – conduirait par ailleurs à exclure tout trait juif du Jésus historique... [ Effet paradoxal et absurde de la théorie qui identifie le judaïsme à « sa propre tradition ». ]

« Quant au critère de la cohérence, il n'est pas simple à préciser.

« Bref, cette approche, pour intéressante qu'elle soit, présente l'inconvénient de jeter le doute sur tout ce qui n'entre pas dans un moule préétabli. »

Cf. Jean-Christian Petitfils – Jésus – Prologue (2011)

En inversant les sources de l'ordre canonique, le moule de la troisième quête rend compte de la façon dont le quatrième évangile élargit le cadre où s'accomplit le parcours d'un Christ profondément païen :

« Dès 1968, l'Anglais Archibald Macbride Hunter avait écrit un « Saint Jean – Témoin du Jésus de l'Histoire ». [ ... ] Ce pourrait être le début de la quatrième quête de Jésus. »

« ... la spiration de l'Esprit au sein de la Trinité [ est de ] nature duelle ... »

« ... Esprit du Père – Esprit du Fils ... »

[ « Le concile de Florence [ ... ] déclara [ en 1439 ] : « Le Saint-Esprit tient son essence et son être à la fois du Père et du Fils et Il procède éternellement de l'Un comme de l'Autre comme d'un seul Principe et par une spiration unique.

« L'apôtre Jean a laissé « in fine » pour les yeux attentifs une pierre d'attente du Filioque : le fleuve de Vie – symbole de l'Esprit vivifiant – « sortait » – écrit-il – « du trône de Dieu et de l'Agneau » – [ cf. Apocalypse XXII 1 :

« Puis l'ange me montra le fleuve de Vie limpide comme du cristal
qui sortait du Trône de Dieu et de l'Agneau. » ]

« ... soit du Père et du Fils qui sont Un. Le verbe français « sortir » veut introduire [ un ] verbe grec [ ... ] déjà présent en Jean XV 26 ; ...

[ « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père,
l'Esprit de Vérité qui procède du Père
rendra témoignage [ au Fils ]. » ]

« ... ce même verbe sera employé au concile de Constantinople en 381 avec le sens précis de « procéder », venir de... [ ... ]

« Les Latins parlent de la « procession » de l'Esprit Saint. » ]

Cf. Benoît Gandillot – La Bible, la Lettre et le Nombre – Structure du Texte et Lettres-Symboles – Symbolique des lettres « Y », « W » et des deux « H » du Nom « YHWH » ...

... – Attribution symbolique trinitaire du « Y », du « W » et du « H » – La spiration au sein de la Trinité (2021)

Il s'agit d'une « précession » : du retour vers la Source dont l'Esprit procède.

Remonter « vers » plutôt que descendre « de » ...

Les musulmans identifient le Paraclet au Sceau des prophètes, l'Esprit de Vérité à l'Esprit muḥammadien du témoignage d'un témoin à l'autre. Cf. 2 Roi II 9 :

«  Que vienne sur moi [ demande Élisée à Élie ] une double part de l'Esprit qui t'inspire. »

Alyasa' (S 6 V 86) partage avec Dhû'l-Kifl (S 21 V 85) la double occurrence du Noble Coran qui ne permet pas de les confondre quand ils sont ensemble (S 38 V 48).

Quant à l'espace qui est sous le Trône et d'où sort le fleuve de Vie limpide comme du cristal, la piété islamique le met en rapport avec la « Hawqala » qui décrit l'étendue et l'élévation de la Force de Dieu dont la Puissance se trouve au centre de la croix.

Non pas du crucifix mais de celle que l'alphabet phénicien attribue à Saint André : « X ».

Drach (+ 1865), Bardet (+ 1989) et Gandillot veulent réconcilier l’Église et la Synagogue en démontrant que « la nature trinitaire de Dieu n'était pas une nouveauté pour les contemporains du Christ. » Ce faisant, il n'interroge guère le sens de cet héritage.

YHW = ḤWA

15 = Σ 5

(3 X 5) X 1

1 x 1

ELOHIM

52

13 X 4

2 X 2

ABRAM

99

11 X 9

3 X 3

12 X 12 = 100 + 44

144

(3 X 3) X 16

4 X 4

ABRAHAM

175

7 X 25

5 X 5

ISAAC

180

5 X 36

6 X 6

JACOB

147

3 X 49

7 X 7

ISRAEL

64

1 X 64

8 X 8

KALIMÂTU'LLÂH WA RÛḤ MIN HUWA

5

HUWA

ESPRIT de VERITE

10 = Σ 4

Y

ABBA RÂ-AMON

1

ALLÂH

SCEAU

JABAR

2

▼ ▲

MÂLAK – KALÂM

4

H

ESPRIT SAINT

NÂS

6 = Σ 3

W

FILS

(S 4 V 171)
    

    

samedi 21 septembre 2024

Un Dieu Trois

...

Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la troisième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la seizième lettre :

« 'ayn »

« Que d'invraisemblables romans ont été écrits pour conter que Jésus n'a pas été crucifié ou n'est pas mort en croix !

« Cela commence avec le gnostique Basilide persuadé que Simon de Cyrène a pris sa place.

« Métamorphosé d'un coup de baguette magique, le porte-croix aurait revêtu les traits de Jésus tandis que celui-ci – assistant à son propre trépas au milieu de la foule – se serait amusé du bon tour qu'il venait de jouer aux grands prêtres !

« Les motifs sont théologiques : Dieu fait homme ne peut mourir sur une croix !

« Il faut donc qu'il y ait eu substitution au dernier moment ou que la divinité se soit subitement retiré de sa personne.

« Confondant Jude – l'un des frères de Jésus – avec l'apôtre Thomas, autrement dit Didyme – le Jumeau – certains gnostiques [ ? ] ont supposés que Jude Thomas – Jumeau et sosie du Christ – avait été crucifié à sa place.

« Au reste selon ces mêmes doctrines ésotériques, Jésus est-il vraiment homme ?

« N'en a-t-il que l'apparence ?

« Le Coran qui a puisé dans les apocryphes chrétiens de Syrie assure lui aussi que c'est la ressemblance de Jésus qui a été crucifiée. »

Cf. Jean-Christian Petitfils suivant Roger Arnaldez pour le « fils de Marie » comme « prophète de l'Islam » (1980) – Jésus – La mort [ et ses ] causes (2011)

Le Noble Coran se contente d'affirmer que Jésus est auprès de Dieu ; mais avec il est vrai une glose plutôt étrange pour ne pas dire suspecte qui explique que les Juifs ne l'on pas crucifié. C'est sa mort et donc sa résurrection qui font l'objet d'une controverse.

Le mémorial de Massignon à Bagdad porte une trace de son interprétation gnostique en invoquant l'intercession de Saint Siméon (P.P.N.) qui l'inscrit dans la « silsila » des compatissants de sa « badaliya » – la chaîne initiatique des substitués.

Nous identifions Jude Thomas – le Didyme de Jésus – à « Dhû'l-Kifl » qui a reçut deux parts dans sa filiation apostolique et qui apparaît deux fois dans le Noble Coran – S 21 V 85 & S 38 V 48.

La piété pour le croyant – l'impiété pour l'infidèle
et pour mon cœur Seigneur comme pour le cœur d'Aṭṭâr
un peu de Ta douleur.

« Il est intéressant de rappeler ici que dans ses échanges avec le Temple de Jérusalem, la communauté judéenne d'Éléphantine [ en Haute Égypte ] évoquait un culte à « YHW » – « Yahô » – en omettant dans le Nom [ de l'ontologie divine ] le second « H ».

« Or ces échanges épistolaire eurent lieu vers 410 avant [ l'ère chrétienne ] soit à une période généralement considérée comme contemporaine, voire antérieure à la rédaction définitive de la Genèse. »

Cf. Benoît Gandillot – La Bible, la Lettre et le Nombre – Structure du Texte et Lettres-Symboles – Symbolique des lettres « Y », « W » et des deux « H » du Nom « YHWH » – Le « Y » et les deux « H » – Les deux « H » qui donne la fécondité (2021)

Nous avions « YH » qui sauve dans le nom de Jésus comme dans celui de Josué et ici « YHW » dans la suite du Nom de l'ontologie divine : « Y » / « YH » / « YHW » ...

Soit « 10 » / « 10 + 5 » / « 10 + 5 + 6 » = « Σ 4 = 10 » / « Σ 5 = 15 » / « Σ 6 = 21 » ...

Le Tétragramme (26) brise la chaîne des triangulations que le français retranscrit « IEU » ...

Il n'y a pas de lettre pour exprimer « Σ 7 = 28 » en hébreu.

Les trois premiers engendrent tous les nombres dans le Tao Te King de Lao Tseu :

« Σ 1 = 1 » / « Σ 2 = 3 » / « Σ 3 = 6 » ... « Nasût » & « Malakût » :

Ils sont trois dans le monde des formes et quatre celui des présences.

« ... Joachim de Flore (1135-1202) [ un Italien ] sera apparemment le premier à révéler la clef d'interprétation constituée par les lettres du Nom de Dieu.

« Il explique clairement pour la première fois le sens du Nom « YHWH » qu'il écrit « IEUE ».

« Selon lui « I » symbolise le Père, « U » le Fils et les deux « E » l'Esprit Saint qui procède du Père et du Fils.

« ... Arnaud de Villanova (1240-1312) [ un alchimiste catalan ] se fait franciscain et devient l'ami influent du pape Boniface VIII.

« Il écrit un traité sur le Tétragramme « YHWH » où les attributions recoupent celle données par Joachim de Flore : ...

« ... « Y » symbolise le Père « Principe sans commencement » ; « W » le Fils ; les deux « H » l'Esprit Saint en tant que souffle émis par les deux premiers Principes. » [ ... ]

« ... Jean Reuclin [ un humaniste allemand ] publie son fameux « de Arte cabalistica » en 1517 qui tente une synthèse de tout le chemin parcouru depuis quatre siècles par les [ kabbalistes ] y révélant notamment le Nom de gloire, ...

« ... c'est-à-dire le Nom nouveau de Jésus ressuscité : « YHṢWH ».

[ On voit mal comment les spéculations sur les noms d'Osée, de Josué et de Jésus – « HWṢ' », « YHWṢ' » et « YṢW' » – ont pu lui être antérieur. ]

Cf. Benoît Gandillot – Op. Cit. – Attribution symbolique trinitaire du « Y », du « W » et du « H » – Une préoccupation plurimillénaire (2021)

Récapitulons : « 153 » est la triangulation de « 17 » et « 17 » est le nombre des consonnes grecques.

« YHW » est une suite de triangulations dont la somme est « 15 » = « 4 + 5 + 6 ».

Dans la suite de l’algorithme qui donne la durée de vie des patriarches avec les changements de noms d'Abba Râ-Amon et de Jacob-Israël Elohim a été intégré par Gandillot mais les deux impairs qui ne sont pas premiers (9) et (15) ont été rejetés.

Nous y voyons le nombre des élus (12 x 12) et l'empreinte du Sceau de Dieu (100) sur celui de l'Androgyne (44) où Ève = « Ḥ + W + A » = « 8 + 6 + 1 » = « 15 ».

Ce nombre (144) est en effet le résultat de la multiplication de « 9 x (4 x 4) » qui se trouve entre celles d'Abram (99) = « 11 x (3 x 3) » et d'Abraham (175) = « 7 x ( 5 x 5) ».

Leurs sommes « 7 + 5 + 5 » / « 9 + 4 + 4 » / « 11 + 3 + 3 » est toujours égale à « 17 » et leur algorithme ne permet que huit solutions de « 1 » à « 15 » et de (8 x 8) à (1 x 1).

Or « 15 x (1 x 1) » = « 15 » et « 15 + 1 + 1 » = « 17 » : la solution pour Ève (15) est correcte et son implication dans le nombre de l'Androgyne l'est aussi.

Adam = « A + D + M » = « 1 + 4 + 24 » = « 29 » avec un « Mèm » final et « 29 + 15 » = « 44 » mais cette possibilité reste étrange parce qu'elle place Ève au sommet de cette suite. C'est-à-dire au dessus de son Elohim (52) = « 13 x (2 x 2) ».

À notre avis cette place lui revient mais seulement à l'image des triangulations de « YHW » (15) = « 4 + 5 + 6 » qui est sa véritable éminence algébrique.

Vous qui passez par ce chemin de croix
voyez s'il est une douleur telle que la mienne.

Et jouez ma tunique aux dés.

X