dimanche 28 juillet 2024

L'amphisbène

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Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du vingt-et-unième jour qui succède à la nuit
au sixième mois de la décade :

« Il est un point extrêmement important [ ... ] c'est que le nom de Joseph et le vocable hébreux qui désigne l'aspic ou la vipère peuvent se substituer l'un à l'autre comme ayant le même nombre (156).

« Et si Joseph est identifié [ ... ] à l'aspic ou à la vipère, il s'ensuit qu'il est [ ... ] identifié [ ... ] par là même au Serpent. »

« Or [ ... ] si l'on envisage le Serpent sous l'aspect maléfique qui lui est le plus [ ... ] souvent attribué [ ... ] on ignore ou on oublie [ ... ] que le Serpent a également [ ... ] un aspect éminemment bénéfique.

« Cela tient à ce que comme [ symbole ] le Serpent peut avoir deux significations majeures diamétralement opposées [ ... ] ...

« ... même lorsqu'elles se trouvent aussi étroitement unies que dans l'Amphisbène ou « Serpent à deux têtes » dont l'une représente le Christ tandis que l'autre symbolise Satan. »

Cf. Georges Ruchet – Considérations ésotériques sur les douze fils de Jacob – Recherche ésotériques sur le nom de Joseph – Joseph et le Serpent (1992)

On est là devant une représentation du Janus dont la face ancestrale – celle de l'Ancien des jours – est identifiée à l'aspect inquiétant du Grand Pan.

L'iconographie montre que l'amphisbène est également un oiseau ; ce qui l'identifie indubitablement aux deux Quetzalcóatl amérindiens – Jésus et Colomban.

« Ainsi que l'a fort justement fait remarquer René Guénon [ dans les Symboles de la Science sacrée ] le symbolisme du Serpent est lié avant tout à l'idée même de la Vie.

« C'est ainsi qu'en arabe le Serpent est désigné par le vocable « al-Hayyah » et la Vie par le nom « al-Hayâh.

« En hébreu, le vocable « Hayah » qui est dérivé de la racine « hayi » – racine d'ailleurs commune aux deux langues – signifie à la fois « vie » et « animal ».

« De plus « al-Hayy » qui est en arabe l'un des principaux Noms divins ne doit pas se traduire par « le Vivant » comme on le fait trop souvent mais véritablement par « le Vivifiant » ...

« ... c'est-à-dire par « Celui qui donne la Vie » ou par « Celui qui est le principe de la Vie ».

Cf. Georges Ruchet – Considérations ésotériques sur les douze fils de Jacob – Recherche ésotériques sur le nom de Joseph – Le Serpent : symbole de la Vie (1992)

« Or si le Serpent d'airain élevé par Moïse dans le désert est bien comme la noté Guénon un symbole de rédemption, c'est qu'il est également [ ... ] un symbole de l'arbre de Vie ; ...

« ... ce qui [ ... ] n'est guère pour nous surprendre puisque [ ... ] Joseph s'identifia [ ... ] au pied de [ cet ] arbre » [ et par là même à la croix du Christ. ]
   

... l'âge d'Airain

l'âge de Fer

Joseph

David

Moïse

Jésus

Muḥammad

Muhyî'd-Dîn

Grégorien

Akbarien

Aḥmadien

2 x 6.000

4 x 600

C'est un nombre de lunaisons que nous accordons à l'âge d'Airain et un nombre d'années à l'âge de Fer dans une croissance des cycles du Phœnix (500 < 600) semblable à celle des jours du Janus (50 < 60) dans le calendrier julien.

Nous théorisons un retour à la norme originel du Phœnix mais pas à celle du Janus de Romulus ; ce qui nécessite une différence dans les ordres de grandeurs si on veut conserver l'analogie des nombres qui existe entre eux.

L'âge d'Airain ne se limite pas à ce que nous présentons ici puisque nous théorisons six cycles de six mille lunaisons semblables aux jours de la Création où l'âge de Fer correspondrait à celui du Sabbat.

Les sept jours de la Semaine correspondent alors à un nombre de lunaisons qui est celui des unités dans la matrice arithmétique du Kalpa – « 6 x 6.000 = 36.000 » et « 4 x 600 x 12 = 28.800 » font 64.800 unités sur 5.400 ans.

« ... il est dit que le Messie fils de Joseph [ David ] apparaîtra avant l'avènement du Messie fils de David [ Jésus ] ... »

le Cycle adamantin

Adam

Hénoch

Noé

Abraham

Joseph

David

6 x 6.000

Nous identifions les six jours de la Création au Cycle adamantin comprenant l'âge de Fer dans sa matrice arithmétique puisque l'âge d'Airain dure avec le Dvapara Yuga 5.184 ans : « 2 x 2.592 x 12 » soit plus que « 36.000 » lunaisons et moins que « 5.400 » ans (62.208).

    

    

samedi 27 juillet 2024

Les préfigurations

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Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du dixième jour qui succède à la nuit
au sixième mois de la décade :

Ce qui justifie l'identification de Joseph à l'Homme véritable dans les considérations ésotériques de Georges Ruchet, c'est qu'il occupe le onzième rang parmi ses frères dans la fratrie des douze fils de Jacob.

Cette justification s'explique par la conjonction de l'étoile de David et du sceau de Salomon que nous identifions aux figures géométriques du pentagramme et de l'hexagramme représentant l'homme individuel et et l'Homme universel.

Cette identification du Sceau de Salomon à l'Homme universel qui exprime la dimension cosmique du Monarque dans son microcosme illustre la signification que nous donnons à son nom par la conjonction du Soleil (Sol) et de la Lune (Man).

C'est donc bien David qui incarne cette expression monarchique à la suite d'Adam parmi la création comme détenteur de la lieutenance califale que leur accorde le Noble Coran en précisant que Jésus est comme Adam du point de vue de leur création.

Nous ne disons plus que Jésus est le Nouvel Adam mais qu'il est plutôt l'instance intermédiaire de son âme à partir de laquelle l'esprit muḥammadien anime le prototype adamique dans son cœur en le transcendant.

« ... ce qui précède dans le temps suit invariablement dans l'être [ et ] ce qui est dernier dans le domaine principiel apparaît en premier dans le domaine de la manifestation. »

L'Homme spirituel, transcendant ou universel suit l'Homme véritable ou primordial dans le temps de la manifestation mais le précède dans le domaine de l'ontologie où Ruchet les qualifie de terrestre et de céleste pour décrire la réalisation de leur principe métaphysique.

Ruchet identifie Joseph à Vénus et à sa beauté pour la séduction qu'il exerce sur les femmes mais aussi au Mercredi pour la position centrale qu'occupe ce jour parmi ceux de la Semaine avec une argumentation semblable à celle pour la lettre « M » chez Dante.

Il développe d'ailleurs cette théorie à propos de la lettre « Kaph » qu'on retrouve sur la onzième lame du Tarot en la présentant comme la lettre médiane de l'alphabet hébraïque ; ce qui est évidement impossible avec un nombre pair (22).

Cette fois-ci nous ignorons la lettre qu'il faudrait retrancher pour arriver à un tel résultat comme nous l'avons fait pour les vingt-cinq lettres de l'alphabet latin en identifiant le « Vav » et les « Waw » des alphabets sémitiques.

Et c'est bien sûr le Vendredi qu'il faut identifier Vénus avec Joseph tandis que le jour de Mercure est celui que le Sheykh al-Akbar identifie au fils de la Vierge – 'Isâ ibn Maryam – sur le pôle de la Lumière muḥammadienne – « an-Nûr ».

Mais nous avons vu que Yûsuf qui représente les douze à la onzième place avec la lettre « Lâm » comme Idrîs représente les sept après Adam avec la lettre « Zây » occupe en vérité deux places dont celle de la nuit du Mardi.

Si Joseph occupe bien la place de précurseur que lui accorde Ruchet, il semble que ce soit plutôt celle de David qu'il préfigure tandis qu'Uzayr – Esdras – préfigure celle du Christ et Sulaymân, celle de Yusûf.

Mercredi reste au centre de la Semaine dont le septénaire est évidemment hermétique là où Idrîs occupe à la fois le jour dominical préfiguré par Ya'qûb et la nuit du Jeudi qui préfigure celui de Moïse.

Moïse est donc bien mit en rapport avec le jour de Jupiter dont le Carré magique (4²) est configuré par les onze occurrences de sa sommes constantes (34) du fait de son enceinte centrale avec quatre colonnes, quatre lignes et deux diagonales .

La place monarchique qu'occupe Joseph parmi ses frères au onzième rang laisse en dehors de la décade qu'il récapitule celle de Benjamin – véritable détenteur du Graal et de la coupe qui le représente au Yémen.

Cf. Georges Ruchet – Considérations ésotériques sur les douze fils de Jacob – Joseph et l'Homme transcendant (1992)

« ... l'avant dernier-né de Jacob fut [ ... ] identifié à l'aspect bénéfique du Serpent ; ...

« ... or comme l'a [ ... ] montré dans [ le Bestiaire du Christ ] le grand archéologue et symboliste chrétien Louis Charbonneau-Lassay, [ ... ] le Serpent est parfois un emblème ou un symbole du Christ [ dans l'iconographie chrétienne. ]

« De plus chez les Gnostiques dits « Ophites » qui ne différaient guère en réalité des [ ... ] « Séthiens », le Serpent – « Ophis » [ en grec ] – était le symbole même du « Logos », c'est-à-dire du « Verbe » et de la « Sophia » – la Sagesse [ en grec ] ...

« ... et donc le symbole par excellence de l'Homme universel. »

Cf. Georges Ruchet – Considérations ésotériques sur les douze fils de Jacob – Joseph et et le Christ (1992)

On élargira la constellation du plérôme sidéral à l'ensemble de ses étoiles que les sceaux et les bodhisattvas ont manifesté pendant le Kali yuga pour chacune de ses cohortes.

   

    

mercredi 24 juillet 2024

La Monarchie universelle

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Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du vingt-huitième jour qui succède à la nuit
au quatrième mois de la décade :

Les arcanes majeurs

CHRISTIAN

FALCONNIER

WIRTH

ENEL

I

le Mage

le Mage

le Bateleur

le Bateleur

II

la porte du Sanctuaire occulte

le Sanctuaire

la Papesse

la Papesse

III

Isis-Uranie

la Nature

l'Impératrice

l'Impératrice

IV

la Pierre cubique

le Vainqueur

l'Empereur

l'Empereur

V

le Maître des arcanes

l'Hiérophante

le Pape

le Pape

VI

les deux Routes

l’Épreuve

l'Amoureux

l'Amoureux

VII

le Char d'Osiris

le Triomphe

le Chariot

le Chariot

VIII

la Balance et le Glaive

la Justice

la Justice

la Justice

IX

la Lampe voilée

le Sage

l'Ermite

l'Ermite

X

le Sphinx

le Sphinx

la Roue de Fortune

la Roue de Fortune

XI

le Lion muselé

la Force

la Force

la Force

XII

le Sacrifice

le Sacrifice

le Pendu

le Pendu

XIII

le Squelette faucheur

la Mort

[ « M » ]

la Mort

XIV

les deux Urnes

le Soleil

la Tempérance

la Tempérance

XV

Typhon

le Typhon

le Diable

le Diable

XVI

la Tour décapitée

la Pyramide

la Maison Dieu

la Tour foudroyée

XVII

l’Étoile des Mages

l’Étoile

les Étoiles

l'Étoile rutilante

XVIII

le Crépuscule

l'Amour

la Lune

la Lune

XIX

la Lumière resplendissante

le Réveil

le Soleil

le Soleil

XX

le Réveil des morts

la Couronne

le Jugement

le Jugement

XXI

la Couronne des Mages

l'Athée

le Monde

le Fou

[ XXII ]

le Crocodile

la Nuit

le Fou

le Monde

1870

1896

1927

1930

[ Le Mat ]

1400 – 2030

Introduites en Italie à la fin du XIVe siècle et diffusées depuis Marseille au début du siècle suivant, les lames du Tarot ont la valeur d'une cohorte semblable aux temps que l'apocalypse accorde à chacun de ses deux témoins – « 21 x 30 = 630 ».

Le Tarot de Marseille qui est celui des Bohémiens n'a pas la silhouette égyptienne que lui donne l'occultisme à la fin du XIXe siècle et Wirth au début du siècle suivant lui rend son aspect initial en s'inspirant des imagiers du moyen-âge.

Reprenant le nom des cartes et la lacune de l'arcane XIII, Wirth rebaptise le Mat et donne aux lames la lettre hébraïque que leur attribuent ses prédécesseurs. Le Fou succède ainsi au Monde malgré sa lettre – « Shin » – dans la suite des nombres.

Mais l’arcane du Fou n'a pas de nombre et sa place est celle que Christian et Falconnier donnent au Crocodile et à l'Athée après la Couronne des Mages. Enel lui rend celle de sa lettre que l'Athée de Falconnier place avant la Nuit.

Le Crocodile de Christian et la Nuit de Falconnier n'assument pas la valeur des lettres qu'ils leurs accordent et qui leur donnent leurs places originelles – celle du « Sichen » (300) et celle du « Tsade » (90).

La place originelle du Crocodile est celle qui précède la Couronne des Mages comme le « Sichen » (300) précède le « Thou » (400) et la place originelle de la Nuit (22) est celle de la Lune ou du Crépuscule (18) avec le « Tsade » (90).

Wirth donne un indice complémentaire qui suggère une continuité dans la simultanéité des lames à la fin du jeu puisque l'arcane du Jugement ne porte pas la lettre qu'assume le Réveil des morts à l'arcane XX – celle du « Resh » (200).

Cette continuité du « Shin » (300) par rapport au « Resh » (200) dans sa simultanéité avec le « Tav » (400) est aussi celle des devises pontificales « 111 » et « 113 » par rapport à celle qui la suit et qui la précède (112) dans la Prophétie des papes.

Falconnier utilise un procédé comparable en déplaçant la Nuit et le Tsade (90) à la fin du jeu (+ 4) comme le Noble Coran déplace sa dernière sourate (110) – celle du Secours – au début « Kawthar » (108) contenant les six dernières (109 < 114).

La Prophétie des papes procède de la même manière quand elle désigne avec les luminaires les deux papes (109) et (110) dont les deux noms reprennent ceux qui les précèdent avant ceux qui se suivent et se précèdent (111) et (112) puis (113).

Le Tau du Monde quand il est le « T » de l'Athée suit le « Shin » (300) du Fou qui est celui de la Couronne des Mages quand il le précède compte tenu d'un déplacement dans la valeur des lettres grecques à partir du « Tsade » (90).

On peut voir les prémices et l'efflorescence de ce déplacement vers la valeur des lettres hébraïques avec le renoncement à la Tiare de 1978 et celle du Siège pontifical de 2013 qui semble désormais sans remède.

Jean

Paul

Jean-Paul I

Benoît

François

Jean-Paul II

Pierre

107

108

109

111

112

110

113

la Maison Dieu

les Étoiles

la Lune

le Jugement

le Monde

le Soleil

le Fou

XVI

XVII

XVIII

XX

XXI

XIX

[ XXII ]

Ayin

Pe

Tsade

[ Resh ]

Tav

Qof

Shin

70

80

90

200

400

100

300

al-Kawthar

al-Kâfirûn

an-Naṣr

al-Ikhlâṣ

al-Falaq

al-Masad

an-Nâs

108

109

110

112

113

111

114

« On sait que dans les traditions hermétiques et kabbalistiques, le nombre onze est la synthèse du « microcosme » et du « macrocosme » représentés respectivement par les nombres « 5 » et « 6 » qui correspondent à l'homme individuel et à l'Homme universel ...

« ... et qui correspondent également à l'étoile du microcosme ou « pentagramme» [ l'étoile de David ] et à l'étoile du macrocosme ou « hexagramme » lequel n'est autre que le « Sceau de Salomon ».

« Et l'on pourrait donc véritablement dire [ ... ] que Joseph est la synthèse de l'homme individuel [ ... ] et de l'Homme universel [ ... ] de même qu'il est la synthèse de l'hexagramme et du pentagramme. »

Cf. Georges Ruchet – Considérations ésotériques sur les douze fils de Jacob – Joseph et l'Homme véritable – Joseph et le nombre « 11 » (1992)

C'est Joseph qui réalise la synthèse de la Monarchie universelle à travers le sacrifice de la Mort initiatique représentée par la treizième lettre.

   

    

samedi 20 juillet 2024

Les codes narratifs

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Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du treizième jour qui succède à la nuit
au troisième mois de la décade :

« Les passages de l'Ancien Testament qui racontent les combats entre Israélite et Philistins offrent encore d'autres ressemblances [ que celle de David et Goliath ] avec les épopées de la mythologie grecque.

« Le personnage de Samson par exemple semble être le pendant exact donné par la Bible au [ demi ] Dieu Hercule : tous deux sont d'un courage physique hors du commun et pour tout deux leur chute sera causée par les femmes.

« La vie de Samson et celle du [ héros ] grec sont semé de passages en symétrie parfois exprimée dans la récurrence de nombres : ...

« ... Samson tue trente hommes à son festin de noce, il lâche trois cent renards dans les champs des Philistins et pour le retenir prisonnier, il faut trois mille Judéens.

« Le nom même de Samson a pour racine « shemish » qui signifie « soleil » et en mettant le feu aux champs de blé des Philistins, Samson accomplit un geste qui prend tout son sens dans un pays où l'été est une fournaise. »

Cf. John Romer – La Bible et l'Histoire – Des Chroniques et des Rois – David, Goliath et Samson (2006) :

« ... les auteurs des livres de Samuel ont composé leurs ouvrages selon les codes narratifs de la mythologie pour mieux faire passer leur propre message ... »

Les douze travaux d'Hercule comme les douze tribus d'Israël reprennent le même symbole cyclique et zodiacal qui les organise autours de l'oasis d'Amon à travers la pérégrination solaire d'Héraclès qui est celle du patriarche Abraham – « Abba Râ'm ».

En écartant des 14.233 vers de la Divine Comédie de Dante toute référence à la tradition biblique que Colette de Callataÿ identifie au nombre « 42 », nous écartons aussi de ce décompte l'Unité « principielle » ou « primordiale » que nous identifions au « Cento ».

Le « Cento » dantesque fait référence au cent chants des trois cantiques où Colette de Callataÿ identifie la tradition biblique au Purgatoire qui sert de fléau entre les deux plateaux de la balance du Jugement où se trouvent le Paradis et l'Enfer.

La décade des « Centuries » chez Nostradamus nous indique que c'est bien le nombre « 14 » qu'il faut retenir ici pour la demeure infernale que Colette de Callataÿ identifie très justement à la tradition pythagorique mais en l'identifiant au nombre « 33 ».

La demeure paradisiaque que nous identifions à ce nombre est alors identifiée au nombre « 13 » et à la tradition hermétique que nous identifions avec le Christ à la tradition dionysiaque – Virgile servant de guide à Dante dans la demeure pythagorique.

C'est donc le nombre « 2 » qui sert ici de fléau entre les nombres « 14 » et « 33 » mais aussi la lettre « M » dont la valeur médiane est « 40 » contrairement à ce que théorise Colette de Callataÿ qui la rétrograde en douzième position en ôtant la lettre « J ».

Notons à ce propos que la lettre « J » est une variante de la lettre « G » mais pas de la lettre « I » comme l'indique Colette de Callataÿ qui les confond puisqu'il s'agit plutôt de la voyelle de la lettre grec – « Y » – qui précède le « Z ».

Le Purgatoire n'est donc pas vraiment une demeure mais un espace intermédiaire entre deux demeures où la lettre « M » se retrouve au centre d'un ensemble de vingt-cinq lettres dont les valeurs s'élèvent par ennéades entre « 1 » et « 700 ».

La lettre « M » apparaît alors comme la treizième lettre dont le nombre peut en effet servir de symbole au Purgatoire comme Colette de Callataÿ l'envisage pour la demeure paradisiaque sous les auspices de la tradition hermétique.

Le nombre « 42 » qui pourrait s'entendre comme une combinaison de ces deux symboles – le « 40 » et le « 2 » – fait alors triple emplois avec le « 13 » que Colette de Callataÿ obtient par la mesure des chants qui varient sur treize nombres de vers.

Pour la tradition néotestamentaire, le nombre « 42 » résulte d'abord des trois séries de quatorze générations qui fondent la généalogie du Christ à la suite de David et d'Abraham en passant par la déportation à Babylone – « 3 x 14 = 42 ».

Ce qui laisse entendre que c'est bien du nombre « 14 » dont il est question dans ce genre de pérégrination à chaque étape de cette généalogie matthéenne qui engage ici la filiation romaine que Dante entretien symboliquement avec Virgile.

Ensuite, le nombre « 42 » sert de coefficient à un certain nombre de jours – trente par mois – qu'il multiplie comme autant d'années pour le produit qu'elles consacrent aux deux témoins de l'Apocalypse qui s'y succèdent – « 2 x 630 = 1.260 ».

Ce n'est donc pas la tradition biblique qui irrigue la Divine Comédie de Dante au milieu du Gué comme le laisse entendre Colette de Callataÿ mais la tradition pythagorique qui irrigue la tradition néotestamentaire dès les premières pages du Nouveau Testament.

Par traditions pythagorique et dionysiaque telles que nous les évoquons pour les demeures de l'Enfer et du Paradis sous les nombres « 14 » et « 33 », nous entendons des variables de la tradition hermétique – celle d'Hénoch ou d'Idrîs.

Car c'est sous ces noms qu’apparaissent à chaque étape les mesures du temps qui président aux triades du Trismégiste. Ces triades engagent à travers leurs cohortes les réalisations prophétiques et initiatiques des perfections du corps, de l'âme et de l'esprit.

La tunique du Lion recouvre la figure de l'Ange.
   

    

jeudi 18 juillet 2024

Présence de Dante

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Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du quatrième jour qui succède à la nuit
au troisième mois de la décade :

« ... sur la presqu'île de Lochias qui s'avance en pointe vers la mer et ferme le port à l'Ouest, le temple d'Isis, puis toute la série des palais royaux rivalisant d'éclat et de splendeur. » [ ... ]

« Sur une colline proche du rivage s'élève le théâtre consacré par les Ptolémées à leur ancêtre Dionysos, dieu qui par dessus tous les autres règne sur l'âme grecque. » [ ... ]

« Plus loin le temple de Poséidon. Et dominant tous ces palais, ces temples, ces édifices à usage profane, au cœur de la cité s'élève le sanctuaire de Pan, dieu des pâtres, démon lascif de la forêt, symbole de la nature éternelle et de la [ paix ] féconde. » [ ... ]

« Le [ Paneum ] s'élève au sommet d'une colline artificielle à laquelle on accède par un chemin en lacet. [ Elle ] doit son nom à une grotte consacrée au culte de Pan. » [ ... ]

« Les navires dans le port, les jardins, les palais, le temple de Pan couronnant le tout s'enveloppaient d'une gloire rayonnante. » [ ... ]

Cf. Oscar de Wertheimer traduit de l'allemand par Adrien F. Vochelle en 1966 – Cléopâtre. Reine des rois – La capitale de Cléopâtre

« [ Le pharaon ] vivait à Alexandrie dans l'abondance et la débauche, mais le bon temps des grands ancêtres était loin.

« Ptolémée XIII s'était surnommé lui-même Philopator – l'ami de son père – Philométor – l'ami de sa mère – et aussi « Nouveau Dionysos ». Mais le peuple l'appelait simplement Aulète – le joueur de flûte.

« Il y avait plus de raillerie que de respect dans ce surnom quoique le dieu Pan parcourût les campagnes en jouant du syrinx et qu'Apollon non plus ne la dédaignât pas.

« Mais on rougissait d'un roi qui prenait part à des concours et se prostituait dans les fêtes, sa flûte aux lèvres parmi les joueuses professionnelles qui n'étaient en fin de compte que des filles publiques, des hétaïres.

« Il se consolait de son impuissance à tenir le sceptre en tirant de son instrument des sons plaintifs ou – comme [ le ] fera plus tard Néron – en écrivant de mauvais vers et composant de médiocres chansons.

« Et cependant Aulète s'il était dépourvu des fortes qualités qui font le souverain était sage, réfléchi et avisé. »

Cf. Oscar de Wertheimer – Op. Cit. Ibidem – Rome et le roi joueur de flûte (1966)

L'aède en sait plus que les rois sages.

Oracle de Zeus

Colette de Callataÿ recense dans la Divine Comédie de Dante trois cantiques et cent chants répartis de façon inégale « 34 + (2 x 33) » mais qu'elle égalise en isolant le premier qu'elle qualifie de prologue – « 1 + (3 x 33).

Rappelons que « 333 » est le nombre des paragraphes de la « Queste du Saint Graal ».

Cet ensemble totalise 14.233 vers répartis dans des chants de treize longueurs différentes réparties entre « 115 » et « 160 » vers par chant.

Ce nombre est décomposé en trois – « 1 » \ « 42 » \ « 33 » – par un procédé qui rappelle celui des 124.000 prophètes de l'Islam dont il ne faut retenir que celui des « 24 » prophètes coraniques en attribuant le premier à l'Unité « principielle » ou « primordiale ».

Les nombres suivants sont attribués aux traditions biblique et pythagorique, réservant à la tradition hermétique le nombre « 13 » dont elle fait la figure du cantique paradisiaque ; celles de l'enfer et du purgatoire inversent l'ordre des nombres « 33 » et « 42 ».

En décomposant les treize nombres des différentes longueurs, on élève à la quatrième puissance les dix milles vers de la Myriade répartis par centaines où il est question des tercets de onze pieds qui ne divisent que les soldes de ce compte entre « 15 » et « 60 ».

Ces décomptes ne peuvent que rappeler la centaine des « 99 » Noms divins qui ne serait être évoquée ici puisque Dante place Muḥammad et Ali en enfer parmi les schismatiques et celles des Centuries de Nostradamus qui s'imposent ici.

Les dix centuries ne devraient totaliser que mille quatrains soit quatre mille vers dont les décasyllabes totaliseraient quarante mille pieds si les quatrains qui manquent à ce décompte ne se retrouvaient surnuméraires dans des almanachs par groupe de treize.

Les treize sont attribués aux mois et aux années qui accompagnent la rédaction des Centuries pour arriver à un total de « 1.111 » quatrains soit « 4.444 » vers et « 44.440 » pieds dont la Prophétie des papes ne retient qu'une durée de 444 ans et 1/4.

Cette durée que la prophétie place devant un miroir sur l'axe médian du pontificat de Sixte Quint ne s'étend en réalité que de décembre 1587 à mars 2032 et à rebours de décembre 1587 à septembre 1143 jusqu'au pontificat de Célestin II.

La moitié de l'année qui en résulte à partir des quarts entre dans la demi-heure apocalyptique qui reprend les décomptes de la quarantaine vétérotestamentaire du règne de David sur Israël où les coefficients (360 / 48) correspondent à la parousie.

Dans le chapitre qu'elle consacre à la Gematrie biblique et au nombre « 42 », Colette de Callataÿ établit une table des isopséphies sur les vingt-quatre lettres de l'alphabet latin en identifiant le « I » au « J » et le « V » au « W ».

Or ce qui est vrai dans un cas ne l'est pas nécessairement dans l'autre : en ajoutant le « J » à la suite du « I », le « M » (40) reste la lettre Médiane en treizième position et la lettre « Z » (700) retrouve sa valeur initiale (7) reprise par la lettre « G ».

Gamma (3) est initialement la troisième et par ailleurs « 14.233 » peut être décomposé par « 2 » entre « 14 » et « 33 » dont le premier (14) reste le tiers de « 42 » et la seconde (33) l'étoile de Zohra : « 1 + 30 + 2 » pour « Alba ».

Ce qui n'est plus lisible si on enlève le « J » et mène ici vers une occultation du « 14 » par le « 13 » dans le mythe du démembrement d'Osiris occultant une métaphysique des nombres celle de la décade – par une cosmologie des constellations sidérales.

Mais l'essentiel de ce déchiffrement ouvre une continuité entre la Comédie de Dante et la Prophétie des papes que les Centuries du mage sont les premières à nous signaler dès son voyage en Italie sur le fronton d'une villa qui garde le souvenir de son passage.

Et où selon l'adage qui s'y trouve inscrit ce trouve l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis.

   

    

mardi 16 juillet 2024

Le nombre de la conjonction

...

Retour vers la demeure des haltes

Pour la demeure du vingt-neuvième jour qui succède à la nuit
au deuxième mois de la décade :

Que ce soit pour le cercle des pierres bleues à Sthonehenge où pour le décompte des cohortes du kali yuga de Tarquin l'Ancien au Qutb al-Maktum, une quarantaine s’insère à la fin des temps après un solde de 192 ans et en-deçà du cercle de Sarsen.

Si les trente monolithes du cercle de Sarsen forment une représentation efficiente des mansions du mois synodique, le cercle des pierres bleues représente une arithmétique en rapport avec la décade dans sa réalité sidérale.

Dans l'hagiographie du Sceau des prophètes, la quarantaine représente son accès à la prophétie et pour la parousie du Christ, l'accès du Messie au maqâm muḥammadien d'une sainteté parfaite, absolue et universelle.

Les trois perfections adamique, christique et muḥammadienne du corps, de l'âme et de l'esprit ont été données dans cet ordre pour ne s'accomplir ensuite qu'à partir du sommet dans cet ordre parfait autour de sa conjonction cardiaque.

La symbolique du jeu de carte est une représentation exemplaire de cette correspondance entre le nombre de la conjonction et sa réalité sidérale :
   

( I )

13

13

13

13

Carreau

Trèfle

Cœur

Pique

4 x 4

3 x 3

2 x 2

2 x 5

16

9

4

10

cinquante-deux semaines de sept jours = 364 jours

39

   
L'unité sommitale n'est pas représentée mais apparaît comme la quintessence de la décade dans la symbolique des deux Jokers qui est celle des jours bissextiles ou des dioscures pour une année de 365 jours dans un cycle de cinq cents ans (+ 0,242).

Les quatre séries de treize cartes représentent les treize semaines des quatre saisons de l'année qui constituent un ensemble de cinquante-deux semaines sur 364 jours où elles sont comme les quatre saisons des treize mois sidéraux.

La treizième semaine des saisons est sabbatique comme le septième jour des semaines et se retrouve pour le treizième mois avec les quatre qui entourent le Solstice d'hiver parmi les quatre-vingt (52 + 28) du palindrome de la lettre « MîM » (40 + 40).

Les figures de ces quatre séries de treize cartes apparaissent comme les représentations graphiques d'une équations en rapport avec la décade où celle du Pique représente sa quintessence (1) comme essence des deux cinq qui les représentent.

« Ensuite les âmes se stabilisent sur la lettre « M » combinée avec le dessin d'un aigle, emblème de la Monarchie universelle. »

Cf. Colette de Callataÿ - van der Mersch – Le déchiffrement de Dante (I) – L'unité-trine – L'architecture propre à chaque cantique – La sphère du Paradis (1994)

La lettre « M » est la treizième dont la valeur est « 40 » symbolisée par la carte du roi.

« ... Ougarit était un grand centre administratif et possédait un vaste scriptorium admirablement organisé où l'on préparait l'argile et où l'on fabriquait des tablettes ; ...

« ... les centaines de textes qui en sont sortis prouvent que la ville abritait une communauté multilingue, que la pratique du commerce y avait favorisé l'ouverture des esprits.

« À Ougarit les comptables utilisaient un alphabet cunéiforme de vingt-six signes, invention qui allait permettre à l'écriture de se simplifier, de sortir enfin des temples et des mystères sacrés des pictogrammes pour donner la graphie cursive démotique ...

« ... adaptable aux besoins langagiers de chaque nation et dont l'usage allait se répandre et être à l'origine non seulement de la langue hébraïque de la Bible mais des différents alphabets du monde occidental contemporain. »

Cf. John Romer – La Bible et l'Histoire – Des Chroniques et des Rois – Le pays de Canaan (2006)

Nous théorisons ici vingt-deux consonnes, trois voyelles et une muette en doublant les hiératiques des pictogrammes idéographiques et les cursives démotiques ; ce qui n'en fait que quarante-huit contre cinquante avec les deux voyelles intermédiaires.

Notons cependant que l'une d'entre-elle – la muette – est accentuée de deux façons dite grave ou aiguë ; ce qui correspond dès lors qu'on ne double pas des voyelles comprises comme de simples signes diacritiques aux cinquante jours du premier Janus.

Ce premier Janus que nous attribuons à Romulus pour la tradition romaine est en correspondance avec les cinq cents années d'un Phénix dont les six mille lunaisons restent en accord avec les soixante jours du second Janus pour le calendrier Julien.

Le Phénix ponant des traditions orientales qui correspond avec le Cerf blanc aux cinq cors des traditions septentrionales est à présent en correspondance avec un Janus dont le nombre des jours est celui des lettres en rapport avec les mansions sidérales.

Le nombre de ces mansions lunaires (28) une fois doublé sur le même principe (56) correspond à un nombre de consonnes qui accompagnées de leurs trois voyelles correspondent avec leur muette aux soixante jours du nouveau Janus.

Ce nouveau Janus (50 < 60) ne modifie pas la nature du Phénix aux six mille lunaisons mais son rapport avec le nombre des cors du Cerf blanc (5) qui est un nombre de siècles et avec le Maître des abeilles un nombre de millénaires.

1865