jeudi 12 février 2026

Les luminaires

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Pour la quatrième demeure du Kawthar d'al-aqq :

L'œuvre de Charles-André Gilis s'organise en quatre périodes distinctes :

- celle où il édite aux Editions Traditionnelles à Paris dont il assume la direction

- celle où privé des Editions Traditionnelles il édite chez des tiers :

    - Al-Bustane à Paris

    - Al-Bouraq à Beyrouth

    - La Maison des Livres à Alger

- celle où il crée ses propres Maisons d'éditions :

    - Sagesse et Tradition à Bamako

    - Le Turban Noir à Paris

- celle où apparait un caractère amazigh comme représentation de la Tradition universelle

Sa direction des Editions Traditionnelles s'était déjà caractérisée par l'abandon d'une vignette qui représentait Notre-Dame de Paris insérée dans un cercle représentant à l'origine la lettre "C" de la bibliothèque Chacornac.

Cette bibliothèque était alors l'organe de la Librairie Générale des Sciences Occultes.

Mais cet abandon s'explique sans doute par le fait que les Editions Traditionnelles étaient devenue sous la direction de Michel Vâlsan la propriété des éditeurs Villain et Belhomme.

Le Cheikh Mustafâ aurait par ailleurs envisagé d'abandonner les Etudes Traditionnelles en faveur d'une revue consacrée à la Sagesse islamique dont on peut supposer qu'elle fut à l'origine des éditions Sagesse et Tradition qui lui sont consacrées.

Nos quatre périodes éditoriales s'organisent ensuite à partir de deux signatures :

- celles qui sont sous le nom de Charles-André Gilis

- celles qui sont sous le nom d'Abd ar-Razzâq Yaḥyâ

- celles qui mentionnent les deux comme c'est le cas pour la Maison des Livres à Alger

Cette double signature apparait comme une période de transition entre les deux précédentes.

Mais par la suite Abd ar-Razzâq reprendra celle de Gilis pour un ouvrage où il aura sans doute voulu rappeler sa genèse éditoriale – cf. La Maison du Prophète de 2015.

Nous ne mentionnons pas les Maisons d'éditions mais nous respectons toujours les signatures pour les ouvrages que nous évoquons : l'auteur s'y est progressivement estompé dernière la fonction.

Dans la cinquième mise au point de l'ouvrage qu'il consacre à l'héritage doctrinal de Michel Vâlsan, Abd ar-Razzâq s'inquiète d'une confusion entre les prophètes de l'islam et les avatara de Vishnu.

Le fait est que les 124.000 prophètes de l'islam font référence aux vingt-quatre prophètes coraniques et que le Mahabharata recense le même nombre d'avatara.

Ce nombre est d'ailleurs déjà celui des vingt quatre sages jaïns dont le dernier est Mahâvîra et il fait vraisemblablement référence aux vingt-quatre heures du jour.

L'organisation du Manvantara n'en retient cependant qu'une dizaine (4 + 3 + 2 + 1) et les Sagesses du Sheykh al-Akbar en recense vingt-sept (1 + 24 + 2) qui mettent Adam en exergue – Manu n'étant pas à proprement parlé un avatar de Vishnu.

Ceux qui ferment ce recensement sont Khalid – qui eût été prophète si sont peuple ne l'avait pas rejeté – et Muḥammad qui comme Sceau des prophètes transcende en effet sa catégorie.

Dans la perspective eschatologique du Manvantara, la descente de l'avatar primordial – Sri Matsya – ne peut en aucun cas se confondre avec l'ascension du Sceau des prophète sous l'étendard de la Louange.

C'est entre ces deux mouvements complémentaires qui coïncident du point de vue de leur conjonction que se manifeste la Parousie du Christ de la seconde Venue dont la réalité ne peut faire l'objet désormais que d'un dévoilement.

« Le second élément [ du Triangle de l'Androgyne dont le premier est sa figure géométrique ] relève de la Science des lettres : ...

« ... aux trois angles du grand triangle droit correspondent les lettres [ ... ] qui composent le nom d'Adam  l'Alif étant placé au sommet ; ... [ « A.D.M » ]

« ... et aux trois angles du petit triangle son inscrites les trois lettres [ ... ] qui composent le nom d'Eve  l'Alif étant placé à l'angle inférieur, ... [ « H.W.A » ]

« ... le point le plus haut se reflétant dans le point le plus bas en vertu de l'analogie inverse. »

« Le lien apparent entre ces deux éléments réside dans l'idée de complémentarité que l'on retrouve à la fois dans le couple [ primordial ], dans la relation [ symbolique entre ] la montagne et la caverne et dans celle qui unit le triangle inversé au triangle droit.

« Ce lien est confirmé par la science des nombres : le nombre du nom d'Adam est « 45 » – triangle [ du nombre ] « 9 », ...

« ... et le nombre du nom d'Eve est « 15 »  triangle [ du nombre ] « 5 » ; ...

« ... la somme de ces deux nombres [ 45 + 15 ] est égale à « 60 ».

« Le complémentarisme repose ici sur une similitude : le nombre d'Adam correspond aux trois quarts du nombre « 60 » alors que le nombre d'Eve correspond à un quart ; ...

« ... de même, le petit triangle qui représente la caverne correspond au quart de la surface totale de la figure qui représente la montagne. »

[ Mais le rapport entre ce qui suit est proche de la moitié compte tenu d'une unité manquante. ]

Cf. Abd ar-Razzâq Yaḥyâ – L'héritage doctrinal de Michel Vâlsan – Le continuateur investi par Cheikh Abd al-Wâid (2009) + Un symbole idéographique de l'Homme Universel (1961)

Quand la valeur du « M » final est  « 24 »  « 40 » étant sa valeur médiane – le nombre de l'Androgyne primordial est « 44 » – la valeur médiane étant celle de la sphère sublunaire tandis que sa valeur finale est celle de la sphère solaire.

Ces sphères sont aussi représentées par les triangles du Sceau de Salomon  « Sol » & « Man » – communément confondus avec le pentagramme du Pentacle de David.

Quand le palindrome du « M » final assume sa valeur solaire (24) il devient semblable au palindrome de la lettre « N » (50) dont la figure astronomique est celle du Soleil et qu'on retrouve dans sa nomenclature à la fin du Petit luminaire (Man).

Ce nombre (24) n'est sans doute pas sans rapport avec celui des prophètes de l'islam, des avatara de Vishnu et des sages de la tradition primordiale.)

Quand les palindromes doublent la valeur des lettres, la figure médiane de l'octogone (80) et celle du carré (10²) qui représente communément la Terre comme damier dans la nomenclature du Grand luminaire (Sol) supposent leur complémentaire.

C'est celui de la lettre « W » (12) dont le graphisme est un « M » inversé ou la symétrie des barres transversales de la lettre « N » qu'on retrouve par ailleurs dans sa version cyrillique pour la configuration géométrique de la lettre « V » (6).

Il s'agit alors d'une représentation de la sphère céleste où le Soleil se déplace à travers les douze maisons zodiacales : comme pour le cinquième verset de la première sourate du Noble Coran, la lettre « Wâw » (6) réunit les complémentaires.

C'est le cas pour la monosyllabe trilitère « A.W.M » et pour l'Androgyne quand il réalise l'Identité suprême qui est celle d'Allâh (66) comme conjonction entre Adam & Eve (45 + 6 + 15) tandis qu'avec sa valeur solaire (44) elle réalise celle de la lettre « Nûn  » (50).

Si le rapport entre Adam (29) et Eve (15) est ici proche de la moitié compte tenu de leur unité manquante qui est celle d'un Tiers, celui qui sépare leur Totalité (44) de son Identité suprême (66) est très exactement celui des deux tiers par rapport à leur Tiers manquant.

Vers la fin de l'Ipséité divine  « Huwa » – réalisée par l'Identité suprême, la lettre « Wâw » est une représentation du macrocosme qui correspond aux triangles des luminaires pour le Sceau de Salomon tandis que sa lettre initiale reste celle des prototypes de son microcosme.

Ce microcosme qui est celui de l'Homme Parfait  « al-Insân al-Kamil » – opère ici une médiation entre la Terre et le Ciel représentés par le palindrome de la lettre « Nûn » (10²) et par celui de la lettre « Wâw » (12) en assumant celui de la lettre « Mîm » (80).

Cette médiation est donc bien celle de sa valeur lunaire (40) qui sépare entre 1992 et 2032 la fin du Kali yuga et l'avènement d'un jour « trissextile » qui clôt une ère de 5.500 ans (11 x 500) étendue autour du neuvième avatar – Sri Budha.

Son palindrome (80) qui correspond à l'octave (8) de sa décade (10) est aussi celui des jours sabbatiques (52 + 28) qui organisent la succession des semaines (52) et des saisons (28) avec les quatre qui entourent l'Arbre de lumière au Solstice d'hiver.