lundi 8 juin 2026

L'initiation mariale

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Pour la soixante-et-unième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Rappelons qu'abd al-Hâdî – Gustav Agelii – s'est référé [ au ] sujet [ de l'assimilation de la Lumière primordiale à l'initiation innée par la Science maternelle ] non pas comme on le fait habituellement [ pour les esseulés ] à [ celle ] d'al-Khidr mais bien à la Vierge Marie ; ...

« ... il utilise en effet l'expression « initiation marienne » parce que « c'est celle que reçut la Sainte Vierge – la mère de Jésus fils de Marie ».

« Cette référence peut être justifiée de manière plus précise par les considérations suivantes :

« La [ Lumière primordiale et séparatrice de la « Fitra » qui arrache l'âme à sa préexistence ] apparaît non seulement au point de départ du cycle individuel humain ...

« ... mais aussi à son terme » [ là où le rayon vert d'al-Khidr caractérise le retour à l'obscurité indistincte de son origine. ]

« Cette idée [ celle d'une perfection attribuée à Maryam et à Asiya – l'épouse de Pharaon – qu'on accorde aussi à Khadija et à Fatima – l'épouse et la fille du Prophète ] est également illustré par ibn Arabî au moyen d'une comparaison ...

« ... entre deux types de jeûne surérogatoire : celui dit « de Maryam » et celui « de Dâwûd ».

« Ce dernier consiste à jeûner un jour [ et d'interrompre son jeûne pour ne jeûner qu'un jour à la fois ; ce qui peut s'identifier à l'alternance des phases nocturne et diurne de ce jour bien que ce jeûne soit ici qualifié de surérogatoire et ne convient qu'aux seize premiers. ]

« Le jeûne de Miryam consiste en revanche à jeûner deux jours consécutifs [ ce qui convient parfaitement à la définition que nous donnons à celui d'Ashura quand il ne dure que deux jours en trois phases bien qu'il y ait ici une idée de répétition qu'il n'a pas.

Ces trois phases réparties autours de la nuit qui sépare le dixième et le onzième jour du Janus après les neuf jours qui caractérisent la théophanie de l'Imân ont par conséquent la même norme que les fêtes dionysiaques du pythagorisme célébrées un an sur deux.

Cette théophanie recueille ici toutes les grâces de l'épiphanie pour tous ceux qui identifie la Vierge à l'Amour et l'Amour au Christ. ]

Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – Le Séparateur des cieux et de la Terre (1990)

L'analogie entre « Dâwûd » et « Wadûd » apparait ici comme celle de « Marie » et « Aimer » ou encore comme celle de « Roma » et « Amor » qui avant de revenir à Maryam revient à Asiya pour sa participation à l'impérium gréco-romain en Egypte.

« C'est parce que [ le « Yâ » caché dans le « Mîm » de Marie peut être considéré comme un symbole du Mystère et du Sacrifice suprême en correspondant à la réalisation de la descente initiatique de l'Homme Universel ...

« ... que le ] « Yâ » apparaît [ ici ] comme un équivalent [ de l'ipséité ] du Nom « Huwa » qui désigne le Soi Suprême [ en lui donnant la valeur de ses lettres : le « Hâ » (5) et le « Wâw » (6) puisque l'Alif (1) du « Yâ » (10) est aussi celui de la monade d'Allâh. ]

« L'expression « Huwa ! » peut prendre un sens d'invocation et d'interpellation : « Ô Lui ! » ou un sens d'identification : « » : « Huwa ».

« Michel Valsan faisait observer une certaine équivalence sonore entre cette expression et la vocalisation « Jéhovah » du Tétragramme « Y.H.V.H » qui est le Nom ineffable du Judaïsme.

[ En vérité cette équivalence n'est certaine qu'avec le Trigramme « Y.H.W » ]

« La formule islamique est d'autant plus significative que son nombre total (22) est aussi celui des lettres de l'alphabet hébraïque. »

[ Le nombre du Trigramme (21) tendrait plutôt à démontrer que l'Alif de la monade d'Allâh n'est pas celui du « Yâ » et que cet argument n'est guère recevable : « Huwa Llahu 'ahad ! » ]

Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – L'escabeau divin (1990)