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Pour la soixante-cinquième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« Dans le chapitre de l'Insân al-Kâmil qui traite des conditions de l'Heure – « as-Sâ'a » – [ Abd al-Karîm al-Jîlî ] évoque la fonction du Christ de la seconde venue en le [ qualifiant de ] « Rûh Allâh al-Mâlik » – ce qui signifie littéralement : l'Esprit [ royal ] d'Allâh le Roi.
« Comme dans un autre passage du même ouvrage il appelle [ ... ] al-Khidr : « Rûh Allâh » sans ajouter aucune qualification, il apparaît que l'attribut « al-Mâlik » se rapporte à la fonction du Sceau de la Sainteté universelle qui tuera l'Antéchrist à la fin des temps ; ...
« ... c'est pourquoi il le décrit comme ayant dans sa main la lance de la Victoire – « al-Fath ».
« Dans l'expression « Rûh Allâh al-Mâlik », « al-Mâlik » qualifie « ar-Rûh » et [ pas ] le Nom de Majesté – « Allâh » – comme c'est le cas au [ quatrième ] verset de la « Fâtiha » où [ le Maître de l'univers ] est [ qualifié de ] Roi [ au ] Jour du Jugement : « Mâliki yawm ad-Dîn ».
Ce qui laisse supposer que le Seigneur des hommes – « Mâliki an-Nâs » – est à la fois leur Maitre – « Rabbi an-Nâs » – et leur Dieu – « Ilâhi an-Nâs » puisque celui qu'Abd ar-Razzâq qualifie de Très Haut est le Maître de l'univers – « Rabbi al-'Alamin » – cf. S 114 V 1 à 3.
Mais pour Abd ar-Razzâq, le Cheikh al-Akbar rattacherait « initiatiquement » cette fonction royale au Prophète de l'islâm en qui réside « le secret de la Royauté suprême » qui l'identifie à celui de l'Heure – « as-Sâ'a ».
Il suffit néanmoins de ce reporter à la fonction du Sceau de la Sainteté universelle et au contexte eschatologique dans lequel il l'exerce pour comprendre qu'il y a là un déplacement où celle du « Roi du Jugement dernier » est attribuée au Christ.
Cette attribution qui est celle qu'on retrouve « aux porches des cathédrales » lui apparaît alors dans une note pour le moins malheureuse comme un « voile » que « la Doctrine universelle » aurait posé sur « la réalité véritable ».
Ce qui serait confondre nos cathédrales avec la Synagogue de Satan qu'on retrouve sur la couverture de l'ouvrage qu'il consacre à la Papauté (2007) où elle apparaît avec un bandeau sur les yeux et une lance brisée.
L'heure désigne ici dans le mythe de la Rose-Croix une période de soixante ans qui s'étend de 1964 à 2024 sur l'époque qui précède directement comme autant de minutes la Parousie du Christ qui ne doit durer que huit ans – jusqu'en 2032.
Pour distinguer « la venue de l'Heure » de « l'œuvre de restauration » que Jésus doit accomplir avec le Mahdî à la fin des temps, Abd ar-Razzâq se lance ici dans une exégèse plutôt remarquable à partir de trois versets coraniques – cf. S 75 V 7 à 9 :
« Sous l'éclair du Regard divin la Lune sera éclipsée et s'unira avec le Soleil. »
Outre le fait qu'elle illustre clairement une transcription entre deux calendriers énoncée par le vingt-cinquième verset de la sourate de la Caverne (18), elle s'inscrit avec une certaine pertinence dans une Prophétie des papes qu'il n'a pas convoqué:
L'éclipse de la Lune et le travail du Soleil forment en effet les devises pontificales (109) et (110) qui correspondent au pontificat des deux papes Jean-Paul dont les pontificat s'étendent entre 1978 et 2005 dans les limites imposées par l'Heure.
En identifiant l'action conjointe du Christ de la seconde venue et du Mahdî à l'Olivier béni, Abd ar-Razzâq convoque ensuite le pontificat suivant (111) et celui du pape émérite (113) qui s'étend avec la Gloire de l'Olivier jusqu'en 2022.
Il y voit alors une manifestation de l'Heure non sans rappeler l'identification de cette conjonction à celle de deux éléments complémentaires – « Lâ Mahdî illâ 'Isâ » : « Il n'y aura pas d'autre Mahdî que Jésus » dans la demeure paradisiaque de sa Parousie.
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – L'esprit universel de l'Islâm – L'heure et l'Esprit royal d'Allâh (2013)
