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Pour la cinquante-sixième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« La qualification emblématique « as-Siddîq » – le Confirmateur – n'est pas celle qui convient au « maqâm al-Qurbâ » qui est une Station initiatique intermédiaire entre la « siddîqiyya » et la « nubuwwa » – la Prophétie ; ...
« ... selon ibn Arabî : « Il convient de dire : il n'y a personne entre Muhammad et Abû Bakr pour ce qui concerne la Proximité.
[ « Selon un hadith reproduit par Suyûtî dans le « Jâmi' as-Saghîr », le Prophète [ aurait ] dit : « Abû Bakr fait partie de moi et je fais partie de lui. » ]
« En revanche, il ne convient pas de dire qu'il n'y a pas de maqâm entre la « siddîqiyya » et la « nubuwwa » car le « Siddîq » est uniquement celui qui ajoute foi aux paroles d'un autre : si celui qu'il suit affirme, il affirme aussi ; s'il nie, il nie avec lui [ de la même façon ] ...
« La parole prophétique établissant l'excellence d'Abû Bakr relève d'un autre « maqâm » [ le « maqâm al-Qurbâ » ] indépendant de celui qui caractérise la « siddîqiyya » [ où Claude Addas identifie à la confirmation à l'imitation. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Tawhîd et Ikhlâs. Aspects ésotériques – Le Tawhîd dans la sourate al-Ikhlâs – « wa Lam Yakun La-Hû Kufu'an 'Ahad » (2006)
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Ce qui est dit d'Abû Bakr à propos du Prophète peut être dit de l'Imâm al-Ja'far à propos de l'Imam Muhammad al-Bâkir – le cinquième si l'on compte l'imâm Ḥasan al-Mujtabâ – le second – que les alides, les gnostiques – « al-ahl al-Ḥaqq » – et les ismaélites occultent.
Jacques le Juste identifié au frère de Jésus à qui le canon néotestamentaire attribue une épitre que la Bible de Jérusalem qualifie de catholique porte la même dénomination à laquelle on peut supposer le même sens à propos du Christ.
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« Ibn Arabî ajoute [ au chapitre initial du chapitre 161 des « Futûhât » où il apparaît comme « le Visage du Vrai » – « al-Ḥaqq » ] qu'il s'agit dune station ignorée [ dont il ignorait le nom ] bien qu'il l'ait pleinement réalisé et qu'il sût ce qu'Allâh réserve à ceux qui y parviennent.
« Il indique qu'il y pénétra durant le mois de Muharram 597 alors qu'il voyageait au Maghreb [ « où se trouve Bougie » ] immédiatement après cette mystérieuse année 596 où le Cheikh al-Akbar disparaît complètement sans laisser aucune trace. »
Abd ar-Razzâq fait ici référence à un paragraphe de Claude Addas :
« A compter du mois de Ramadan 595, nous perdons la trace d'ibn Arabî ; nous ne la retrouvons qu'au début de 597 / 1200 au Maghreb.
« Que fait-il durant cette période ? Poursuivit il ses voyages ?
« Si tel avait été le cas, il aurait fatalement rencontré des soufis à un moment ou à un autre.
« Or [ ... ] nous ne trouvons nulle part dans son œuvre la moindre allusion à une rencontre ou même à un événement quelconque en 596.
« Qui plus est, la date de 596 n'est jamais mentionné [ ... ] dans aucun de ses écrits. [ Mais le « Kitab Ḥilyat al-Abdâl » à été ajouté au « Kitab Mawâqi' al-Nujûm » à Bougie en 597. ]
« Tout ce passe comme si durant un an, le Shaykh al-Akbar s'était totalement retiré du monde.
« Devant une telle absence d'information, on peut tout au plus supposer qu'ibn 'Arabî vécu cette année là très retiré, se consacrant peut-être à ses écrits, aux retraites et aux préparatifs du grand départ » [ vers l'Orient. ]
Cf. Claude Addas – Ibn 'Arabî ou la quête du Souffre Rouge – Les adieux (1989)
L'accès au « maqâm » de la Proximité a pu se réaliser en 597 puisqu'il conditionne l'investiture du Sceau particulier de la Sainteté générale dont il est détenait déjà la fonction en arrivant à Tunis.
