mardi 10 mars 2026

« 865 »

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Pour la dix-septième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« La science ésotérique des nombres illustre l'extraordinaire richesse doctrinale exprimée par les différents aspects d'as-Samad et montre leur unité profonde.

« Le nombre de ce nom divin est « 165 » : « alif + lâm + sâd + mîm + dâl » = « 1 + 30 + 90 + 40 + 4 » = « 165 ».

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« La forme extérieure de « 165 » est remarquable : « 6 » est le nombre emblématique de l'Homme universel. Il occupe la position centrale intermédiaire entre le « 1 » initial qui symbolise le Principe et le « 5 » final qui représente l'univers manifesté : ...

« ... telle est bien la situation du nom « as-Samad » à l'intérieur de la sourate « al-Ikhlâs ».

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« 165 » est le nombre [ du Tawhid ] : « 31 + 36 + 32 + 66 » = « 165 » = « lâ + ilâha + illa + Allâh ».

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« 165 » est la Somme des premiers nombres triangles depuis « 1 » jusqu'à « 9 » selon la formule « 1 + 3 + 6 + 10 + 15 + 21 + 28 + 36 + 45 » = « 165 ».

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« 165 » est le produit de « 11 x 15 » qui symbolise l'union des complémentaires : « 11 » est le nombre de « Huwa » envisagé ici comme le pronom de la troisième personne du singulier au masculin ; ...  [ « hâ + wâw » = « 5 + 6 » = « 11 » ]

« ... et « 15 » le nombre de « Hiya » [ comme ] pronom de la troisième personne du singulier au féminin. [ « hâ + yâ » = « 5 + 10 » = « 15 » ]

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« 165 » est le nombre de la Somme des lettres [ isolées ] qui composent le monogramme initiale de la sourate « Maryam » : « Kâf + Hâ + Yâ + 'Ayn + Sâd » = « 20 + 5 + 10 + 70 + 60 » = « 165 ».

Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Tawhîd et Ikhlâs. Aspects ésotériques – Le Tawhîd dans la sourate al-Ikhlâs – « 165 » (2006)

Le nombre des demeures terrestres (367 + 52 + 13 + 28 = 460), célestes (81 + 180 = 261) et spirituelles (108 + 36 = 144) est « 865 » (460 + 261 + 144).

Nous appelons « terrestres » tout ce qui relève de la Sphère sublunaire comprenant les jours, les semaines, les mois et les mansions sidérales ; « célestes » tout ce qui concerne les lettres arabes qui agissent dans ces mansions.

Nous appelons « spirituelles » tout ce qui concerne les sourates coraniques (114) et les monogrammes (30) de leurs lettres isolées.

Nous traduisons « as-Samad » par la Substance que nous qualifions de « consubstantielle » pour la qualifier de « Substance de toutes les substances » au niveau d'immanence où nous la situons comme centre de son unité.

Nous ne retenons pas l'interprétation pour le moins curieuse d'abd ar-Razzâq puisque la valeur d'as-Samad – « S.M.D » – est « 104 » (60 + 40 + 4) d'après l'abjad occidental qui sert de référence à notre exégèse.

On pourra toujours rapprocher ce nombre de « 14 » et de « 114 » avec la même réciprocité que celle qui est inscrite sur la Table d'émeraude : « Ce qui est en bas (4) est comme ce qui est en haut (10) ».

La Substance consubstantielle d'as-Samad n'est toutefois pas au niveau des éléments qui constituent la décade dans le monde des présences mais bien au niveau de sa quintessence qui se répartit au centre de son triangle (55) comme le sommet de son unité (1).

On peut donc lire ces nombres : « 10 » et « 4 » ou « 1 » et « 14 » pour « » puis « 10 » et « 4 » dans une représentation qui convoque la « Fâtiha » coranique (1) et la Centurie d'or au-delà des myriades dans sa représentation pyramidale.

Du point de vue de la Substance qui est décrite dans la sourate de l'Ikhlâs par une triple négation – « lam yalid wa lam yûlad wa lam yakun »  la Sainte Trinité n'est pas une triple hypostase mais une double précession du Verbe et de son Esprit.

On peut toutefois identifier le Verbe à la monarchie du Père de la théologie orthodoxe dont procède l'Esprit sans passer par la précession du Fils qui en procède de la même manière tout en continuant d'identifier leurs personnes à des représentations solaires.

Dans ces représentations solaires Abraham n'est que la figure prophétique d'Abba Râ-Amon, Moïse celle d'Abba Râ-Mosis et Jésus celle d'Isâ Râ-El où Jacob ne serait que la préfiguration d'Israël dans les généalogies bibliques d'Abraham.

Pour le Sheykh al-Akbar au chapitre 272 des « Futûhât »« al-ayy » (18) s'identifie à « Huwa » qui ouvre la sourate de l'Ikhlâs en qualifiant l'unicité divine – « Huwa Allâh ahad »  mais qui est aussi le pronom de la troisième personne du singulier.

Dans cette qualification théologale le Vivant qui ne meurt pas s'identifie à l'Esprit personnifié par le Christ tandis que le Fils de nos représentations solaires s'identifie pour nous à « al-aqq » (108) quand sa figure prophétique personnifie la Loi mosaïque.

Pour ibn Arabî en effet cette sourate (112) serait appelée « al-Ikhlâs » parce qu'elle épure « al-aqq » du monde contingent en le qualifiant par son unité et de la transcendance que l'intellect lui attribue dans sa qualification.

Nous n'allons pas plus loin dans cette analogie puisque la deuxième personne du singulier de la sourate de Jonas (10)  « Anta » – personnifie pour nous la position polaire de la troisième parmi celles qui s'identifient dans ces représentations solaires à la première – « Ana ».

On peut néanmoins reproduire à partir des nombres « 18 » et « 108 » quelque chose de semblable aux nombres « 14 » et « 104 » en reprenant pour les nombres « 10 » et « 8 » les matrices arithmétiques des carrés magiques attribués à Jupiter (10) et à Saturne (8).

Ce sont les Sommes constantes (34) et (15) qui sont prises en considération dans ces carrés magiques (4 x 4) et (3 x 3) où la onzième occurrence du carré magique de Jupiter apparaît sur les diagonales dans son enceinte centrale (1).

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Nous reproduisons ici les trois points diacritiques qui apparaissent à cinq reprises dans les développements d'abd ar-Razzâq pour le chapitre « 165 » et une fois à la fin de son « Commentaire » d'un texte d'ibn Arabî au chapitre 345 des « Futûhât » :

« Toute personne a dans le [ Noble ] Coran une sourate qui lui est propre.

La mienne [ 112 ]  est une révélation qui me fut donnée dans le Livre d'Allâh
par la Plérôme Suprême que précédait Michel et Gabriel.

[ Ce qui laisse entendre qu'il pourrait s'identifier à Raphaël dans son esseulement
et qu'il identifie les deux dernières sourates à ces deux archanges. ]

Elle se penchait vers moi avec tendresse.

Dans ses flancs, il y avait guidance et égarement.

Si tu la regardes, tu vois dans ses versets des merveilles :
feu, lumière, transcendance et similitude.

Elle est vierge.

Les regards de ses paupières sont d'un œil large et noir qui n'avantage aucun être :
c'est dans le kohl qui l'entoure que réside son penchant pour moi.
 »

Nous avons indiqué depuis longtemps déjà que la sourate « at-Tawba » (9) était venue vers nous avec le même épanchement. Les allusions subtiles de ce Repentir ne sont pas sans rapport avec la Prophétie des papes.