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Pour la soixante-sixième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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Dans l'étude qu'il consacre à l'Esprit royal d'Allâh, Abd ar-razzaq mentionne le symbolisme du Figuier qu'il fait correspondre à la manifestation de l'Heure en l'opposant à l'Olivier qui symbolise ici à l'action conjointe du Christ de la seconde venue et du Mahdî.
Il mentionne également le livre du « Jafr » qu'il attribue avec Qâchânî au Mahdî et que nous identifions a l'écrit du fleuve Lo et au plan du fleuve Jaune qui correspondent au carré magique de Saturne dans le livre du « Yi » (2) qui est celui de la conjonction.
Le plan du fleuve Jaune introduit parmi les matériaux du fleuve Lo une décade qui entoure l'élément central (5) avec lequel il établit une enceinte centrale dont le nombre (15) est celui de la Somme constante qui organise le carré magique de Saturne : (8 x 15).
L'établissement de cette enceinte centrale correspond à celle qui apparait dans le carré magique de Jupiter où elle exprime le nombre (34) de la Somme constante qui organise sa matrice arithmétique sur une dizaine d'occurrences périphériques : (10 x 34).
Mais cette correspondance est encore plus flagrante avec le Carré de quatre qui apparait comme le blason du château de Sarras à Salveterra dans les Corbières quand on permute les nombres de son enceinte centrale : (2 x 4) + (2 x 1).
Cette permutation organise alors une onzième décade sur les deux diagonales du carré qui complètent la matrice du Graal où les nombres (4 x 4) ne laissaient apparaître que les huit décades qui caractérisent ses lignes (4) et ses colonnes (4).
Ces données quelque peu abstraites correspondent ici au Figuier et à l'Olivier en fonction des fruits qui possèdent ou pas un noyau qui caractérise la réalisation ascendante de la Prophétie comme catégorie de sa fonction sacerdotale.
La fonction complémentaire qui est celle de l'initiation royale n'en a pas et ne peut correspondre qu'avec les huit traditions du fleuve Lo :
- celles où prédominent un élément transcendant que nous avons qualifiés de primaires dans une symbolique chromatique : l'Islam, le Santana Dharma et le Taoïsme.
- celles où prédominent un élément contingent que nous qualifiés de secondaires dans cette symbolique chromatique : le Judaïsme, le Bouddhisme et le Christianisme
- celles où prédominent un début et une fin comme eschatologie d'une tradition primordiale qui les transcende dans les deux directions du plan où elles représentent les infra-rouges et les ultra-violets du prisme qui les symbolise : le Jaïnisme et Mazdéisme
Le plan du fleuve Jaune laisse apparaître deux traditions complémentaires qui sont prises en charge par la réalisation prophétique ascendante mais n'apparaissent qu'en deçà de l'initiation royale : les théogonies et les cultes astraux dont les expressions sont multiples.
L'enceinte centrale a ici sa propre représentation qui exprime le véritable Amour d'al-Wadûd – celle que le Sheikh al-Akbar décrit comme sa propre religion parce qu'elle seule lui permet de réaliser toutes les formes qui la suive ou qui la précède.
La symbolique de l'Amour s'exprime sur trois degré différents où Il occupe en tant que tel le grade médian en deçà de celle de la Lumière d'an-Nûr qui organise qui ses formes supérieures mais au-dessus des formes inférieures qui s'identifient à la Vie d'al-Ḥayy (18).
C'est du Vivant qui ne meurt pas dont on parle quand on dit que l'Amour ne connait pas la Loi d'al-Ḥaqq (108) qui ne s'exprime que dans Sa Lumière quand Il se révèle à Lui-même.
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – L'esprit universel de l'Islâm – L'heure et l'Esprit royal d'Allâh (2013)
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« ... les notions complémentaires de « Lumière » et de « Vie » [ ... ] sont [ ... ] considérées comme les aspects fondamentaux du Verbe ou [ du ] Commandement divin ... »
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Op. Cit. – En introduction à la doctrine de l'Esprit pour la doctrine de la Science sacrée – Science et Miséricorde (1989)
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Le plan du fleuve jaune présente d'autres particularités qui restent apparemment lié au centre de l'écrit du fleuve Lo (5) et à la Somme constante du carré de Saturne (15) :
- Sur la périphérie, les éléments pairs (6) et (8) et impairs (7) et (9) s'opposent en réunissant les éléments qui leur correspondent : le Métal (9) et l'Eau (6) au Bois (8) et au Feu (7)
- Dans l'espace médian, les éléments impairs (3) et (1) et pairs (2) et (4) s'opposent en réunissant pour les même éléments : le Bois (3) et le Feu (2) au Métal (4) et au Feu (2)
- La périphérie et l'espace médiant s'opposent par conséquent sur ces polarités – paire et impaire – pour chaque élément sans qu'on puisse les associer autrement
- L'espace central introduit la décade qui est organisée entre l'Eau (5) et le Feu (5) autour d'un cinquième élément : la Terre (5)
- Leur Somme (15) est donc celle qui apparait à deux reprises sur la périphérie dans les complémentaires des pairs et des impairs
- Leur décade (10) étant celle qui apparaît deux fois de la même façon dans l'espace médian.
Cette alternance du pair et de l'impair comme celle des éléments triples qu'on retrouve pour le troisième jour du troisième mois de la décade (3 - 6 - 9) et du Janus (33) pour les fêtes celtes est également celle des enceintes de la matrice des nombres naturels.
Cette matrice est alors représentée par un carré qui ne possède que les symétries du nombre huit et ne comprend par conséquent que trois enceintes (8 - 6 - 4) divisée en deux (4 - 3 - 2) de chaque côté de sa double symétrie – horizontale et verticale.
Le centre de l'enceinte centrale (2 x 2) constituée par l'alternance des nombres triples est organisé par une alternance des nombres sept et deux entourée sur chaque angle par un neuf dont les occurrences sont limités à quatre.
Pour construire cette matrice, il suffit de distribuer les nombre de un à huit dans leur ordre naturel (1 < 8) et de les multiplier en croisant leurs colonnes et leurs rangées pour additionner les chiffres de leur produit dans les limites de leur décade (11 = 2) où (0 = 10 = 1).
