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Pour la soixante-quatrième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« Il ne s'agit pas bien entendu de mettre en cause la forme du Livre révélé qui est intangible mais d'indiquer que la « haqîqa » d'un verset ne correspondant pas forcément à sa position apparente.
« Ibn Arabî affirme par exemple que toutes les sourates coraniques comportent une « Basmala » initiale y compris la sourate « at-Tawba » qui en est apparemment dépourvue.
« Selon lui, la formule manquante figure au verset 30 de la sourate [ des ] Fourmis (27) à propos de l'écrit envoyé [ par ] Salomon [ à ] la reine de Saba :
« Il vient de la part de Sulaymân et est au Nom d'Allâh le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux ».
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ– L'esprit universel de l'Islam – L'énigme du verset sur l'Esprit (1998)
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« Ne soyez pas orgueilleux envers Moi ! Venez plutôt me faire votre soumission. »
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« A l'appui de cette interprétation, on relève un autre point étrange dans le commentaire de l'Imâm [ Râzî ] : il affirme en effet en tête de la sourate de la Caverne (18) que celle-ci comporte cent onze versets (111) ; ...
« ... mais ensuite dans le commentaire détaillé qu'il en donne verset par verset, il n'en dénombre et n'en commente que cent dix sans rien ajouter (110) et sans donner aucune explication de cette anomalie.
« Cette constatation est d'autant plus extraordinaire que dans la courate précédente qui est celle du Voyage nocturne (17) où figure le verset de l'Esprit (85), il donne une indication inverse et complémentaire puisqu'il affirme en tête de cette sourate ...
« ... qu'elle comporte cent dix versets (110) et qu'ensuite dans le commentaire détaillé du texte, il en dénombre et en commente cent onze sans fournir ici encore la moindre explication dans les développements et les exégèses proposés (111).
« Tout ce passe donc comme si l'Imâm Râzî cherchait au moyen de cette présentation insolite à attirer discrètement l'attention sur le statut particulier du verset qui nous occupe – ce qui serait en parfaite harmonie avec les autres indications présentes dans son commentaire.
« Selon cette interprétation, la solution de l'énigme fait apparaître le Verset sur l'Esprit comme étant en quelque sorte le cent onzième verset de la sourate de la Caverne [ qui n'en comprend que cent dix. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – L'esprit universel de l'Islam – L'énigme du verset sur l'Esprit (1998)
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« L'esprit relève de l'Ordre de mon Seigneur ! Il ne vous a été donné que peu de Science. »
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« La dix-huitième sourate du [ Noble ] Coran qui porte le nom de [ ... ] la Caverne est de celles auxquelles la tradition islamique attribue une importance et une efficacité particulières.
« Selon les hadiths : « Celui qui apprendra par cœur les dix premiers [ versets ] – où dans d'autres versions les dix premiers – de la sourate de la Caverne sera protégé de l'Antéchrist. »
« Celui qui lit [ cette sourate ] de la manière dont elle a été révélée [ avec le verset (85) qui la précède dans la sourate précédente ] sera au Jour de la Résurrection [ « al-Yawm ad-Dîn » ] en possession d'une Lumière qui s'étendra [ ... ] jusqu'à La Mekke. »
[ Il est toutefois plus vraisemblable que cette Lumière doive s'étendre depuis la Montagne polaire « où il se trouve » jusqu'à la tombe du Prophète identifiant par là clairement l'Esprit à la Parousie du Christ et ceux qui manquent de Science aux Juifs de Yathrib. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – L'esprit universel de l'Islam – L'énigme du verset sur l'Esprit (1998)
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« Seigneur ! Assiste nous de Ta grâce et conforme notre conduite à la rectitude. »
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Les décades qui excèdent la Centurie ont ici les mêmes vertus que ceux qui entourent le Janus et qui correspondent à la fin du Ramadan dans la recherche du Décret (97) et au début du Pèlerinage dans la théophanie de l'Imân.
Le nombre (165) que le Sheykh a fait correspondre avec le « Tawhid » d'Allâh à la Somme des triangles des neuf premiers nombres correspond par conséquent à l'Epitaphe du neuvième verset – « ar-Raqîm » – qui serait l'un des signes les plus étonnants de notre Seigneur.
Signe d'étonnement de la part de notre Seigneur qui nous est apparût par une facétie de la Providence comme une dispositions des nombres romains dans la distribution des dix Commandements des Tables de la Loi autour de la prescription du Sabbat.
Ce qui apparaît le plus souvent comme le sommet (3 + 2 + 1) d'une Tétraktys pythagorique dont on aurait écarté la base (IV) nous est alors apparût par une vision de l'entendement comme le petit livre de l'Apocalypse – cf. Ap X 1 à 11 & S 18 V 25.
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« Ils demeurèrent trois cents ans dans la Caverne auxquels s'en ajoutèrent neuf. »
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Il s'agit ici bien évidemment d'une transcription d'un calendrier à l'autre à raison de dix ou onze jours de décalage par an dans l'évaluation des douze mois synodiques du calendrier de l'Hégire par rapport au Calendrier julien.
Et nous avons vu que le nombre des dormants fait lui même l'objet d'une controverse que le Noble Coran évoque dans un verset précédent (22) où leur chien tient une place récurrente sous l'aspect d'un nombre paire (4 ou 6 ou 8).
Certains supposent que ce nombre est celui des traditions religieuses ou spirituelles impliquées dans leur réveil là où le Noble Coran déclare être mieux informé de leur nombre qui pourrait être plus élevé que ceux envisagés.
