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Pour la trente-neuvième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« Le Grand Architecte en tant qu'il trace le plan idéal [ du Fleuve Jaune ] est appelé aussi le « Grand Géomètre de l'Univers ».
[ « Si l'on veut aller au-delà de [ Sol & Man ] on peut [ ... ] remonter encore plus loin [ qu'Abba Râ-Mosis ] jusqu'à [ Abba Râ-Amon ] » qui a été établi par Dieu comme imâm (S 2 V 124) :
Joseph étant la préfiguration d'Hiram dans l'édification du Temple de Jérusalem attribué à Salomon et l'imamat d'Abraham « pour les hommes » celle de Muhammad pour « le fils de l'Homme » identifié au Temple du Charpentier par le fils de Marie – cf. Jean II 21. ]
« Selon René Guénon, la géométrie n'est pas autre chose que la science même de la mesure.
« Si la géométrie des Grands Architectes est qualifiée de « mystérieuse », c'est avant tout parce que la mesure est d'origine traditionnelle ; elle n'est aucunement de nature spéculative. » [ ... ]
« La science et l'art [ c'est-à-dire la Sagesse qui accompagne la mise en application de cette science ] de la mesure – attributs du Grand Géomètre – comportent deux aspects principaux.
« Le premier concerne les déterminations essentielles qui fixent les conditions délimitant un état particulier [ de l'existence ] au sein de l'existence universelle.
« S'agissant des conditions de l'existence corporelle, ces déterminations correspondent aux cinq « tanmâtras » énumérés dans la cosmologie hindoue, ...
« ... c'est-à-dire aux cinq « mesures » permettant l'actualisation [ cyclique ] de la modalité grossière de l'état humain.
« Le Grand Architecte apparaît ainsi comme l'Ordonnateur Suprême qui donne sa Loi à chaque cycle d'existence.
« C'est là une première application de la devise [ maçonnique ] « Ordo ab Chao ».
« La seconde [ application de la devise et donc le deuxième aspect de la mesure du Grand Géomètre ] concerne la sauvegarde de l'Ordre divin au sein de chaque état qui maintient sa subsistance et assure sa continuité. » [ ... ]
Cf. Etudes sur l'Islam et la Franc-Maçonnerie – La Géométrie mystérieuse des Grands Architectes (2014) + « Mâ al-Bannâ' ? » [ qui interroge leur identité dès ] (1996)
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Les cinq « tanmâtras » de la mesure ont ici la même fonction que les cinq cors du Cerf blanc, que les cinq rayons du Phoenix ponant ou que les cinq pétales du Lotus d'or qui placent le Bouddha au centre d'un cycle de 5.500 ans en 720 avant l'ère chrétienne :
« 5.500 / 2 = 2.750 - 720 = 2030 »
Les onze unités de ce cycle (11 x 500) ont néanmoins été modifiés dans l'économie cyclique d'un Kali Yuga de 2.592 ans où des cohortes de six mille lunaisons (500 x 12) ont été réparties par saison dans des cohortes de six cents ans (4 x 600).
Ces saisons sont en relation avec la remontée cyclique du cycle vers son zénith qui s'effectue à rebours d'une Grande Année cosmique de 25.920 ans (72 x 360°) en laissant un solde de 192 ans qui s'achève en 1992.
La quarantaine qui sépare ces deux réalités cycliques entre 1992 et 2032 exprime en quelque sorte le rétablissement d'une nouvelle année cosmique de 25.920 ans dans l'ornière cyclique d'un cycle de 5.500 ans qui se renouvelle tous les cinq cents ans.
Cette ornière cyclique est en rapport avec la répartition des jours bissextiles pour une année terrestre de 365,24218 jours qui nécessite un jour « trissextile » qui les précède une fois tous les cinq mille cinq cents ans et que nous situons en mars 2032.
Quand les cinq « tanmâtras » sont identifiés aux cinq sens corporels, il faut les interpréter à l'aune de leur existence universelle pour lui donner leur signification cyclique.
