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Pour la vingtième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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Les chiffres inscrits entre la Lune et l'Etoile sur la tombe du « Qutb az-Zâman » forment les sept générations d'une Semaine de 231 ans dont les nombres (33) sont ceux de Zohra quand ils forment les lettres « A.L.B » (1 + 30 + 2).
Ces lettres ont la couleur de l'Aube – « Alba » – quand elles apparaissent avec leurs limites contingentes dans le domaine du Temps où l'unité manquante (1) entre le cycle du Maitre des abeilles (11 x 500) et celui de l'écliptique ouvre à rebours la suite de ces nombres.
Le début est donc à la fin et la fin au début avec les deux années qui s'étendent au-delà de sa perspective perpétuelle qui n'en a point lorsqu'on compte ce nombre d'années (231) à partir de l'investiture du « Qutb al-Maktum » (1799).
Ce qui est vrai pour le nombre des années (30) dans l'ordre des générations l'est aussi pour le nombre des jours (7) dans l'ordre des semaines quand apparait avec les jours bissextiles de 2032 le trissextile qui précède l'équinoxe du Printemps.
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« Ce terme [ la « nubuwwa » comme fonction sacerdotale ] n'a donc pas tout à fait le même sens que celui envisagé par Cheikh Abd al-Wâhid quand il traitre des « trois fonctions suprêmes » [ dans le Roi du Monde ] ...
« ... car le « Prophète » ou le « Maître spirituel par excellence » sont des qualifications qu'il attribue au « Brahâtma » à qui appartient « la plénitude des deux pouvoirs sacerdotal et royal envisagés principiellement et en quelque sorte à l'état indifférencié ».
[ La théorie des deux pouvoirs détruit la complémentarité de l'autorité spirituelle du sacerdoce et du pouvoir temporel de la royauté qui correspondent dans la « Ḥawqala » à la Puissance et à la Force comme expression concrète d'une nature intrinsèque.
La Force explicite – « Ḥawla » – de cette Puissance latente – « Quwwata » – correspond explicitement à celle d'al-Ḥaqq quand elle s'identifie au pouvoir judiciaire du Droit comme émanation du Réel où ces deux réalités s'équilibrent :
- Le Prophète légiférant décrit comme un Messager – « Rassulu'Llâh » – assume la fonction royale du « Mahanga » qui est celle des législateurs sur l'Arc descendant des fonctions suprêmes.
- Le Sceau des prophètes assume la fonction sacerdotale du « Mahâtma » qui est celle des prophètes sur l'Arc ascendant des fonctions suprêmes.
- La fonction suprême qui incarne l'état indifférencié du « Brahâtma » est assumé par le « Wali » des « awliyâ » de la « walâya » qui apparaît sur le fléau de la Balance comme le troisième des quatre piliers théorisés par le Sheykh al-Akbar.
Cet équilibre s'identifie avec la Sagesse à la Vérité et à la Justice d'al-Ḥaqq sur l'Axe d'un quatrième pilier qui s'identifie à la Foi – « Imân » – et à son Bâb quand il incarne le Septième substitut de sa « Khalwa ». ]
« C'est donc le « Brahâtma » qui détient la fonction suprême désignée dans l'ésotérisme islamique par le terme « Califat ».
[ Dans son acception ésotérique, il ne peut s'agir de la lieutenance califale du Prophète légiférant par des califes sur l'Arc descendant du « Mahanga » mais de la lieutenance divine indifférenciée du « Brahâtma » attribuée dans le Noble Coran à Adam. ]
« Comme sayyidnâ Dâwûd est à la fois « prophète » et « roi », il est le seul prophète auquel la fonction califale est nommément attribuée dans le [ Noble ] Coran » – cf. S 38 V 26.
[ On ne peut pas pour autant prétendre que Dâwud ou Adam ait été investi par la sainteté du Wali puisque toute l'histoire sainte de la Bible et du Coran démontre le contraire en dépit de leur lieutenance ou de la conjonction des fonctions suprêmes.
Mais on ne peut guère reproduire la même objection à propos du Christ ou du Sceau des prophètes détenteurs de leurs « walaya » respectives en raison des mêmes arguments :
- La « walaya » du Sceau des prophètes est celle des saints muhammadiens dont la sainteté découle de l'action légiférante du Messager d'Allâh.
- La « walaya » du Christ est celle d'une sainteté universelle, absolue et parfaite qui découle de sa lieutenance divine.
Le Sceau des prophètes détient une perfection supérieure qui est celle de la Lumière de l'Esprit muhammadien qu'il exprime comme imâm quand il désigne le Christ dans sa lieutenance au centre des trois degrés de la perfection humaine. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – « Tawhîd » et « Ikhlâs ». Aspects ésotériques – « Tasawwuf » et « Tawhid » (2006) :
« ... le safran dont il est question est une encre utilisée spécialement pour transcrire les formules magiques. »
