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Pour la trente-cinquième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« [ ... ] certains initiés détenteurs des « goûts spirituels » déclarent qu'Allâh ne Se manifeste dans une forme unique ni deux fois successivement ni à deux personnes différentes simultanément ...
« ... car Il est chaque jour d'entre les jours de Ses respirations qui sont les plus courts de tous les jours « occupé à quelque œuvre » (S 55 V 29) ; ...
« ... ou plutôt Il est dans ces œuvres même en dépit de leur multiplicité. »
Cf. Charles-André Gilis – « Qâf » et les mystères du Coran Glorieux – Une création nouvelle (2006)
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Les jours de la respiration du Miséricordieux – « an-nafas ar-Rahmân » – qui sont « les plus courts de tous les jours » sont au nombre des trente-six séquences que nous qualifions de « chandelles » en deçà des secondes.
La Chandeleur – « Imbolc » – est en effet le troisième jour du deuxième mois du Janus qui se retrouve trente-six jour après le Solstice d'hiver quand les cinq premiers jours complémentaires sont répartit autour du Solstice (3 + 33).
Ce jour correspond théoriquement à la fin de l'hibernation et au réveil de certains mammifères – principalement l'Ours et la Marmotte – dans le règne animal seize jour avant les Prémices du règne végétal.
C'est la raison pour laquelle nous identifions cette période à un jeûne originel dont le terme se situe lui même trente-six jours avant l'équinoxe du Printemps.
Les seize jours de ce jeûne originel auquel nous ajoutons avec « Ashura » et « Yom Kippour » les deux qui entourent l'Axe de l'apocatastase au dixième jour du premier mois du Janus entourent par conséquent deux périodes de trente-six jours (36 + 16 + 36) = (88).
Le jour de l'Axe (10e) et celui des Prémices (50e) qui est aussi celui de la Parentèle que nous consacrons également à l'Amour le jour de la Saint Valentin coïncide avec l'accroissement du Janus qui passe avec le calendrier Julien de cinquante à soixante jours.
Cet accroissement est celui qui sépare le calendrier de l'hégire de 355 jours avec douze mois alternant entre 29 et 30 jours auxquels on ajoute un premier jour complémentaire et les calendriers de 365 jours auxquels on ajoute des jours bissextiles (365,242).
C'est à ces jours bissextiles qu'on en ajoute encore un que nous qualifions de « trissextile » une fois tous les cinq mille cinq cent ans (11 x 500) puisque nous le situons avant ceux qui le suivent par rapport à l'équinoxe du Printemps (365,24218).
Le jour de l'équinoxe et son bissextile deviennent par conséquent les jours complémentaires qui complètent le cycle des cinquante-deux semaines sidérales (364) à raison de treize par saison où l'année sidérale laisse apparaitre un treizième mois de vingt-huit jours.
Les deux cycles de trente-six jours qui s'étendent entre le Solstice d'hiver et l'équinoxe du Printemps correspondent aux phases nocturnes et diurnes de ces jours qui sont comme les systoles et les diastoles de l'inspire et de l'expire du Miséricordieux.
Ces systoles et ces diastoles sont communément qualifiées de pâmes et de syncopes dans le vocabulaire mystique de la pamoison et dans les séquences rythmiques des mesures musicales qui n'ont rien à voir à priori avec les « pommes » dans lesquelles on tombe.
Les syncopes sont des haltes entre les pâmes avec lesquelles l'extase du mystique entre en contact bien que cet évanouissement où ce ravissement à la vie mondaine des secondes soit plutôt une forme d'enstase fugace dont on revient rapidement.
Rapidement du point de vue de l'observation extatique du phénomène mystique puisqu'intrinsèquement l'entsase décrit plutôt une cessation du temps auquel les phases ou les stases de la dyade sont pourtant irrémédiablement soumises.
Le nombre de ces phases ou de ces stases est donc septante-deux (36 + 36) de point de vue de la dyade où s'exprime leur unité qu'on peut qualifier de Tao ou de Tantra avec les traditions orientales ou de « principielle » avec la tradition akbarienne :
« Sur le diamètre de l'Un [ écrit le Sheykh al-Akbar dans le chapitre 334 des « Futûhât » ] entre les deux arcs de l'unité et de l'unicité » – (10) et (1).
C'est une image géométrique assez précise du « 0 » de la décade qui ne serait être une quantité de rien mais plutôt une image du Tout dans son unité primordiale.
Cf. Charles-André Gilis – « Qâf » et les mystères du Coran Glorieux – Le Coran Glorieux (2006)
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Le nombre des stases ou des phases (72) est aussi celui des anges gardiens et des anges rebelles : les hommes sont fait d'eau et de terre, les djinns sont fait d'air et de feu, les anges d'air et de lumière. Les principautés régissent l'espace où les archanges ne sont que lumière.
C'est le Miséricordieux qui est sur le Trône quand on l'identifie au « Métatron ».
