mercredi 27 novembre 2024

Les modalités de la Khalwa

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la troisième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-huitième lettre :

« Shîn »

La hiérarchie de la Fraternité blanche (360 + 72 + 12) organise les 144.000 élus en les regroupant autour de son Mahatma dont le nombre (44) en correspondance avec la Centurie d'Or (100) est celui de l'Androgyne primordial (15 + 29).

Pour parvenir à ce résultat, nous donnons une valeur finale (24) au « M » d'Adam – la lettre médiane d'un alphabet de vingt-cinq lettre qui est aussi celle de Muḥammad quand sa valeur initiale (40) donne une valeur sexagésimale à cet androgyne (15 + 45).

La lettre médiane dans le nom d'Adam qui est aussi la dernière dans celui de Muḥammad est alors l'initiale de Dâwûd pour le Califat de l'Isâ Râ-El de Ya'qûb qui est l'Androgyne investi dans l'âme d'Isâ ibn Myriam par l'esprit Muḥammadien.

La lettre médiane dans le nom de Muḥammad est aussi la lettre finale dans le nom d'Adam où elle garde sa valeur initiale (40) dans sa position médiane.

La lettre médiane dans le nom d'Adam reste liée à la valeur initiale de cette lettre médiane (40) quand l'Androgyne (44) assume sa valeur solaire (24) dans la sphère sublunaire où elle est centrale.

Dans la sphère solaire, c'est la lettre « N » qui occupe cette position centrale où l'on peut dire pour un alphabet de vingt-six ou de vingt-sept lettres selon qu'on lui donne l'aspect d'une ellipse ou d'un cercle qu'elle est augmentée par l'unité de sa Centurie.

L'ellipse en effet – contrairement au cercle – suppose deux centres représentés ici par ces deux lettres qui représentent en quelque sorte leurs deux luminaires : « Man » et « Nûr ».

Ainsi le nombre d'Adam (29) n'est pas seulement celui des mansions lunaires (28) dans le domaine sidéral où il règne mais aussi celui de cette unité transcendante dont il est le vicaire dans sa réalité synodale (30).

Pour la Khalwa de l'Ouroboros, la quarantaine qui préside à la représentation de son Mahatma est intégré à son processus comme Point de départ propédeutique d'un Carême qui précède un cycle de 360 jours.

Ces 360 jours sont ceux d'un cycle annuel comprenant les trois cents jours de la décade et les soixante jours du Janus qui représentent aussi le grade le plus extérieur de sa hiérarchie pour la Fraternité blanche.

Cette modalité s'apparente à la réintégration du Métatron dans le Trigramme de « YHW » puisqu'elle laisse à l'intérieur du cycle le nombre de l'Androgyne primordial (44) comme sa plus simple expression.

De ce nombre dont la première part (40) à été laissé à l'extérieur du cercle, il n'en ressort que la seconde (4) semblable à la fin aux quatre jours sabbatiques qui entourent Celui de la détermination.

Les modalités de la Khalwa qui s'apparentent alors aux cinquante-deux semaines sidérales d'une année de 364 jours sont en réalité augmentés par cette unité ineffable qui est celle de la Centurie d'Or.

On ne s'engage pas dans leur processus sans avoir recours à un guide expérimenté qui juge de notre capacité à en franchir les étapes (40 + 360 + 4) où ces nombres ne sont alors que théorique du point de vue de la praxis.

   

     

vendredi 22 novembre 2024

Le regard de l'Aigle

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la neuvième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« L'année des anciens Mexicains consistait en fait en dix-huit mois dont chacun avait vingt jours. Ce fut le nom de ce cycle qui mit la puce à l'oreille des chercheurs.

« Il s'appelait « Metzlapoalli », ce qui voulait dire « le compte de la Lune » – « Metzli » étant le nom de la Lune. » [ 18 x 20 = 360 ]

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Le Lotus traverse l'Océan – Cherchez la Lune (1975)

« ... le célèbre chemin du Silence – le « Wakoto » – de l'Amérique du Sud est une route pleine de pièges et d'épreuves de toutes sortes que [ doit ] traverser l'âme des morts et qui culminent avec le passage d'une gorge extrêmement étroite.

« Au Pérou pour accéder aux champs purs de la Joie situés sur les flancs du grand glacier Manko, il fallait d'abord triompher de cet itinéraire.

« Ce même chemin est d'ailleurs indiqué par l'escalier du temple qui mène lui aussi vers les portes du Ciel et qui en Amérique centrale sert à mesurer le temps – d'où les 365 niches de la pyramide des Totonaques d'El-Tajin ...

« ... le nombre de marches de certaines pyramides de Tikal ou de Palenque [ que Carnac qualifie de « plates-formes tronconiques destinées à supporter le temple » ] ou la cabane sacrée des Sioux et des Algonquins représentant l'année. »

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Le Lotus traverse l'Océan – Hommes, Montagnes, Pyramides (1975)

« ... le jeu « Pachisi » de l'Asie du Sud-Est se pratiquait au Mexique sous le nom de « Patolli ».

« Lié initialement au culte, ce jeu largement diffusé en Asie du Sud-Est et en Birmanie se pratiquait à l'aide de grains de haricots sur un tableau de cinquante-deux cases, ...

« ... soit exactement de la même façon qu'en Amérique où il était connu aussi des Aztèques. »

Cf. Pierre Carnac – Les conquérants du Pacifique – Le Lotus traverse l'Océan – Quand les jeux traversent l'Océan (1975)

Ces différents témoignages démontrent l'existence d'une année de 365 jours subdivisée en cinquante-deux semaines et nécessitant un premier jour complémentaire (364 + 1).

Ils démontrent aussi l'existence d'un ensemble de douze lunaisons de trente jours nécessitant cinq autres jours complémentaires (360 + 5).

Le premier des vingt jours – « Quauhtli » – du cycle de dix-huit mois qui s'étend sur ces douze lunaisons indique qu'il relève du regard de l'Aigle dont il porte le nom.

Il ne s'agit donc pas vraiment de mois puisqu'ils ne correspondent pas à la réalité sidérale (28) ou synodique (30) de ces lunaisons mais à autant de regards arithmétiques (18) sur un nombre de mansions (360 / 20).

Il faut toutefois noter que ces dix-huit regards arithmétiques sont organisés en triades. Ce qui fait du sénaire (6) la base de ce système (Σ 3).

« Ainsi une secte gnostique, les Pérates – nom obscure qui signifie les Franchisseurs [ du Seuil ] – découvre dans la constellation du Serpent ou du Dragon le sens même de la genèse du cosmos.

« C'est une constellation curieuse, une des plus vastes du ciel boréal et pourtant une de celles auxquelles on prête le moins attention.

« Elle déploie ses sinuosités entre la Grande et la Petite Ourse, la queue perdue vers les Gémeaux, sa tête triangulaire pointée vers le pôle céleste.

« Elle n'a pas dans son tracé la précision géométrique de l'Ourse, l'élégance du Cygne, la rigueur du Scorpion.

« Mais ainsi lovée autour du pôle boréal comme si elle tétait le nombril du ciel, on comprend qu'elle se soit vite chargé d'un symbole majeur. »

« Les Pérates qui voyaient justement dans le Serpent le premier gnostique du monde, celui qui détenait la connaissance primordiale et avait tenté de la communiquer au premier homme dans l’Éden ... [ celle qu'Adam a transmit à Seth ]

« ... retrouvèrent dans cette constellation l'image du Serpent primordial et son implication quant au festin humain :

« Si quelqu'un possède des yeux qui savent voir, il verra en levant son regard vers le haut la belle image du Serpent enroulé au grand commencement du ciel.

« Alors, il comprendra qu'aucun être ni au ciel ni sur terre ni aux enfers ne s'est formé sans le Serpent. »

Cf. Jacques Lacarrière – Les Gnostiques – Le procès du monde – la déchirure (1973)

« Au sommet ou [ ... ] au centre intelligible de l'univers, le Dieu bon, le Dieu étranger. En dessous trente cercles s'étagent jusqu'au centre du monde terrestre gardés chacun par un éon.

[ Mais pour nous, il s'agit du nombre des mansions synodiques de l'éther sublunaire. ]

« Cet ensemble pour Valentin [ et pour les Valentiniens ] constitue le Plérôme, c'est à dire le monde de la Plénitude, réservoir des essences. [ Le Tout de la décade. ]

« L'éon du trentième cercle [ ou le trentième layon du Cercle ] [ s'appelait ] Sophia – la Sagesse. Or Sophia voulut un jour contempler la splendeur du Plérôme.

« Mal lui en prit. Une fois franchi le dernier cercle [ le centre intelligible ] elle fut éblouie, prise de vertige et chuta jusqu'à notre monde. »

[ Ici c'est la treizième maison sidérale qui identifie la Sagesse au Serpent. ]

Cf. Jacques Lacarrière – Les Gnostiques – Le procès du monde – Contre-blason d'un corps (1973)

La chute de l'éon précède l'ascension du Sauveur narrée à ses disciples « au cours de dialogues et d'entretiens qui durèrent douze ans » :

Le temps de la Prédication que Pierre consacre aux tribus d'Israël avant celle de Paul aux Païens dans un fragment des Stromates de Clément d'Alexandrie.

Lacarrière voit dans ce mythe une origine dionysiaque – celle des amours de Zeus et de Sémélé foudroyée dont le fruit fut nourri de sa cuisse – celle de Jupiter encore communément représenté par l'iconographie de Saint Roch.

« Et les Pérates retrouvaient [ sur Terre ] dans les entrailles de l'homme le [ grand ] Serpent lové [ là-haut ] aux racines du ciel. » [ « ... le Serpent de l’Éden lové aux racines de l'arbre de la Connaissance. » ] [ «  al-Ḥaqq » ]

[ « ... scellé, caché, voilé, déposé dans la demeure où la Racine du Tout à ses fondations. » dit Simon le Mage à propos de sa Révélation. ]

Cf. Jacques Lacarrière – Les Gnostiques – Vers un nouveau gnosticisme [ avec son ] Orientation bibliographique (1973)

   

    

mardi 19 novembre 2024

Le pouvoir des anneaux

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la huitième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« Plus de délai. »

Ap X 6

« Dans la prévision du futur, les astres jouent [ avec les êtres élémentaires ] un rôle essentiel puisqu'ils agissent sur nous à la fois par leur existence matérielle de corp célestes et par leur âme incorporelle ...

« ... aussi n'est-il pas surprenant que Paracelse ait publié des « Prognostica » ni que la Fama [ Fraternitatis ] se réfère au « Trigonéum igneum » ...

« ... ce triangle que formait en 1603 le Bélier, le Lion et le Sagitaire, combinaison de trois signes [ de feu ] particulièrement favorable [ à sa manifestation. ]

« Le grand astronome Johan Kepler avait observé l'apparition d'une étoile nouvelle dans ce Trigone en 1604 et il en avait tiré des prédictions à la fois politiques et religieuses.

« Il pensait que la « stella nova » annonçait la venue d'un prophète chargé de rétablir l'unité religieuse et de promouvoir une Réforme raisonnable mais que les temps de paix et de concorde seraient précédés d'une période apocalyptique et sanglante.

« Ces prévisions publiées par Kepler en 1606 coïncident de façon symptomatique avec les révélations de la Fama [ Fraternitatis ] concernant l'année 1604 et la découverte du tombeau de Christian Rose-Croix.

« Et ses auteurs bien qu'ils soient assez prudents pour affirmer leur appartenance à l’Église luthérienne et au Saint-Empire n'en prédisent pas moins l'imminence de profonds bouleversements, ...

« ... d'une « Réformation générale divine et humaine » qui n'exclut pas une interprétation politique. » [ Celle de la perspective ottonienne sur l'Empire carolingien. ]

Cf. Roland Edighoffer – Genèse des Rose-Croix – Analyse des protomanifestes – La Fama Fraternitatis – L'influence de Paracelse (1982)

La « Confessio Fraternitatis » se ferait l'écho dans son premier chapitre d'une Supputation de Martin Luther (+ 1546) et de celles de Joachim de Flore (+ 1202) :

« Le monde a désormais presque atteint le temps de son repos
et se hâte vers une aube nouvelles. »

« Le temps de son repos » est « l'aube » de son unité sabbatique dans un septénaire qui annonce son renouvellement hebdomadaire. Et puisque le monde n'y était pas encore, il ne pouvait s'agir en 1604 que de l'illumination du sixième candélabre :

« Le monde durera six mille ans : deux mille de vide, deux mille sous la Loi [ et ] deux mille sous le Messie. Voilà six jours de la semaine devant Dieu et le septième, c'est le Sabbat éternel. » [ ... ]

« Le soir du Sabbat correspond à l'an 5000 auquel doit succéder avant la fin du sixième millénaire le Matin lumineux. »

Le jour du Sabbat est le septième et le Matin lumineux qui lui succède le premier d'un nouveau cycle hebdomadaire identifié au huitième du point de vue du cycle précédent que Luther identifie ici par rapport à celui qu'il considère – le sixième.

Le soir doit être considéré comme le début de ce jour qui est celui d'un sixième millénaire « devant Dieu » et le second « sous le Messie ». On n'y voit pas le rapport que ce millénarisme entretiendrait avec le Trigone de 1603 et la « Stella Nova » de 1964.

Par contre « avant la fin » donne une précision discrète sur cet événement eschatologique qui ne peut désigner pour nous que la fin du cycle de l'écliptique de 1992.

Les évangélistes ont désigné Luther comme le cinquième candélabre des sept âges de l’Église universelle pour une période qui s'étend de 1520 à 1750 avec l'église de Sardes laissant à Wesley celle de Philadelphie puis à Branham (1906) celle de Laodicée.

Mais Branham reste lié au prophète Élie sous l'autorité duquel Luther aurait placé sa Supputation sur l'âge du monde de laquelle il se suppose sa fin non sans introduire dans ses considération une réinterprétation des trois âges de Joachim de Flore :

« Ses réflexions sur le sens profond de l’Écriture l'avaient amené à diviser l'histoire de la création en trois périodes successives :

- la première avait été inaugurée par Adam et confirmée par les patriarches et par Moïse,

- la [ deuxième ] s'était développée à partir de Jésus-Christ

- et le troisième [ ... ] devait être marquée par le retour d’Élie.

« Ce serait le temps des Noces sacrées, de l'hiérogamie de l’Église et de son Époux céleste, l'âge de l’Évangile éternel – non pas sous la forme d'un livre nouveau mais de l'intelligence spirituelle de la Bible.

« Le moine calabrais estimait que sur les sept périodes de la Semaine cosmique cinq étaient incluses dans l'Ancien Testament [ et ] donc dans le premier âge ...

« ... et [ que ] la sixième [ période ] recouvrait [ à elle seule ] le deuxième âge « sous le Messie » comme l'écrit Luther.

« Le [ troisième ] âge [ celui ] de l’Évangile éternel devait donc débuter à la fin du sixième millénaire alors que le sixième sceau de l'Apocalypse achèverait de s'ouvrir et que s'allumerait le sixième candélabre. »

Cf. Roland Edighoffer – Genèse des Rose-Croix – Analyse des protomanifestes – La Confessio Fraternitatis – Le temps de l'Apocalypse (1982)

C'est donc à posteriori qu'on réduirait avec Luther qui les divise en deux les cinq millénaires du premier âge tels que James Ussher (+ 1656) les augmentent encore de quatre années supplémentaires (4004).

Le septième candélabre – celui qui se trouve au centre de la Ménorah et que les évangélistes ont consacré à Colomban pour la période qui s'étend de 606 à 1520 avec l'église de Thyatire – n'entre pas dans ces considérations puisqu'il ne s’éteindra jamais.

Un anneau pour les gouverner tous

1604 – 1964

Un autre pour les lier dans les ténèbres

1244 – 1604

   

    

samedi 16 novembre 2024

Les rives du Gange

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la cinquième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« Le nom [ des Celtes ] vient de « Keltoï » qui apparaît chez les premiers historiens grecs – Hécatée de Milet et Hérodote – cinq siècles avant [ l'ère chrétienne ].

« Les origines des Celtes demeurent très mystérieuse. Leur berceau semble bien avoir été la région du haut Danube [ dans le Sud de l'Allemagne et en Bohème ] et les données d'Hérodote sont confirmées ici par l'archéologie.

« On attribue à des « Proto-Celtes » la culture des tumuli qui s'étendit à l'époque du bronze moyen (1500 / 1000) sur toute l'Europe centrale et bien au-delà du Rhin ...

« ... puisqu'on a retrouvé des tumuli du même type que ceux de Bavière en Alsace, en Champagne [ et ] en Bourgogne.

« Dès cette époque également des tribus celtes auxquelles on attribue les [ « Long Barrows » ] dérivés des constructions mégalithiques [ antérieures ] auraient envahi les Îles britanniques.

« À la fin de l'âge du bronze (1200 / 700), les Proto-Celtes se trouvèrent aux prises avec des vagues successives d'envahisseurs apportant avec eux de nouveaux rites funéraires – l'incinération succédant à l'inhumation.

« L'époque de Hallstatt (750 / 425) – premier âge du fer en Europe – ne présente pas d'unité culturelle et n'est que partiellement celte.

« Mais la civilisation de Tène qui lui fit suite et dura 475 ans environ à l'époque de la conquête de la Gaule par César appartient totalement aux Celtes et représentent leur apogée.

« Géographiquement, elle s'étendit jusqu'à l'Espagne, à l'Italie, à la Grèce [ et ] à l'Asie Mineure tandis que vers l'Est le domaine celtique allait ans doute jusqu'à la Saale – [ un ] affluent de l'Elbe.

« Tandis que les Celtes de Gaule se stabilisaient, d'autres peuples – les Belges, les Cimbres [ et ] les Teutons – poursuivaient leur mouvements et franchissaient le Rhin.

« Il est très difficile de les ranger absolument parmi les Celtes ou parmi les Germains.

« À cette époque [ et ] jusqu'à la conquête de la Gaule par César, il convient de ne pas opposer nettement Celtes et Germains qui n'étaient séparés que par une gradation insensible

« ... et ne devinrent des peuples distincts que lorsque Rome eut fait du Rhin – jusqu'alors voie naturelle de passage – une frontière militaire. »

Cf. Michel Mourre – Dictionnaire de l'Histoire – L'apparition des Celtes (1998)

« ... le voyage initiatique en Orient de Christian Rose-Croix l'a conduit jusqu'en Arabie heureuse [ ... ] la Confessio n'évoque-t-elle pas la possibilité de relations miraculeuses avec les peuples au-delà du Gange ? » [ ... ]

« Les habitants de l'Arabie heureuse vénéraient Hermès trois fois bienfaisant [ ... ] Michael Maier affirmait de son côté après Isidore de Séville que le fameux oiseau phénix se trouvait en Arabie heureuse. » [ ... ]

« Le parcours initiatique de Christian l'aurait ensuite conduit à Fès. [ ... ] Andreæ mentionne par ailleurs dans sa « Turris Babel » [ la ] ville de Fez et [ la ] Damcar [ sabéenne ] lorsqu'il veut démontrer que les Rose-Croix sont une illusion ...

« ... et il propose qu'on cingle vers les îles Fortunées* pour les y découvrir. Mais ce ton satirique est évidemment dicté par un comportement d'apprenti sorcier repenti. »

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Ancêtres mythiques – Hindouisme [ + ] Influences arabes et sabéennes (1982)

* « Fortunées » à propos des îles Canaries et du Khan d'Aries :

« L'archipel est en effet composé de cinq îles. En naviguant d'Est en Ouest on rencontre Junonia, Canaria, Nivaria, Capraria et Ombrios » d'après Juba, un roi érudit de Mauritanie.

Cf. Alberto Manguel et Gianni Guadalupi – Dictionnaire des lieux imaginaires (1998)

« Les puissants Mongols lorgnait le Tibet désuni et en 1244 leur souverain fit venir à sa cour le lama hiérarque des Sakyapa.

« En contrepartie de la soumission du Tibet, ce lama en fut nommé régent. Il répandit aussi le bouddhisme de la tradition Sakya en Mongolie et dans certaines régions du Nord de la Chine appartenant à l'empire mongol.

« Son successeur – P'hagpa (+ 1280) – fut le conseiller spirituel de Kubilay Khan qui devint empereur mongol de Chine.

« Se heurtant à l'opposition des autres écoles et à leurs soldats, le pouvoir Sakyapa prit fin en 1336. Une lignée de rois lui succéda de 1358 à 1635. » [ ... ]

« Au XVIe siècle, le chef de l'école Guéloug réintroduisit le bouddhisme chez les Mongols qui s'en étaient écartés.

« L'un des souverains mongols – Altan Khan – lui conféra alors le titre de « Dalaï » Lama – « Océan de Sagesse ».

« Il fut considéré comme la deuxième réincarnation d'un précédent dignitaire guélougpa, neveu de Tsongkhapa qui devint ainsi rétrospectivement le premier Dalaï-Lama.

« Chaque Dalaï-Lama [ fut ] considéré comme une nouvelle manifestation du Corps d'émanation d'Avalokiteshvara [ le bodhisattva de la compassion dans le Sambhogakaya ]

l'un des quelque trois cents « tulkous » reconnus au Tibet. » [ ... ]

« En 1641, les Mongols envahirent le Tibet et établirent le cinquième Dalaï-Lama comme dirigeant du pays. Dès lors, l'école Guéloug devint l’Église officielle [ du lamaïsme. ]

« Certains moines et lamas Kagyupa mécontents de cette situation partirent au Sikkim et au Bouthan propageant ainsi le bouddhisme dans ces pays.

« En Mongolie, le bouddhisme s'implanta bien et fut populaire pacifiant un peuple autrefois guerrier. Au XVIIIe siècle, il se répandit vers le Nord chez les nomades des régions devenues aujourd'hui les républiques soviétiques de Bouriatie et de Touva.

« Une branche du peuple mongol émigra également vers l'Ouest dans l'actuel république soviétique des Kalmouks au bord de la mer Caspienne.

« Une communauté dans les États baltes se réclame aussi d'un long héritage bouddhique aux racines mongoles. »

Cf. Peter Harvey – Le bouddhisme. Enseignements, histoire, pratiques – Histoire ultérieure et expansion du bouddhisme – Les pays du bouddhisme du Nord (1993)

« En la forme d'une Rose Blanche se montrait à moi la Sainte Milice que dans son Sang le Christ épousa... » Cf. Dante – La Divine Comédie – Chant XXXI

« ... selon le récit [ de la « Fama Fraternitatis » ] le tombeau de Christian [ Rose-Croix ] a été muré en 1484 ... » [ et retrouvé cent vingt ans plus tard : « 1604 - 360 = 1244 ». ]

« ... ceux qui sont ainsi marqués du signe de la croix [ le « Cruce signati » ] ont cessé d'être des aveugles dans ce monde ; ils discernent partout et ils comprennent la sémiologie divine là où tant de sots ne croient découvrir que hasard et accident. »

[ C'est une signature franciscaine. ]

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Précurseur Dante [ + ] Paracelse [ + ] Studion préfigurant le « Theca gladii spiritus » d'Andreæ (1982)

   

    

vendredi 15 novembre 2024

L'échéance de 1913

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la quatrième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« L'absence de monument s'explique par le fait essentiel que pour les Celtes le temple [ est ] dans la nature et les rituels usités en conformité avec le rythme des saisons.

« Par exemple, le début de leur année correspondait à l'entrée de l'hiver dès les premiers jours de novembre parce que pour les Celtes tout cycle de vie commence par le monde de la mort.

« La fête de Samain est la date de base de tout le système calendaire des Celtes.

« Elle a été dissimulée dans la tradition chrétienne par les introductions de la fête de tous les saints [ la Toussaint ] suivie par celle des morts.

« La forte relation à la nature des Celtes est attestée par leurs deux dates qui régissent l'année : Samain précitée et Beltaine en début mai.

« L'une et l'autre se situent en opposition sur le cycle annuel [ comme les Nativités du Christ et du Précurseur identifiées par la tradition chrétienne aux deux solstices ] : l'entrée dans l'hiver et le seuil de l'été. » [ ... ]

« Les solstices d'hiver et d'été étaient des occasions de fêter le feu intérieur lors des plus longues nuits et le feu expansif en juin au milieu de l'été. » [ ... ]

Cf. Dominique Aucher – Préface [ aux ] « Druides » d'Henri d'Arbois de Jubainville (2011)

Nous pouvons identifier le jour de Bel que nous situons le troisième jour du troisième mois de la décade comme l'un des dix jours remarquables de notre calendrier perpétuel.

Là où il se trouve, il apparaît comme l'un des cinq jours remarquables qu'on retrouve pour le troisième jour des mois synodiques du Janus et de la décade :

1. le Mercredi de la Chandeleur [ Imbolc ] pour le trente-troisième jour du Janus

2. le Lundi de Bel [ Beltaine ] pour le troisième jour du troisième mois de la décade

3. le Dimanche pour le troisième jour du sixième mois de la décade [ Lammas ]

4. le Jeudi de l’équinoxe d'Automne pour le troisième jour du huitième mois de la décade

5. le Samedi de la Catabase [ Samain ] pour le troisième jour du neuvième mois de la décade

De même, il apparaît comme l'un des trois Lundi remarquables :

6. le Lundi de l'Apocatastase pour le dixième jour du Janus

2. le Lundi de Bel pour le troisième jour du troisième mois de la décade

7. le Lundi du Solstice d’été pour le vingt-neuvième jour du quatrième mois de la décade

Le Jeudi de l’équinoxe d'Automne et le Lundi du Solstice d’été sont à mettre en rapport avec leurs complémentaires dans le quaternaire des saisons de l'âge de Fer :

8. le jour de l'équinoxe du Printemps pour le vingt-sixième jour du premier mois de la décade

9. le Mercredi du Solstice d'hiver au centre des cinq premiers jours complémentaires

Le jour de l'équinoxe du Printemps et son bissextile sont en dehors du cycle hebdomadaire des semaines sidérales.

Le Mercredi du Solstice d'hiver et les quatre jours sabbatiques qui l'accompagnent sont en-dehors du cycle mensuel des mois synodiques.

Le Samedi de la Catabase est en rapport avec sa complémentaire autour du Lundi de l'Apocatastase (72 + 40) :

10. le Samedi de l'Anabase [ Prémices & Parentelle ] pour le cinquantième jour du Janus

Le jour de l'équinoxe du Printemps et le Mercredi du Solstice d'hiver sont parmi les deux ou trois jours incommensurables avec le bissextile du vingt-sixième jour du premier mois de la décade.

Les quatre jours qui entourent le Mercredi du Solstice d'hiver sont parmi les quatre-vingt jours du Sabbat comme solde du treizième mois sidéral dans l'ordre synodique des mois du Janus (2) et de la décade (10).

Le Samedi de la Catabase [ Samain ] et le Samedi de l'Anabase [ Prémices & Parentelle ] sont sabbatiques parmi les dix jours remarquables.

C'est avec les équinoxes du Printemps et de l'Automne que les solstices de l’Été et de l'Hiver tracent une croix équilatérale sur le cycle annuel à partir de leurs épicycles et sur des distances relatives qui oscillent théoriquement entre 89 et 94 jours.

Les quatre jours remarquables qu'on retrouve avec le Jeudi de l’équinoxe d'Automne tous les trois mois pour le troisième jour de ces mois synodiques forment ensemble une figure comparable mais décentré par rapport à la première.

Ces deux croix équilatérales forment ensemble une figure théorique qui tient à la fois de l'octogone dans sa représentation géométrique ou de la svastika si on prend en compte le décalage de la seconde par rapport à la première.

Il ne suffit pas de diviser l'année en huit (360 / 8) pour en restituer la figure théorique et les distances réelles entre ses repères où le troisième jour du sixième mois de la décade correspond au cinquième Dimanche après le Solstice d'été.

Ce repère permet néanmoins de tracer la croix du chrisme X formé par la lettre Khi sur la tangente de l'axe qui s'étend entre le Lundi de Bel et le Samedi du Samain pour la Catabase de son Anabase qui complète la décade de son Apocatastase.

« Selon Max Heindel, l'Ordre de la Rose-Croix aurait été créé en 1913 en Allemagne par un prince dont l'ancêtre aurait participé à la sixième croisade aux côtés de l'empereur Frédéric II et qui portait le nom symbolique de Christian Rosenkreuz.

« Cette Fraternité mènerait à travers les âges une existence occulte mais se manifesterait périodiquement aux hommes. [ C'était déjà la thèse de Spencer Lewis en 1909 pour la fondation de l'Anticus Mysticusque Ordo Rosæ Crucis de Toulouse. ]

« Max Heindel et ses disciples la distinguent nettement de la Rose-Croix du XVIIe siècle bien qu'ils en aient publié la Fama et la Confessio Fraternitatis. »

[ C'est tout ce que nous savons pour l'échéance de 1913 qui ne tient pas compte de la correction de 1792 par rapport à celle de 1793 et qui ne s'inscrit pas dans dans la filiation Rose-Croix de 1604 mais bien dans celle de 1673. ]

« ... Max Heindel (+ 1919) à prétendu [ ... ] avoir rencontré un mystérieux « Frère aîné de l'Ordre de la Rose-Croix » qui l'aurait assuré de son élection et l'aurait conduit jusqu'à un Temple des Rose-Croix situé près de Berlin où il aurait passé près d'un mois ». [ ... ]

[ Et même si cette rencontre est antérieur à la publication de sa Cosmogonie de 1909, on ne doit pas pour autant écarter la possibilité d'un contact réel avec un cénacle préparant la création d'un ordre pour 1913.

J. van Rijckenborg et les Rozekruis Pers situent ensuite la Terre Sainte de leur Fraternité universelle d'hiérophantes dans le désert de Gobi ; ce qui renvoie à la Fraternité blanche de la Centurie d'Or que Franz Bardon (+ 1958) identifie plus précisément à Urga.

Signalons à ce propos une persistance de la tradition mongole chez les Kalmouks dans le Caucase d'où elle a put se transmettre chez les Russes blancs. Ce qui expliquerait l'étrange vocation du baron Roman Fedorovitch Ungern von Sternberg.

Celui-ci allait en effet restaurer le 22 février 1921 un éphémère Khanate mongol dont l'autorité spirituelle revenait au Bogdo Khan que Bardon qualifie d'Urgaya et de Mahatma par référence à son siège pontifical et à son degré de perfection. ]

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Résurgences rosicruciennes – The Rosicrucian Fellowhip [ et le ] Lectorium Rosicrucianum (1982)

« L'abbé de Montfaucon de Villars (+ 1673) – adversaire de Port-Royal – décrit dans « Le comte de Gabalis » (1652) une Fraternité invisible d'hommes supérieurs férus de kabbale et d'hermétisme, détenteurs de grands secrets dont celui de la Pierre philosophale. »

[ C'est l'abbé de Montfaucon qui aurait transmis ces secrets – en particulier ceux du Miroir magique qui organisent les anneaux (360) des temps apocalyptiques – à une Compagnie adverse qui s'opposait à Port-Royal. ]

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Le rayonnement de la Rose-Croix (1982)

« En 1680 parut à Prague une brochure rédigée par des protestants qui soupçonnaient les Jésuites d'utiliser le mythe rosicrucien pour leur propagande. Le reproche sera repris abondamment un siècle plus tard. »

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Des Rose-Croix à la Franc-Maçonnerie – La Rose-Croix d'Or – Prédominance alchimique (1982)

Le lien entre cette Compagnie et la Maçonnerie spéculative de 1724 fut établit par le Conseil des Chevaliers d'Orient de 1762 qui charge le baron Tschoudy de rédiger les sept grades du rite adonhiramite.

Ce rite dominé par une chevalerie Rose-Croix transmit ensuite son grade – le septième – au Rite Écossais Ancien et Accepté qui l’intégre dans son système au dix-huitième.

Ce qui pose alors la question du rapport entre les rites de perfection de cette maçonnerie adonhiramite et le perfectionibilisme originel des illuminés de Bavière.

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Des Rose-Croix à la Franc-Maçonnerie – Le dix-huitième grade (1982)

« J. H. von Ecker und Eckhoffen (+ 1790) [ ... ] publia en 1782 un violent pamphlet [ ... ] qui présentait Rose-Croix et Templier comme des marionnettes dont les jésuites tiraient les ficelles. » [ Le pape ayant supprimé leur Compagnie en 1773. ]

« ... Friedrich Nicolaï (+ 1810) [ ... ] se demandait [ en 1781 ] dans quelle mesure les Jésuites s'étaient emparés du mythe [ rosicrucien ] à leur profit pour agir sur la maçonnerie.

« Après avoir enquêté la même année en Allemagne du Sud et en Autriche, il conclut par l'affirmative. »

Cf. Roland Edighoffer – Les Rose-Croix [ dans la tradition ] – Des Rose-Croix à la Franc-Maçonnerie – La Rose-Croix d'Or – Accusations et remous (1982)

   

    

jeudi 14 novembre 2024

Le Vajradhara d'Oddiyâna

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la troisième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« Au sujet [ de la légende arthurienne ] Artorius [ ... ] a véritablement existé au VIe siècle [ de l'ère chrétienne ]. Il a unifié les habitants de l'île des Brittons contre les envahisseurs saxons, angles et autres peuples germains venant par l'Ouest du continent.

« La réalité historique est qu'il n'a jamais été roi mais [ qu'il fut ] un celte fidèle à la réputation de ce peuple : un guerrier redoutable pour qui la mort n'est que l'occasion de montrer aux [ divinités ] la bravoure et le courage.

« Au fil des siècles et des interprétations [ légendaires ] Artorius devient le roi Arthur, l'exemple du héros sur lequel tout mythe élabore sa légitimité collective.

« Par rapport à la légende et à l'époque contemporaine d'Artorius, un druide nommé Merlinius ou Myrdhyn a réellement existé et ses redoutables pouvoirs sont attestés par l'épisode relatif au château de Vortigen.

« Le magicien fut le seul druide capable de maîtriser les forces souterraines des deux dragons rouge et blanc qui détruisaient les fondations du château de ce roi cruel.

[ Les couleurs de ces deux dragons sont également celles des armes de Galaad : Croix de gueules sur écu d'argent. ]

« La suite de la présence légendaire du druide [ au château de Vortigen ] permet à ce souverain de devenir le père d'Uther-Pendragon. [ Constantin de Bretagne ]

« De même, l'épisode de la Table Ronde s'est éloigné de l'expérience initiatique celte du Chaudron aux vertus magiques de transformation de l'être dans son expérience héroïque pour devenir une quête du Saint Graal influencée par la recherche du calice christique.

« Les différentes versions chrétiennes de la légende arthurienne tentent de faire apparaître le druide comme un incube : c'est-à-dire le fils du Diable en personne qui aurait abusé d'une vierge pour créer son faire-valoir terrestre. » [ ... ]

Cf. Dominique Aucher – Préface [ aux ] « Druides » d'Henri d'Arbois de Jubainville (2011)

Quand Peter Harvey signale en 1990 que « toutes les sources concordent sur l'âge de quatre-vingts ans pour la mort de Gotama », il ne signale pas ce que cette unanimité pourrait avoir de symbolique du point du vue des nombres.

Pour notre part, nous n'hésitons pas à la mettre en rapport avec les quatre-vingts jours du Sabbat (52 + 28) mais pas avec les sceaux de l'octogone occidental puisqu'ils s'inscrivent déjà dans des triades (5) avec les deux bodhisattvas du Nirmanakaya de Vajradhara.

L'un d'entre-eux occupe nécessairement le centre de cet l'octogone – 'Isâ ibn Maryam – ou de sa décade – Muḥammad – tandis que les deux dernières triades – akbarienne et aḥmadienne – font l'objet de trois déplacements successifs à partir de Jésus.

Mais les huit rayons de la Roue du Dharma font immédiatement penser à l'octuple Sentier des quatre Nobles Vérités et aux huit Bodhisattvas des quatre Dhyanis Bouddhas du Sambhogakaya ou encore aux huit signes auspicieux du Vajrayana.

L'hagiographie de Padamasambhava – le premier de nos deux Boddhisattvas dans le Nirmanakaya de Vajradhara – nous en donne une autre illustration.

Mais tandis que les huit Bodhisattvas du Sambhogakaya irradient autour du Bouddha Shâkyamuni – le Bouddha du Nirmanakaya – les huit dénominations du Guru s'organisent à partir de l'Adhy Bouddha Vajradhara dans le Dharmaka d'Oddiyâna.

Oddiyâna représente ici la Terre Pure d'Amithaba – l'un des quatre Dhyanis Bouddhas du Sambhogakaya qui irradient autour de l'Adhy Bouddha Vairocana – toujours située à l'Ouest dans une symétrie remarquable avec la tradition amérindienne.

La Terre Blanche de Quetzacoatl est en effet toujours située à l'Est et s'identifie avec l'Irlande que les compagnons de la Branche rouge qualifie plutôt d'île Verte à cause de la deuxième hypostase de l'Amphisbène – Colomban – le Serpent à plumes du Caducée.

Ce sont les quatre triades de l'octogone qui irradient dans les quatre domaines de l'Orient la Chine, l'Inde, l'Iran et la Méditerranée orientale – autour de Vajradhara avec les deux Bodhisattvas du Nirmanakaya :
   

Pythagore

Zoroastre

Shâkyamuni

Lao-Tseu

Vajradhara

Pythagorique

Chrétienne

Akbarienne

Aḥmadienne

OM . MANI . PADME . HÛM

Mañjushrî

Péma Gyalpo

Roi Lotus

    Avalokiteshvara

Orgyen Dordjé Tchang

Vajradhara d'Oddiyâna

    Vajrapâni

Shâkya Sengué

Lion des Shâkyas

    Maitreya

Nyima Öser

Rayon du Soleil

    Kshitigarbha

Padmasambhava

Né du Lotus

    Akashagarbha

Loden Tchoksé

Intelligence érudite

    Sarvanivarana

Sengué Dradrok

Lion rugissant

    Samantabhadra

Dordjé Drolö

Diamant foudroyant

    OM . ÂH . HÛM . VAJRA . GURU . PADMA . SIDDHI . HÛM

   
« Dans la symbolique de Padmasambhava le nombre huit est une constante. Mais de toutes les octades, celle des huit noms du Maître – « Guru Tsengyé » – occupe une place centrale. »

Cf. Philippe Cornu – Padmasambhava. La magie de l’Éveil – Le Précieux Guru – Les huit noms de Padmasambhava (1997)

    

     

mardi 12 novembre 2024

Le chemin des saints

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Retour vers la demeure des lettres

Pour la demeure de la deuxième sphère
parmi les neuf sphères célestes de la vingt-septième lettre :

« Ghayn »

« Les Gôidels – ou comme [ on ] écrit aujourd'hui, les Gaëls – sont le rameau le plus septentrional de la famille celtique ; ce rameau s'est établi dans les îles britanniques à une date difficile à déterminer entre 1300 et l'an 800 avant [ l'ère chrétienne ].

« Les Gôidels étaient alors à l'âge de bronze. Ils ne sortirent pas de cet âge avant l'an 300 ou 200 avant [ l'ère chrétienne ] – date approximative à laquelle une invasion gauloise apporta le fer dans les îles britannique.

« Plusieurs siècles – mille ans peut-être – avant l'invasion gauloise, les Gôidels armés de lances avec [ des ] pointes de bronze, d'épées et de poignards de bronze avaient triomphé de la race anonyme qui les avait précédés dans les îles britannique.

« Cette race dont l'archéologie nous apprend l'antique existence mais dont la langue nous est inconnue, ignorait les métaux quand elle fut subjuguée par les Gôidels.

« Elle était [ alors ] encore à l'âge de la pierre polie – à l'âge néolithique comme disent les archéologues. [ ... ] Les armes de pierre et d'os dont se servait cette race étaient bien inférieures aux armes métalliques des Gôidels. »

« La conquête des îles britanniques par les Gôidels n'y avait pas seulement introduit un métal que les habitants de ces îles n'avaient pas connu jusque là, elle y avait fait aussi pénétrer une langue qu'on n'y avait pas encore parlée ...

« ... et qui allait y dominer [ ... ] pendant plusieurs siècles. C'était un dialecte celtique » [ avec « les vingt lettres dont se compose l'alphabet ogamique primitif [ ... ] celui des plus anciennes inscriptions [ en ] Irlande [ ou ] le « P » fait défaut. » ]

« Puis il s'écoula plusieurs centaines d'années et la conquête gauloise importa dans les îles britanniques avec les armes de fer qui triomphèrent des armes gôidéliques de bronze, un [ nouveau ] dialecte celtique – le gaulois ...

« ... qui vainquit et remplaça le gôidélique en Grande-Bretagne. »

Cf. Henri d'Arbois de Jubainville – Les Druides – Les différences entre les Gôidels et les Gaulois (1906)

« La culture indienne n'apportait pas à la consignation des dates le même souci de précision que les cultures chinoises ou gréco-romaine ; on ne peut donc pas toujours parvenir à une datation exacte.

« Les sources bouddhiques disent que Gotama mourut soit deux cent dix-huit ans soit cent ans avant le couronnement du roi Asoka.

« D'après les noms de certains roi grecs mentionnés dans les édits d'Asoka, cet événement remonterait à environ 286 avant [ l'ère chrétienne. ]

« Comme toutes les sources concordent sur l'âge de quatre-vingt ans pour la mort de Gotama, ses dates seraient environ 566 – 486 avant [ l'ère chrétienne ] ou 448 – 368 avant [ l'ère chrétienne. ]

« Auparavant, les orientalistes modernes ont généralement accepté les dates les plus anciennes mais elles reposeraient selon le consensus actuel sur des preuves trop minces.

« Des dates proches des dernières vers 480 – 400 avant [ l'ère chrétienne ] seraient plus probables. »

[ Et donc ces dates pour ce qu'elles ont d'arbitraire invalident les sources sur lesquelles elles prétendent s'assurer. ]

Cf. Peter Harvey – Le bouddhisme. Enseignements, histoire, pratiques – Le Bouddha et son contexte indien (1993)

« Le deuxième patriarche [ de l'école de la Terre Pure en Chine ] Tao-ch'o (562 – 645) appuyait l'idée que depuis 549 – selon la chronologie chrétienne – le monde était entré dans l'époque dégénérée du Dharma de la fin des temps – le « mappô » japonais.

[ « T'an-luan (476 – 542) fut le premier à [ ... ] donner [ au « Ch'ing-tu » ] la structure d'une école et il est considéré comme son premier patriarche. » ]

« Les chinois pensaient en effet qu'en 549 mille cinq cents ans s'étaient écoulés depuis la mort du Bouddha, ce qui correspondait au commencement d'un âge de déclin du bouddhisme et de la morale prédit par le Sutra du Lotus – le « ma-fa » chinois.

[ Ce fait remonter le Pari-Nirvana de Gotama en 951 avant l'ère chrétienne d'après une chronologie d'origine taoïste. ]

« Dans de telles circonstances [ celles qui vont caractériser le mahâyâna provisoire et définitif ] la plupart des gens ne pouvaient pas suivre le difficile « chemin des saints » [ des époques antérieures ] fondé sur leur propres vertus et sur la méditation ...

« ... mais devaient s'en remettre au « chemin facile » de la dévotion à Amitâbha.

« Le « pouvoir de soi » devait être remplacé par le « pouvoir de l'autre » – c'est-à-dire [ celui ] d'Amitâbha.

« Le troisième patriarche – Shan-Tao (613 – 681) – donna à l'école sa forme classique et la propagea activement parmi le peuple.

« À partir du IXe siècle l'école était si répandue [ en Chine ] qu'elle n'eut plus besoin d'être dirigée par des patriarches spécifiques. »

« Dans l'école du « Jôdo-shû » [ au Japon ] Ryôyo (1341 – 1420) développa l'idée que la Terre Pure [ de l'Ouest ] était en réalité partout et qu'on y pénétrait en changeant son état d'esprit pendant la vie plutôt qu'à la mort. »

« Dans le « Jôdo-shin-shû », le « deuxième fondateur » [ de l'école de la Vraie Terre Pure ] Rennyo (1415 – 1499) s'opposa à un courant de pensée où la conduite morale était sans importance pour quiconque avait foi en Amida.

« Il prêchait que la foi sincère impliquait un cœur pur et qu'une vie morale exprimait la gratitude envers Amida.

« Les autres écoles ne devaient pas être critiquées mais seul Amida devait être vénéré comme le « Bouddha originel » incluant tous les autres : Amida incarnait le Corps du Dharma» [ à la place de Vairocana. ]

Cf. Peter Harvey – Le bouddhisme. Enseignements, histoire, pratiques – Histoire ultérieure et expansion du bouddhisme – Chine – L'école de la Terre Pure [ & ] Japon – Les siècles suivants (1993)

La chronologie taoïste de la Terre Pure n'est guère plus convaincante que l'historicisme factuel du scientisme en matière d'historiographie bouddhique ; qu'elles que soient par ailleurs leurs valeurs morale ou méthodologique.

La coïncidence entre l'instauration du bouddhisme au Tibet (779) et la fondation du mahâyâna définitif (1279) pour la datation du mahâyâna provisoire à la fin des temps est suffisamment convaincante pour emprunter leur voie à partir de 720 avant l'ère chrétienne.