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Pour la treizième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« Le christianisme est devenu universel à partir du moment où la déviation occidentale s'est répandue partout dans le monde ; ce qui est particulièrement évident en Afrique noire : ...
« ... la première vague d'islamisation s'est produite par l'intermédiaire des Soninké au premier siècle de l'hégire alors qu'à de rares exceptions près, la pénétration du christianisme n'a fait qu'accompagner celle des puissances coloniales. »
Cf. Abd ar-Razzaq Yahyâ – La papauté contre l'islam – Une adaptation providentielle (2007)
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La crise moderniste de l'Eglise catholique n'est plus que la cinquième rupture paradigmatique de la tradition chrétienne qui la mène irrémédiablement vers sa phase terminale à travers son triple reniement :
1 - celui du conclave de 1958 qui écarte Mgr Siri pressentit comme le successeur naturel du pape Pie XII en faveur de l'élection pontificale du pape Jean XXIII
2 - celui du deuxième concile du Vatican qui refuse en octobre 1962 les schémas préalables établis par la curie romaine pour aboutir à la déclaration du 28 octobre 1965 dont la perspective œcuménique s'inscrit dans une idéologie sioniste
- celui de 1978 qui fit long feu en écartant préalablement Mgr Wojtyla pressenti comme le successeur naturel du pape Paul VI en faveur de l'élection pontificale du pape Luciani dont le pontificat christique ne devait durer que trente-trois jours
3 - celui de 2013 qui écarte le pape Benoit XVI établi comme le successeur naturel du pape Jean-Paul II en faveur du pseudo pape François et de son successeur
Mgr Pacelli avant de devenir le successeur nominal de son prédécesseur aborde le sionisme sous le pontificat de Pie XI en-deçà de sa dimension religieuse comme un projet politique somme toute assez semblable à celui qui devait fonder le 11 février 1929 l'Etat du Vatican.
Le pape Jean-Paul II finira par reconnaitre l'Etat sioniste le 30 décembre 1993 au terme d'un long processus diplomatique initié par l'Organisation des Nations Unies dès le 11 mai 1949 qui cherchait la résolution de leur contentieux.
Le pontife de cet aggiornamento escomptait après la chute de l'Union soviétique jouer auprès des Nations Unies un rôle semblable à celui de Léon XIII auprès des démocraties libérales qui avait assumé un siècle plus tôt (1891) la promotion des droits sociaux.
La reformulation du rite de consécration épiscopale (1968), la réforme liturgique de l'Eglise universelle (1970) et celle des ordres de la vie religieuse (1972) portés par cet œcuménisme ont fini par susciter la résistance du pape Paul VI vers la fin de son pontificat.
Jean-Paul II a consolidé et circonscrit cette résistance en consignant les questions anthropologiques soulevées par son prédécesseur. Benoît XVI a ensuite rétabli la légitimité formelle d'une liturgie antérieure à la déclaration de 1965.
Le pseudo pape François a mis à mal cette consignation et ce rétablissement en poursuivant la déconstruction à laquelle le pape Paul VI avait voulu mettre fin après 1972 en ajustant le dialogue œcuménique sur une position d'équilibre instable.
La Genèse d'une dérive ébauchée par Abd ar-Razzâq en 2007 dans un livre qui oppose la papauté à l'islam commence sous le pontificat du pape Pie XI et s'achève avec celui de Benoît XVI en se référant à la position initiale et normative du saint pape Pie X.
Le dernier acte de notre triptyque n'était pas encore à l'ordre du jour mais le « Non possumus » de Mgr Merry del Val avait déjà rendu l'âme et l'écho radar de son transpondeur ne répondait plus à la Tour de contrôle sous le satellite de l'Astre sombre :
« Ma seule étoile est morte et mon luth constellé
porte le Soleil noir de la Mélancolie »
