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Pour la huitième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« En vérité, on ne peut qu'être frappé par l'omniprésence de ce nombre (8) dans l'ensemble des enseignements akbarien. »
« C'est par ce nombre (8) que gouverne l'Être équitable. »
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Métaphysique de la Zakât – Le poème introductif (2008)
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Nous avons répertorié les 261 demeures célestes qui sont réparties sur les vingt-huit lettres arabes en correspondance avec les mansions sidérales en deux groupes de « 81 » et de « 180 » sphères avant d'évoquer les « 108 » demeures spirituelles du Kawthar d'al-Ḥaqq.
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« ... les [ huit ] membres [ du corps ] : le regard, l'ouïe, la langue, la main, le ventre, le sexe, le pied et le cœur [ sont ] en correspondance [ ... ] avec les huit Portes du Paradis mais aussi avec les huit catégories de biens imposables : ...
[ « deux métaux : l'or et l'argent ; trois catégories animales : les ovins, les bovins et les camélidés ; trois catégories végétales : le blé, les dattes et l'orge. » ]
« ... ainsi qu'avec les huit catégories de bénéficiaires énumérées dans le Coran. » [ auxquelles viennent correspondre « les huit sortes de dons. » ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Métaphysique de la Zakât – La Zakât initiatique (2008)
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« On ne peu manquer d'être frappé par le fait que les [ cinq ] passages coraniques relatifs à la « zakât » figurent tous dans la neuvième sourate : « at-Tawba ».
[ Abd ar-Razzâq indique ici les versets 34 & 35 + 60 + 77 + 103 + 111 de la Sourate 9. ]
« Cette particularité s'accompagne d'une autre - très visible et surprenante – puisque cette sourate est la seule qui n'est pas précédée de la formule [ de l'entête similaire ] :
« BiSMi'LLâH AR-RAHMâN AR-RAHîM »
[ Ces dix-neuf lettres qui sont parfois identifiées aux gardiens du feu de l'enfer – S 74 V 30 – et à « al-Fattâh » (19) dans la liste des Noms divins en référence à la « Fâtiha » (1) ne sont en fait que huit compte tenu des répétitions : « B.S.M.L.H.A.R.N ».
L'absence de l'entête liminaire qui est ici attribuée à la rupture du pacte donc il est question dès le premier verset de la sourate s'explique plus simplement par le fait que ses 129 versets appartenaient à la précédente (8) qui n'en comprend que septante-cinq.
Leur somme (204) rentre en effet dans l'ordre décroissant des sourates entre 206 pour la septième et 109 pour la dixième mais il est vrai que cet ordre n'a rien d'absolu puisque la suivante (11) par exemple en comprend encore cent vingt trois.
Il existe cependant une alternative dans les sections des corpus sethiens dont le nombre de référence si l'on suit les généalogies bibliques est 112 avec une clôture (2) qui peut être placée sur la dernière occurrence ou au-delà.
Les logia des Paroles cachées que le Christ a confié à son didyme sont bien au nombre de 114 comme les sourates du Noble Coran mais les devise pontificales de la Prophétie des papes son au nombre de 113 si l'on suit les alinéas du texte originel.
Les devises 112 et 113 ont ensuite été réunies en un seul tenant semblable aux sourates 113 et 114 quand elles sont décrites comme un redoublement – S 15 V 87 – même s'il est vrai qu'un dernier pontificat (114) peut encore être identifié au Jugement qui leur succède.
La précession des sourates à partir de la huitième ne modifie guère le symbolique polaire de l'Ikhlâs (112) dont le rang reste le même (111) dès lors qu'il intègre la première plutôt que de la laisser devant en dehors du nombre de leur recensement (1 + 111).
Ce déplacement d'une partie des versets de la huitième sourate vers la suivante là où apparait la rupture du pacte et dont on a laissé une trace évidente en omettant l'entête explique les 110 sourates du Noble Coran d'ibn Massûd qui avait refusé leur destruction.
Il s'agit du Coran sublime ou immense que le Noble Coran distingue des sept versets de la première sourate et des deux dernières qui sont redoublées avec cette absence de rupture qui scinde la huitième sourate avec la suivante. ]
« Certes, le Cheikh al-Akbar explique que toutes les sourates sans exception sont précédées par cette formule et que la « basmala » de la neuvième sourate figure en réalité au verset 30 de la sourate des Fourmis (27) ...
« ... où la Reine de Saba dit : « Cet écrit me vient de Sulaymân et il est au Nom d'Allâh [ le Clément, le Miséricordieux » ] ; ...
« ... néanmoins, les questions demeurent : pourquoi la « basmala » de la sourate a-t-elle été déplacées et elle seule ?
[ Sans doute parce que la missive que Salomon adresse à la Reine du Midi a ici la valeur d'une sourate qui correspond à sa demeure. ]
« Pourquoi faut-il considérer que cette absence apparente ne correspond pas à la réalité ? »
[ Parce que la rupture du pacte qui signifie la fin d'une immunité pour ceux qui l'avait contracté précédemment avec le Prophète avant le pèlerinage de l'an 9 fut encore une miséricorde du Miséricordieux du point de vue où se place le Cheikh al-Akbar. ]
Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Métaphysique de la Zakât – La fin de l'immunité (2008)

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