samedi 18 juillet 2026

In excelsis

...

Nous avons dénombré les demeures dans un cheminement au cours duquel la plupart des demeures terrestres et une partie des demeures célestes ont été réécrites parfois plusieurs fois – ce que nous avons alors décrit comme un retour sur des étapes antérieures.

Notre première impulsion datait de décembre 2011 et l'ensemble de ce cheminement plus ou moins cohérent représente par conséquent un parcours d'une quinzaine d'années sur lequel nous ne pourrions guère revenir désormais.

Mais nous nous exprimons encore désormais en dehors des demeures sur un nouveau blog attaché au premier où nous avons déjà publié :

Sous les lys

Dans le labyrinthe

Salade de fruits et légumes

Les quatre grades supérieurs

Les Philalèthes persévèrent

La férule des Jésuites

La vie angélique

Le signe de la Vierge et le petit livre de Jean

L'axe de Thyatire

Le supplice de Tantale

Les bacchanales de Cana

Les récipiendaires (820)

Ego sum in Arcadia

Ebionites et Nazaréens

...

   

    

jeudi 16 juillet 2026

Le Secret de Zohra Alba

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« Alif  Lâm –  »

(1 + 30 + 2)

Je connais de toi un secret plus profond que ton cœur :

Une âme sœur

Entre un océan qui déferle

et l'abîme que rien ne vient combler

   

    

mardi 14 juillet 2026

La demeures des demeures (836)

...

Pour les trois dernières demeures qui sont dans le Kawthar d'al-aqq :

Mets ces demeures à part : la troisième (114) en premier et la seconde (113) en dernier de façon à ce que la première (112) devienne celle du centre.

Pour les demeures terrestres : « 460 »

- 367 jours avec le bissextile et son trissextile

- 52 semaines avec un sixième jour complémentaire au Printemps

- 28 mansions lunaires comprenant quatre semaines sidérales

- 13 mois comprenant quatre saisons de treize semaines

Compte le septième jour de la Semaine (52) et la treizième semaine de la Saison (28) comme l'un des quatre vingt jours du Sabbat ou comme l'une des quatre semaines sabbatiques du treizième mois avec les quatre jours qui sont autour du Solstice d'hiver.

Pour les demeures célestes qui gravitent autour des lettres avec les mansions : « 261 »

- 81 qui sont comme les jours sabbatiques avec le Jour de la détermination

Le Jour de la détermination est le Mercredi qui se trouve au centre de la Semaine avec le Solstice d'hiver qui ne détermine que ceux (364) qui se trouvent dans les 52 semaines.

- 180 dont quatre seulement ont été attribués à la lettre «  »

Soit « (3 x 7) + (3 x 8) + (4 x 9) + (18 x 10) » « 261 » = « 21 + 24 + 36 + 180 »

Le nombre des demeures terrestres et célestes est donc : « 721 » = « 460 + 261 »

Pour les demeures spirituelles qui sont descendues avec la seconde saison : « 114 »

La seconde saison correspond aux seize semaines de l'apocatastase (112).

Les deux demeures supplémentaires sont comme les deux mois du Janus (60) qui complètent la décade des mois synodiques (300) avec les cinq premiers jours complémentaires (5).

- les 78 lettres condescendantes qui sont esseulées dans le Noble Coran

- les 30 monogrammes qui les regroupent dans leurs vingt-neuf sourates

- les six qui sont dans le Kawthar d'al-aqq (108)

La demeure des demeures (836) est la demeure de l'affranchissement des demeures et comme telle une Khalwa dans la Khalwa qui préfigure la fin d'une Khalwa qui ne finit pas.

Ce par quoi nous avons mis un terme à notre voyage en espérant que ses haltes vous soient favorables dans la recherche d'un havre.

    

    

dimanche 12 juillet 2026

Les origines de la religion chrétienne

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Pour la septante-huitième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Pour comprendre ce que furent les origines de la religion chrétienne, il nous paraît indispensable de distinguer nettement trois états successifs : ...

1 - « celui de la mission terrestre et messianique du Christ au sein du Judaïsme ; ...

2 - « celui du Judaïsme chrétien après la mort du Christ ; ...

3 - « et enfin le Christianisme romain.

[ Nous pouvons adhérer à cette typologie sans réserve mais non sans constater que la mission du Christ au sein du Judaïsme n'impose pas qu'elle soit d'origine juive : elle suppose seulement sa réception dans un cénacle originel.

Ce cénacle est à priori celui du Baptiste – le Précurseur dont la bénédiction baptismale préfigure l'onction royale de Marie de Magdala dans la communauté du disciple bien aimé : Lazare dont l'identité est assumée par le Théologien qui rédige le nouvel évangile johannique.

La bénédiction et l'onction sont liées par le nom des lieux où elles s'accomplissent qui empruntent dans les deux cas celui de « Béthanie » en relation avec la manne qui caractérise la rosée à l'aube d'un renouvellement cyclique  la Rose que les Templiers ont lié à la Croix.

Le judaïsme chrétien est un judéo-christianisme qui caractérise la première des cinq ruptures paradigmatiques qu'Hans Kung aborde dans une herméneutique de la continuité (1994) et qui implique forcement dans l'ordre où elles sont données le Christianisme romain.

L'eschatologie apocalyptique du corpus johannique implique pour sa part l'Apôtre qui précède le Théologien du quatrième évangile sans se confondre avec l'Ancien qui rédige le second dans le sillage du Prince des apôtres  l'évangile synoptique de Marc.

Sans se confondre donc avec la tradition synoptique inaugurée par Matthieu qui caractérise cette rupture dès qu'il intègre dans les Actes des apôtres le corps apostolique des Douze mais non sans rappeler à l'ordre les communautés asiates fondées par l'apôtre Paul. ]

« Par cette dernière expression [ le Christianisme romain ] nous [ ne ] visons pas l'Eglise catholique romaine telle qu'elle existe en fait actuellement [ en 1986 ] mais bien celle qui fut fondée par saint Pierre et qui comprenait les grands patriarcats orientaux : ...

« ... tout d'abord Alexandrie et Antioche auxquels furent joints par la suite Constantinople et Jérusalem ; ...

« ... les deux premiers sont réputés avoir été établis par Pierre lui-même tandis que les seconds furent agréés plus tard par l'autorité romaine qui détenait seule la juridiction universelle représentée par le « pouvoir des clés ».

[ Si les trois sièges pétriniens ont bien été « fondés » par le Prince des apôtres au gré de ses pérégrinations, celui de Rome dont ils dépendent n'a été « établi » dans la capitale de l'Empire que par l'empereur Constantin avant qu'elle ne soit déplacée à Constantinople.

Avant cet établissement l'Eglise était à Arles en Provence et s'identifiait à la Communauté du disciple bien aimé et après ce déplacement Rome a du attendre saint Grégoire  le Grand Monarque prophétisé par saint Césaire  pour se remettre de ce déclassement.

Tenue d'agréer le Siège patriarcal de la Pentarchie byzantine, l'Eglise grégorienne lui oppose les trois sièges d'Occident dont Arles reste le premier avec Séville et Canterbury  le Siège œcuménique de Constantinople détenant en droit sa juridiction universelle.

Le « pouvoir des clés » n'est qu'une rhétorique ultérieure de « l'autorité romaine » qui en se revendiquant des prérogatives de Pierre et de Paul s'achemine irrémédiablement vers le grand schisme originel qui divise le Catholicisme et l'Orthodoxie. ]

« La promesse concernant ce pouvoir faite par le Christ au Prince des apôtres ne s'accomplit en effet dans toute sa plénitude que lorsque ce dernier prit possession de sa Chaire à Rome, établissant [ ... ] l'Eglise-mère dont allaient dépendre désormais toutes les autres. »

[ Pierre n'a pas pu se saisir d'une Chaire qui n'existait pas encore et qu'Ambroise est sans doute le premier à imaginer comme telle dans le cadre d'une charge apostolique qu'il assume à Milan tandis que l'Empire s'effondre de toute part sous les invasions barbares.

Saint Clément à Rome reste néanmoins le premier à paraître crédible pour cette charge qu'il assume dès la fin du premier siècle de l'ère chrétienne en initiant à la suite de Pierre et de ses assesseurs  Lin et Anaclet – la longue liste des 266 pontifes qui la revendique. ]

Cf. Charles-André Gilis  Introduction à l'enseignement et au mystère de René Guénon – Les origines de la religion chrétienne (1986)

    

     

vendredi 10 juillet 2026

Les deux têtes du Serpent

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Pour la septante-septième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Selon une récente livraison [ en 1986 ] des Cahiers Villard de Honnecourt, M. Jean-Pierre Laurant a [ ... ] déclaré publiquement au cours d'une conférence :

« Si l'on prend en exemple les rapprochements opérés dans le chapitre XV de la Grande Triade [ de René Guénon qui placent ] le Maître maçon entre l'équerre et le compas, ...

« ... on trouve ces instruments [ dont les fonctions sont liées à la quadrature du cercle ] associés à Niu-Koua et à Fo-Hi dans des fonction Yin et Yang [ dont le tracé par le rapport qu'elles entretiennent avec le cercle s'apparente à la décade du pentagramme ] ...

« ... de façon tout à fait arbitraire du point de vue de l'histoire des symboles comme de celui des rôles de Fo-Hi et de Niu-Koua ; ...

« ... aucune considération d'influence, d'emprunt, de source n'est à retenir : il s'agit bien d'un sens intérieur ou d'un non-sens. »

« Un tel jugement est inadmissible [ pour Gilis qui y voit « un malentendu particulièrement grave » ] car l'examen des rôles de Fo-Hi et de Niu-Koua dans la tradition chinoise n'atteste en aucune façon le caractère « tout à fait arbitraire » du rapprochement établi par Guénon, ...

« ... rapprochement qu'il confirme au contraire pleinement [ en lui accordant ce caractère arbitraire qui relèverait d'un sens interne. ]

« M. Laurant ignore-t-il que Fo-Hî est considéré dans cette tradition comme le premier empereur et comme le législateur primordial [ de son empire ] et que la réalisation du Saint Empire correspond à l'achèvement suprême et intégral de la Maîtrise maçonnique ?

« Qu'il nous soit permis d'en douter [ puisqu'il ne peut s'agir ici que d'une question rhétorique. ]

« Nous pourrions mieux comprendre qu'il ne sache pas que selon la tradition islamique, Abraham envisagé en tant [ que Père du Verbe solaire ] qui préside à la construction de la Ka'ba de la Mekke apparaît lui-même comme le réalisateur d'un Saint Empire [ islamique. ]

« A ce titre, il représente aussi la fonction du Grand Architecte et est par ailleurs aidé dans sa tâche par la « Sakîna » [ la Présence divine. ]

« Or la figuration symbolique de cette dernière est un Serpent à deux têtes – ce qui équivaut manifestement à celle où Fo-Hi et Niou-Koua sont unis par leurs queues de serpent.

« On constate dès lors que l'on pourrait difficilement trouver en réalité des analogies plus précises : ...

« ... l'Empire chinois [ comme celui du Wagadu, ] la Ka'ba, la Loge maçonnique sont tous les trois des représentations évidentes de l'Invariable Milieu ; ...

[ On peut dès lors considérer que l'empire du Milieu et celui du Wagadu constituent en réalité les deux têtes du Serpent dont la Ka'ba caractérise le centre immuable. ]

« ... Fo-Hi, Abraham, le Vénérable ont pour fonction de régir et de gouverner ; ...

« ... l'équerre qui est l'emblème de l'Empereur primordial et l'instrument du Vénérable sert tout comme la « Sakîna » d'Abraham à mesurer la Terre représentée par son lieu central [ dont la mesure empirique est de 365,24218 jours sur 5.500 ans. ]

Cf. Charles-André Gilis Introduction à l'enseignement et au mystère de René Guénon – A propos de l'incarnation (1986)

   

    

mercredi 8 juillet 2026

L'existence corporelle

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Pour la septante-sixième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« L'abandon définitif de l'ouvrage projeté sur les conditions de l'existence corporelle revêt une valeur symbolique riche d'enseignement. »

Cf. Charles-André Gilis  Introduction à l'enseignement et au mystère de René Guénon – L'énigme des conditions de l'existence corporelle (1986)

« Dans son texte sur la théorie hindoue des cinq éléments [ qui est sans à l'origine du refus de sa thèse sur l'Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues, ] ...

« ...  René Guénon figure la distinction traditionnelle de des derniers en tant qu'elle s'effectue à l'intérieur d'une sphère [ dont le cercle est reproduit dans un chapitre sur la prière rituelle du livre des étendards consacré au Califat (1993) ] : ...

« ... par rapport à l'équateur où l'élément neutre qui est l'Air garde l'équilibre entre les deux tendances opposées, c'est le Feu qui occupe la moitié supérieure de cette sphère et l'Eau la moitié inférieure ; ...

[ C'est en effet entre l'Eau et le Feu que le plan du Fleuve Jaune répartit sa décade centrale (55) autour de la Terre (5) puisque les cinq éléments du Fleuve Lo dont l'écrit reproduit le Carré magique de Saturne (3 x 3) ignore l'Air et l'Ether au profit du Bois et du Métal. ]

« ... or cette représentation est elle-même analogue à celle des deux demis circonférences qui symbolisent par ailleurs [ dans l'œuvre guénonienne ] l'Hindouisme et l'Islam.

« L'énigme des conditions de l'existence corporelle touche donc d'une manière fort directe non seulement au « secret » qui présida à l'investiture [ imaginaire ] et l'ensemble de la carrière traditionnelle [ bien réelle ] de René Guénon, ...

« ... mais aussi – ce qui dans le fond revient au même – aux mystères solaires et eschatologiques de la lettre « Nûn » [ dont la symbolique pour son palindrome en arabe ne nécessite en réalité aucune intervention linguistique complémentaire. ]

Cf. Charles-André Gilis  Op. Cit. Ibidem (1986)

La première entreprise de Guénon – compte tenu de la seconde qui implique l'Entente pour l'Union des peuples de 1925 – concerne l'Ordre du Temple Rénové de 1908 dont Gilis ne semble pas avoir bien compris que c'est le Temple qui devait être rénové.

Il n'y a donc pas de rénovation de l'Ordre des Templiers (1313) dans l'œuvre guénonienne où le Temple est précisément celui de l'existence corporelle dans une acception parfaitement chrétienne où Jésus s'identifie au Temple de Salomon – cf. Jean II 19.

Du reste toute l'œuvre de Guénon est sortie de l'enseignement qu'il aurait voulu professer en secret à cet Ordre au profit d'une lecture critique des instructions dispensés par la Fraternité Hermétique de Louxor fondée vers 1901 par Max Théon (+ 1927).

En abandonnant tout support rituel, il a donné à cette lecture critique tous les apports doctrinaux qu'on pu lui procurer les traditions orientales auxquelles il a pu s'initier dès 1911 en rompant par ailleurs avec une église gnostique qui s'en trouvait apparemment dépourvue.

Que l'Islam ait été plus accueillant que l'Occident pour cet enseignement qu'on peut raisonnablement qualifier d'hermétique reste à démontrer : ce qu'il advint de « la fonction d'Hermès » dans le Noble Coran pour Gilis (1984) démontre plutôt le contraire en réalité.

Le commentaire que Slimane Rezki (2021) réserve à Michel Vâlsan (+ 1974) à propos de son rattachement à la tariqa du Sheykh al-Darqâwî n'est guère plus encourageant même s'il passe de notre point de vue à côté de l'essentiel.

    

    

lundi 6 juillet 2026

La vision inaugurale de Cordoue

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Pour la septante-cinquième demeure du Kawthar d'al-aqq :

Ceux qui situe l'investiture du Sheykh al-Akbar au Centre suprême comme Sceau des saints muhammadiens en Andalousie pour l'identifier à la Vision inaugurale de l'Assemblée des prophètes de Cordoue se trompent à deux reprises.

Ibn Arabî suivait la voie du Christ et s'était engagé à la suite de Moïse sur une voie juive quand il eut cette vision dont la cause fut attribuée par l'Imâm du Tawhid à une intercession du Cheikh abû Muhammad al-Makhlûf à qui il venait de rendre visite et qui mourut cette nuit là.

C'est la raison pour laquelle Hûd qui fut le prophète des Yahûd du Yémen fut l'unique interlocuteur du Sheykh al-Akbar dans cette assemblée où en s'écartant de la voie de Mansûr al-Hallâj il se fit dès ce jour l'héritier du Christ et du Sceau des prophètes.

Hallâj en suivant le Christ avait voulu détruire le Temple de son corps en réclamant son martyr tout en se détournant de l'intercession du Sceau des prophètes et de sa communauté bien qu'il ait réalisé l'Identité suprême en s'identifiant à la réalité d'al-âqq.

Le Sheykh al-Akbar n'a atteint le maqam al-Qurba qu'au Maghreb sur la route de Marrakech en provenance de Fès où il avait sans doute prit connaissance de la Station des saints muhammadiens dont la spécificité muhammadienne lui avait échappé jusque là.

Et quelque soit la réalité de cette Proximité où il ne s'identifiait qu'à la Sainteté générale des uns et des autres en préfigurant la Parousie eschatologique du Christ, ce n'est probablement qu'à Tunis que son investiture se réalisa dans un environnement favorable.

Ce n'est qu'une fois investi de son imamât qu'il accède dans l'enceinte de la Ka'ba à la Station muhammadienne la plus pure où il rejoint le Sceau des saints muhammadiens à l'invitation du Sceau des prophètes en raison d'une ressemblance de statut.

Il semble que le rang du Sceau des saints muhammadiens préexistait dès cette époque à Fès puisque l'Imâm du Tawhid déclare l'y avoir rencontré mais que sa station s'y était occulté puisque son détenteur le supplie de préserver son anonymat.

Le fait d'en avoir eut connaissance démontre que le Sheykh al-Akbar était sur le point de réaliser quelque chose de comparable et c'est en raison de cette occultation que le Sheykh Ahmad at-Tijânî se rendit à Fès pour s'y manifester comme Qutb al-Maktum.

Cf. Charles-André Gilis Les sept étendards du Califat – Le cycle du Califat (1993)

L'ensemble du Kali yuga à l'âge de Fer peut être subdivisé en quatre cohortes de six cents ans qui sont comme les saisons de la Théogonie que caractérisent dans sa remonté cyclique cinq personnages : « David  Jésus  Muhammad  Muyi'd-Dîn  Ahmad ».

Ces cohortes peuvent être regroupés par triade en les qualifiant dans leurs aboutissements d'akbarienne ou d'ahmadienne à partir de tenants spécifiquement pythagorique ou chrétien :

« Pythagore – Auguste – Grégoire » >  < « Jésus – Colomban – François »

Il faut toutefois signaler que Pythagore n'est sans doute que le premier transmetteur d'une tradition plus ancienne qui remonte au Python de la Pythie à Delphes tandis que Jésus en inaugurant une triade spécifiquement chrétienne est aussi la source de la triade akbarienne.

Il existe enfin une triade orientale qui suit le rythme originel du Phoenix en l'attribuant aux périodes d'un Lotus d'or dont chacune des cinq pétales est semblable à un siècle qu'on peut prolonger avec le Bouddha jusqu'au centre d'un cycle de 5.500 ans sur 2.750 ans :

« Sakyamuni – Amitabha – Nagarjuna – Padmasambhava – Nichiren »

Il existe encore une variante extrême-orientale qui n'est pas sans rapport avec le nombre de David (14) où il apparaît comme un nombre de patriarches (28) semblable aux générations (42) qui relient Abraham au Christ dans l'évangile de Matthieu – cf. Mt I 1 :

« Sakyamuni  Nagarjuna  Bodhidharma »

Dans le chapitre qu'il consacre à la totalité du cycle humain, Gilis compare un Qutb az-Zamân qui n'est pas encore « le Pôle de son temps » mais « le Pôle du Temps » au jour sabbatique qui est décrit comme le septième du cycle hebdomadaire de la Semaine :

« Le Samedi est le jour où les formes individuelles sont résorbées dans la substance primordiale, le jour immuable d'où procède le cycle temporel et dans lequel il s'achève. »

Il est ensuite question de « l'Embryon d'or » dans « l'Œuf du monde » de la tradition hindoue et du « T'ai-ki » extrême-oriental comprenant les phases « nocturne » et « diurne » du « Jour de l'éternité ».

Rien ne s'oppose à ces définitions doctrinales pour désigner « le Maître des onze grains » – Cheikh Hama'u'Llâh – ou le successeur du Bâb – « Subhi Azal » – tant qu'elles assument le principe d'une fonction eschatologique du « Qutb az-Zamân ».

Ce qui trace à rebours un parallèle entre le Point du Bayân et le Qutb al-Maktum pour le jour sabbatique du Maître  « ar-Rabb » – qui n'est pas encore le Jour dominical du Premier d'entre eux mais celui que les oraisons de l'Imâm consacre à Abraham et à Sâlih :

- le temps imparti qui sépare le « Qutb al-Maktum » du « Qutb az-Zaman » est de 120 ans

- celui qui sépare le « Qutb az-Zamân » du Premier des jours est de 111 ans : « 7 x 33 = 231 »

Il n'y a pas à notre connaissance – hormis celui que les Bahâ'is se sont attribués pour fonder leur prétention  de temps imparti pour l'avènement du Celui qui devait être manifesté dans le Bayân par les deux lettres du Vivant – le « â » (8) et le « Yâ » (10) d'al-ayy (18).

Mais il ne peut s'agir que de la Parousie du Christ dans la Gloire de l'Olivier – dont Bahâ s'est dit la manifestation  pour cet adventisme oriental qui coïncidait en 1844 – mille ans après l'occultation de l'Imâm en 260 de l'hégire – avec celui du Septième jour en l'Occident.

Cf. Charles-André Gilis Les sept étendards du Califat – Le Califat axial (1993)

   

    

samedi 4 juillet 2026

La préexistence manifeste

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Pour la septante-quatrième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Suivant cette perspective [ Gilis vient d'attribuer à Idrîs le nombre (515) que Guénon attribue au Dux dantesque mais qui doit sans doute représenter une symétrie pour la Somme constante du carré de Saturne (15) dans le Triangle de la décade (55) ] ...

« ... la Nuit de la Détermination [ cf. S 97 ] correspond au passage de la limite qui marque la fin de l'état humain sous sa modalité actuelle ...

[ ... qui serait « symbolisé par l'Heure contenue dans le jour du Vendredi » pour la « Jumu'a » où les soixante minutes de l'Heure seraient comme autant d'années contenues dans le sixième jour de la Semaine ... ]

« ... et a une manifestation directe de l'Esprit universel muhammadien [ où c'est bien sûr l'Esprit muhammadien qui est universel en-deçà de sa préexistence manifeste que Gilis met ici en rapport avec l'Atmâ du Brahma – l'Esprit universel de l'Ordonnateur Suprême – ...

... ce qui explique peut-être que la Nuit de la Détermination soit comme plus de mille mois réunis là où l'Année du Brahma serait semblable à cent mille ans, ]

« ... Source principielle de toute lumière [ ... ] en qui se résorbera toute lumière – aussi bien la clarté lunaire qui est celle du mois que l'éclat de la Cité solaire [ qui serait à priori celle de l'année dans la complémentarité des luminaires. ]

Cf. Charles-André Gilis  Les sept étendards [ pour ] les sept étendard du Califat [ dans ] le cycle du Califat (1993)

Gilis voit le même symbolisme à la fin de la Prophétie des papes attribuée à Saint Malachie :

« Si l'on excepte la devise finale [ celle de ] Petrus Romanus (113) qui évoque de manière évidente l'analogie entre des cycles successifs d'existence [ qui comme telle ne semble faire ici référence qu'au retour du premier pontife, ] ...

« ... les trois dernières devises sont « de Medietate Lunae » (109), « de Labore Solis » (110) et « de Gloria Olivae » (111) [ qui convoquent les luminaires et le sacerdoce de la Prophétie qui ne peut alors s'identifier qu'à la renonciation du pontificat émérite. ]

« Le lien entre le symbole de l'Olivier béni [ auquel il identifie sa Gloire ] et la Nuit de la Détermination [ qui s'identifie pour nous avec le Mercredi du Solstice au centre de la Semaine serait ] expressément indiqué par ibn Arabî » [ à propos du trente-et-unième Tawhîd. ]

Cf. Les trente-six attestations coraniques de l'unité [ pour ] le Coran et la fonction d'Hermès (1984) – Le trente-et-unième Tawhîd provenant du Souffle d'ar-Rahmân concerne le huitième verset de la quarante-quatrième sourate :

« Il est votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres. »

Nous savons maintenant qu'il y a bien une devise intermédiaire (112) entre la Gloire de l'Olivier (111) et Petrus Romanus (113) dont le pontificat doit s'étendre jusqu'à la fin de la Sainte Eglise Romaine et qu'elle ne concerne pas seulement l'imbroglio de Bergoglio.

Cette répartition des devises pontificales est d'ailleurs confirmée par les dernières lames du Tarot où les luminaires (18) et (19) sont suivit par les arcanes du Jugement (20) et du Monde (21) et où le fou occupe par conséquent la place du pape émérite (113).

Le fou dont le surnom est celui de Sri Matsya – l'avatara primordial – quand il fait échec au Mat n'a pas de numéro d'ordre  ce qui incite à le mettre en dernière position (22) mais sa lettre – le Shin  représentée par le chat de la mère Michel précède le Tav du Monde (21).

L'arcane dont la lettre devrait être le Resh (20) s'occulte sur la lame du Tarot des imagiers dont le prototype marseillais n'est guère antérieur au XVe siècle et c'est bien le Monde (21) qui est jugé par le Jugement (20) du fou qui le précède.

Ce Jugement est par conséquent celui qui accompagne l'ultime devise pontificale (113) et qui comme le fou dans l'ordre des arcanes se situe sans alinéa en dernière position (114) là où la devise antérieure (112) achève le temps qui lui est encore imparti avant sa fin.

Guénon en attribuant à la Centurie (100) les douze devises zodiacales (12) dans lesquelles circulent les deux luminaires (2) faisait correspondre le Jugement (114) à la théophanie du signe de la Balance que Gilis identifie à la Parousie.

Léon XIV confirme à sa façon cette numérotation en reprenant le nom des papes qui ont fait explicitement référence à cette prophétie avant lui : Léon XII avec les médaillons pontificaux de Saint-Paul hors les Murs (98) et Léon XIII avec la devise qui lui correspond (102). 

C'est d'ailleurs à partir de cette devise – « Lumen in caelo » – que l'abbé Joseph Maître remettra cette prophétie à l'honneur sous le pontificat de Léon XIII (1878-1903) en publiant ses études sur la Prophétie des papes et la Papauté en 1901 et 1902.

Il faudra néanmoins attendre 1969 pour que Raoul Auclair dévoile un mécanisme centré sur la devise (73) de Sixte Quint (1585-1590) « Axis in Medietate signi » – avec une approximation (2031) recevable compte tenu de son extrémité originelle.

Le Milieu du signe étant situé plus exactement en Décembre 1587 et le début de la prophétie se situant avec Célestin II en Septembre 1143, la symétrie de l'Axe suppose qu'on la prolonge jusqu'en Mars 2032 – d'un équinoxe à l'autre autour du Solstice.

   

    

jeudi 2 juillet 2026

Le Califat spirituel de la Miséricorde

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Pour la septante-troisième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Au sein de notre état d'existence, Adam représente plus particulièrement le domaine de la manifestation grossière – celui de la créature humaine au sens du terme « bashar ».

« ... ibn Arabî [ assigne ] au cycle corporel une durée symbolique de 7.000 ans correspondant au signe zodiacal de la Vierge ; ...

[ Il ne peut s'agir que d'une symbolique de la Semaine qui assigne mille ans pour chaque jour où le septième apparaît comme un jour sabbatique qui récapitule les six autres et comme une limite vers un renouvellement cyclique.

Par ailleurs, le signe zodiacal de la Vierge ne peut être qu'une allusion au Christ malheureusement absent des considérations cycliques exposées ici par Gilis. ]

« ... ensuite [ toujours d'après ibn Arabî ] le pouvoir passera à la Balance qui est le temps de la Résurrection. »

[ Ce qui ne peut être encore qu'une référence à la Parousie du Christ identifiée à l'Heure du Jugement  la durée de 7.000 ans étant assignée à l'être humain et à la doctrine des jours de la Semaine d'où elle sollicite les dérives millénaristes de son millénium.

Le fléau de la Balance doit être identifié avec l'épée à la lettre « M » qui peut être assignée à Marie ou à Muhammad selon le contexte où elle s'exprime avec la symbolique axiale de la lettre médiane – la treizième  dans l'ensemble d'un alphabet de vingt-cinq lettres.

Elle s'exprime par conséquent sur un mode qui l'identifie à la sphère sublunaire puisqe l'alphabet de vingt-huit lettres qui en recense les mansions l'associe à la lettre « N » où elle apparait comme une lettre solaire qui l'identifie avec le Christ au Soleil de Justice.

La lettre supplémentaire dans le cadre d'un alphabet centré sur la lettre « M » qui les associe l'une a l'autre dans le mot « MaN » est la résultante d'un redoublement de la lettre « V » dans la lettre qui l'inverse en gardant la valeur constante (6) de leur conjonction.

Autrement dit : le « M » et le « W » manifestent une complémentarité graphique qui rappelle celle des deux « N » du « NûN » pour le palindrome de la lettre arabe qui s'identifie à la sphère solaire des nomenclatures astronomiques autour de son point diacritique. ]

« Les lettres qui composent la traduction latine du premier verset du Livre de la Sagesse : ...

« DILIGITE JUSTITIAM QUI IUDICATIS TERRAM »

« ... apparaissent successivement à Dante au cours d'une vision remarquable à bien des égards – cf. Paradiso XVIII 91 - 93.

« Nous nous contenterons de souligner ici que le « M » final du mot « TERRAM » qui se change en Aigle – symbole de l'Esprit universel – présente sous la forme romane qu'il avait à l'époque de Dante [ ... ]  ... 

« ... une ressemblance frappante avec le « parchemin déroulé » décrit par le [ Sheykh al-Akbar ] à propos du vingt-troisième Tawhîd » [ où Gilis fait apparaître avec ibn Arabî une structure trilitère que nous ne pouvons nous représenter que sous une forme mégalithique.

Cf. Les trente-six attestations coraniques de l'unité [ pour ] le Coran et la fonction d'Hermès (1984) – Le vingt-troisième Tawhîd provenant du Souffle d'ar-Rahmân concerne le septantième verset de la vingt-huitième sourate :

« C'est à Lui qu'appartient le Jugement suprême et c'est vers Lui que vous ferez retour. »

Mais il faut peut-être parler d'un quadrilitère ou d'un double trilithe puisque l'un des rectangles en surmonte trois autres en nous rappelant les cinq trilithes de Stonehenge qui entourent l'autel central sur l'Axe solsticial.

Il y a là un triple enjambement en rapport avec les trois premiers jours du troisième mois et avec la distribution des cinq jours complémentaires autours du Solstice d'hiver déplacés ensuite vers les Saturnales qui caractérisent le reste d'un treizième mois.

Ils forment en quelque sorte les trois jambes de la treizième lettre et les trois jours qui apparaîtrons avec l'équinoxe du Printemps quand le cycle du Maître des abeilles fera apparaître un « trissextile » avant le redoublement du jour suivant – en mars 2032. ]

« Ce rapprochement formel qu'étayent d'autres détails est confirmé par l'analogie des messages : ...

« ... l'écrit en vers figurant dans le parchemin commence par une référence quasi explicite à la Tradition primordiale tandis que l'Aigle adresse à Dante un discours qui compare la Justice divine insondable à « un Soleil sans voile qui toujours luit » – cf. Paradiso XIX 64 – ...

« ... tout en situant discrètement cette référence au Soleil de Justice dans une perspective universelle » [ ce par quoi le Christ est néanmoins rendu présent aux considérations cycliques qui l'éludent dans cet excursus. ]

Cf. Charles-André Gilis – Les sept étendards du Califat – Le cycle du Califat – Muhammad ou le Califat spirituel [ et ] La Montagne du Califat [ pour ] Le Califat axial (1993)

On trouve également ici d'autres références aux douze maisons zodiacales et à une période de 78.000 ans que Gilis met précisément en rapport avec la triangulation du nombre douze qui manifeste avec les condescendances la totalité du cycle dans son zodiaque.

Mais ni la Vierge ni la Balance ne font pour nous le jeu d'un quelconque déterminisme cosmique puisque leurs maisons zodiacales ne sont en quelque sorte que les théophanies célestes du Christ et du Louangeur louangé – Mahmud – qui apparaissent avec leur Parousie.

Le premier Nom de Dieu fut « I » pour « L » – le second « E » pour « F »

Il y a là aussi une référence au Jour de l'équinoxe et à ceux qui l'accompagnent quand Il est au centre de ces degrés. Il est alors semblable au Jour de la détermination – le Mercredi – parmi les deux ou trois incommensurables qui apparaissent avec le Solstice.

Si tu les compte comme jours complémentaires parmi les dix jours remarquables, tu verras qu'ils sont alors au nombre de huit  cinq et trois  là où ils n'étaient que six ou sept avec le Phoenix et les quatre qui sont parmi quatre-vingt jours du Sabbat.