jeudi 26 février 2026

La zakât du quaternaire

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Pour la onzième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« La relation du dénaire avec le nombre « 4 » se rapporte [ pour ibn Arabi à ] l'excellence de ce nombre :

« La perfection est dans le « 4 » [ et ] « 4 » est le premier nombre parfait ; c'est pour cela qu'il comprend le « 10 » [ qui est donc le second des nombres parfaits inclus dans le nombre « 14 » où ils entretiennent cette réciprocité. ]

« La perfection du nombre « 4 » est réalisée par le dénaire qui manifeste intégralement les possibilités incluses dans le quaternaire.

[ On peut en conclure que le nombre « 10 » est en haut comme le nombre « 4 » est en bas dans une similitude dont les termes sont indiqués par la Tablette d'émeraude.

Mais leur perfection n'est pas celle que les pythagoriciens prêtent aux nombres « 6 » et « 28 » et à leur propriété arithmétique dans laquelle ils ont vu une perfection formelle : celle des semaines et des mois sidéraux pour les sommes triangulaires du « 3 » et « 7 ». ]

« Le Cheikh al-Akbar explique alors pourquoi le nombre « 4 » est soumis à la « zakât » :

« Le « 4 » inclut le « 10 » – en effet, il inclut sa propre essence à laquelle s'ajoute les nombres qui lui sont inférieurs : d'abord le « 3 », ce qui donne « 7 » puis le « 2 », ce qui donne « 9 » et enfin le « 1 », ce qui donne « 10 ».

« Multiplier « 4 » par « 10 » revient donc à le multiplier par lui-même à cause de ce qu'il contient.

« La « zakât » est due par le nombre « 4 » lorsqu'il considère la perfection du nombre « 10 » comme n'étant autre que la sienne et qu'il se l'attribue sans égard pour Celui qui [ la lui donne puisque qu'il ] l'a créée et existenciée.

« Al-aqq lui ôte alors ce regard complaisant qu'il porte sur lui-même [ et ] c'est cela que l'on appelle la « zakât » du quaternaire, c'est-à-dire une purification à l'égard de la prétention qui est la sienne ...

« ... de sorte qu'il demeure pour son Seigneur car il ne possède plus aucun droit lui appartenant en propre – il est consacré à Lui tout entier et non à sa propre essence. »

[ La « zakât » du quaternaire, c'est la décime (1/10) qui apparaît avec la décade de façon croissante sur chacune de ses unités à l'exception de la première jusqu'à ce qu'elle deviennent semblable à elle-même avec la onzième. ]

« L« zakât » est due par le nombre « 4 » et non par le nombre « 10 ».

Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – Métaphysique de la Zakât – Le droit d'Allâh (2008)

Ce que nous disons à propos de la réciprocité du nombre « 10 » et du nombre « 4 » pour le nombre « 14 » est aussi valable pour les « 114 » demeures spirituelles quand nous disons qu'elles correspondent aux « 112 » demeures terrestres de l'apocatastase (72 + 40).

Il faut alors ajouter à ces seize semaines (16 x 7) les deux bissextiles qui accompagnent l'équinoxe du Printemps une fois tous les quatre ans et qui se trouvent trente-six jours après les quarante jours de l'anabase. Trente-six étant ici la somme triangulaire du « 8 ».

L'une d'elle  celle qui apparaît tous le quatre ans  est celle qui disparaît une fois sur cent pour réapparaître une fois tous les cinq cents ans. La troisième qui les précède une fois sur onze tous les cinq mille cinq cents ans correspond alors à la première.

« Le dixième jour du premier mois de l'année est fêté dans les deux traditions. Du côté juif, il s'agit du « Yom Kippour » ou Jour [ de ] l'expiation » [ des fautes. ]

Mais le Prophète de l'islam étendit le jeûne du jour d'Ashûra sur celui qui le suit et sur celui qui précède.

Il avait une bonne raison de le faire puisque l'Axe de l'apocatastase qui passe entre les septante-deux jours de la catabase et les quarante jour l'anabase correspond au crépuscule entre le dernier et le premier jour de ces jours là.

Le troisième  celui qui vient en premier  est sans doute du à une incertitude sur le jour complémentaire qui prolonge d'un douzième (1/12) l'alternance des mois de trente ou vingt-neuf jours dans le calendrier de l'hégire.

Dans la mesure où cette incertitude est levée, le dernier est levé aussi et deux jours suffisent : ce qui élève le nombre des jours de jeûne à dix-huit si on compte les seize qui s'étendent du trente-troisième au cinquantième jour du Janus entre la Chandeleur et les Prémices.

Ces dix-huit jours de jeûne sont alors ceux du Vivant – « al-Ḥayy » (8 + 10)  tandis que les seize qui complètent les deux d'Ashûra sont ceux d'al-Khidr quand ils commémorent la fertilité des proportions idéales pour les inondations nilotiques.

Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – La profanation d'Israël – La doctrine de l'abrogation (2008)

« En islam, Allâh le Très-Haut est le seul propriétaire véritable et c'est ce droit divin qui fonde traditionnellement l'obligation de l'aumône légale – « zakât » – qui est un des cinq piliers de l'islam ; ...

« ... c'est pourquoi il est dit dans le [ Noble ] Coran : « Croyez en Allâh et en son Envoyé et dépensez une partie des biens sur lesquels Il vous a établis comme préposés. » – S 57 V 7.

« Selon le droit islamique, le détenteur d'un bien quelconque n'est pas son propriétaire : il convient donc d'en user et le cas échéant de le dépenser conformément à la volonté divine. »

Cf. Abd ar-Razzâq Yahyâ – La papauté contre l'islam – La question du terrorisme (2007)

   

    

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