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Pour la trente-septième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« Suite à la scission avec Schuon, Vâlsan souhaita se vouer à une vie retirée et consacrée, il se rendit auprès de plusieurs maîtres en terre arabe : Tunisie, Algérie – il passa trois mois à la « zawiya » Rahmâniyya de Tolga notamment – ou au Maroc.
« Il y passe tous les ans de longues périodes et renforce sa formation linguistique et spirituelle.
« Il fera d'ailleurs plus tard de ce genre de voyage en terre arabe une condition au rattachement.
« Sous la pression d'autres disciples en scission avec Schuon, il accepte de prendre en charge leur direction spirituelle presqu'à regret car conscient du sacrifice que cela impose.
« Il s'acquittera de cette tâche dans la plus parfaite conformité à l'exemple prophétique.
« Il formera plusieurs de ses poches qui à sa suite continueront d'œuvrer à nous faire découvrir les travaux sans équivalents du plus grand des maîtres, Muhyî'd-Dîn ibn Arabî.
« Parallèlement, il assumera les fonctions de rédacteur en chef puis de directeur littéraire de la revue [ des ] « Etudes Traditionnelles » à laquelle Guénon collabora jusqu'à la fin de sa vie.
« Plusieurs de ses disciples fourniront également des articles centrés sur les fondements de la Tradition. » [ ... ]
« Juste avant de mourir, il se rendit en Algérie auprès du Sheykh Boudali de filiation Darqawiyya Shadhiliyya pour recevoir l'invocation du Nom suprême : « Allâh ».
« Le Sheikh lui indiquant les préparatifs nécessaires lui proposa de revenir ultérieurement quand les conditions seraient réunies ; ...
« ... les décédèrent entre-temps. Il mourut donc sans avoir reçu la transmission du « dhikr » le plus central des rites initiatiques. »
Cf. Slimane Rezki – René Guénon. Les suites ou la mise en œuvre. Le passeur – L'islam – Naissance de la « Tariqua » en Suisse et en Europe (2021)
Après avoir établit que la transmission ne se serait pas pleinement réalisée de ce côté là, Rezki affirme que la « khalwa » n'était pas pratiquée par le Sheikh Mustafa « selon les règles strictes du Soufisme ».
Il semble bien pourtant que le Sheikh abd al-'Azîz l'a pratiqua à Tolga.
Ce qui n'est pas sans conséquence sur sa filiation indépendamment du rite shadhilite qu'il emprunta au « maqâm » de Tunis pour sa « zaouïa ».

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