...
Pour la soixantième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
●
« L'apparition du croissant [ de Lune ] la première nuit du mois [ du Pèlerinage ] est pour le serviteur la théophanie de la Foi qui est la première chose que la Loi sacré [ de l'Islam ] exige de l'homme qui lui est soumis [ le musulman. ]
« La Foi est une réalité spirituelle dont le corps est la forme proférée [ par ] le Témoignage de l'Unité divine [ du ] « LÂ IlÂHA ILLA LLÂH »...
« La théophanie ne cesse [ ensuite ] de s'amplifier dans les nombres simples jusqu'à ce qu'elle atteigne la neuvième nuit » :
« Le rapprochement établi entre la formule du Témoignage et l'amplification dans les nombres simples s'explique en réalité par le fait que le nombre de cette formule équivaut à la somme des triangles des neuf premiers nombres » [ qui ne sont pas les nombres premiers. ]
« La somme des lettres qui interviennent dans la formule du Témoignage est égale à « 165 » et de même : « 1 + 3 + 6 + 10 + 15 + 21 + 28 + 36 + 45 »
« Cette équivalence a été signalée par Amadou Hampaté Bâ dans « Jésus vu par un musulman » [ ce qui rend la disgrâce dont il l'accable par la suite particulièrement ingrate compte tenu du rôle qu'il accorde à ce nombre pour le « Tawhid » de l'Ikhlâs. ]
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – Le signe muet (1990)
●
Nous avons déjà signalé l'importance des dix derniers jours du mois de Ramadan dans la recherche de la Nuit du décret qui vaut mille mois selon le Noble Coran (S 97 V 3) et que les éditions du « Tawhid » qualifient d'impaires en évoquant une dizaine de nuits.
L'impaire caractérise chaque jour sans quoi la décade des nuits s'étendrait sur une vingtaine ou serait réduite à la moitié d'entre elles (5) alors qu'elle fait référence de toute évidence aux jours qui complètent le Janus (50 < 60).
Le rang qu'ils occupent parmi les derniers les identifie au second mois du Janus et donc au deuxième mois sacré parmi les quatre qui le caractérise comme tel avec ceux des équinoxes en isolant l'un d'entre eux de l'autre côté du zodiaque à l'Equinoxe d'automne.
La théophanie de la Foi se situe au contraire au début du Janus et s'identifie à son premier mois comme au premier des quatre en rapport avec le jour du Yom Kippour et ceux d'Ashura qui se répartissent en réalité autours de la nuit suivante – la dixième.
La relation qu'elle entretient avec le début du Pèlerinage la met néanmoins en rapport avec le mois du jeûne qu'elle précède en y ajoutant deux jours bien qu'on l'identifie au neuvième de la décade où il assume en quelque sorte sa place dans celui du Janus.
Ces déplacements correspondent à un statut particulier qu'on accorde à la sacralité du Janus qui était plus qu'un simple mois de cinquante jours pour celui de Romulus et qui d'une certaine façon reste moins que les deux mois de trente jours qui caractérisent le calendrier julien.
C'est la raison pour laquelle nous parlons bien d'un trente-troisième jour et d'un cinquantième pour situer les seize qui caractérisent une période de jeûne originel entre la fin de l'hibernation des grands mammifères et les prémisses néolithiques du monde agricole.
Les seize jours nilotiques qui correspondent à l'inondation idéale pour la fertilisation de l'Egypte ne comprennent donc pas dans cette période les limites qui correspondent à la Chandeleur d'Imbolc et à la Parentèle qu'on consacre au Saint-Amour.
Les jours complémentaires des douze mois synodiques quand on les regroupe autour du Solstice sans les répartir au gré des saisons situent la Chandeleur trente-six jour après le Solstice et les Prémices trente-six jours avant l'équinoxe du Printemps.
Les jours d'Ashura qui se répartissent autour du crépuscule en délimitant le dixième et le onzième jour sont donc ceux qui suivent directement la théophanie de la Foi évoqué par le Sheykh al-Akbar dans ses « Futûhât ».
Ils ne forment qu'un seul jour qui fait correspondre les dix-huit jours de jeûne au Vivant – « al-Hayy » – caractérisé par les lettres « Ḥâ » (8) et « Yâ » (10) comme les mois sacrés du Janus n'en font qu'un de soixante jours distincts des six cents phases de la décade.
Leurs décades – celle de la théophanie de la Foi et celle de la Nuit du décret – entourent par devant comme par derrière les quarante jours du Carême propédeutique qui les séparent et qui introduisent l'année sabbatique de la « Khalwa » (404).
On a donc aussi deux Carêmes : celui qui introduit la « Khalwa » et celui qui introduit sa sortie et qui récapitule avec le premier les quatre vingt jours sabbatiques de l'année sidérale qui sont ceux des semaines (52) et des saisons (24) avec le reste d'un treizième mois (4).
Ici aussi les deux Carêmes n'en font qu'un et il n'y a aucun doute sur le fait qu'il faille s'en tenir à l'ordre sidéral des semaines et des saisons pour tout ce qui concerne les mois d'une Retraite où la sortie se confond avec son entrée quand elle la transcende.
Le troisième jour d'Ashura qui correspond en réalité à la possibilité d'un premier jour complémentaire dans l'ordre synodique des douze lunaisons ne doit pas être pris en compte si l'on s'en tient à ces prescriptions. Sauf s'il apparaît par mégarde dans les décomptes.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire