samedi 20 juin 2026

Le Verbe du Commandement

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Pour la soixante-septième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Le monde du Commandement est traditionnellement opposé en doctrine islamique au monde des créatures – « 'alâm al-Khalq ».

« Appartiennent à ce dernier tous les êtres dont l'existence est liée à une cause créée – par exemple la filiation charnelle.

« En revanche, le monde du Commandement tire son existence directement de Dieu sans autre cause ou intermédiaire que le Commandement lui-même : c'est le domaine des anges et des purs esprits dont la forme est faite de lumière.

« Il s'agit d'un degré fondamental dans la hiérarchie des états multiples de l'Être de sorte qu'à tout être particulier faisant partie du monde des créatures ...

« ... correspond dans le monde du Commandement un état informel qui est à la fois sa face propre et l'ordonnateur interne qui le régit ; ...

[ On doit donc supposer que cet état informel informe une forme faite de lumière qui constitue sa face en l'ordonnant de l'intérieur. ]

« ... l'ensemble du monde du Commandement est ordonné lui-même par l'unique Commandement divin. »

« Ici encore la doctrine akbarienne fait apparaître un lien étroit avec la science de Jésus.

[ Science qu'on identifie spécifiquement à la celle des lettres. ]

« Au chapitre 20 des « Futûhât », ibn Arabî envisage en effet une application du symbolisme islamique de la croix où l'ampleur  « 'ard »  est mise en relation avec le monde des créatures et l'exaltation – « tûl »  avec celui du Commandement.

[ L'ensemble de ces coordonnées apparaissant en réalité comme le « Tâv » phénicien et comme le « Khi » grec qui correspond à la croix qu'on attribue généralement à saint André (x).

Notons que saint André qui disparait à la Transfiguration du groupe des quatre premiers disciples du Christ ouvre néanmoins le cycle liturgique de la tradition apostolique – le 30 novembre – que ferme – la veille – la Saint Saturnin.

Rappelons que le 17 novembre, la Saint Grégoire fait coïncider la fête du Thaumaturge avec la Naissance du Sauveur d'après Clément d'Alexandrie qui s'oppose au motif symbolique qui l'identifie d'abord à l'Epiphanie  à l'Orient – puis au Sol Invictus de Noël – à l'Occident.

L'épiphanie du 6 janvier où l'on situait également son Baptême doit correspondre au onzième jour du Janus compte tenu d'un déplacement des jours complémentaires (5) au-delà du Solstice qui inclut le dernier jour du mois de décembre – le 31.

Comme le Solstice devait se situer au centre de ces jours, l'Epiphanie se retrouve un jour plus tôt à cheval entre le dixième et le suivant sur trois phases où la Vierge et son enfant étaient célébrés par le culte dionysiaque.

C'est à cette date que nous transposons Yom Kippour et Ashura qui se trouvent sur leurs propres référents au dixième jour du premier mois – le premier mois hébraïque correspondant au quatrième mois sacré de l'islam avec l'équinoxe de l'autre côté du cycle. ]

« La concordance avec l'enseignement de René Guénon est parfaite puisque celui-ci met lui-même le monde angélique qui [ serait ] celui de la manifestation informelle et des états supérieurs de l'Être en correspondance avec l'Axe vertical. »

[ L'axe vertical dans le symbolisme de la croix est aussi celui au milieu du signe dans la Prophétie des papes où sa devise correspond au pontificat de Sixte Quint dont les nombres correspondent au macrocosme (6) et au microcosme (5).

Il est d'ailleurs singulier de constater que les Sagesses de Salomon et de David qui les représentent sont déjà présentés dans cet ordre par les « Fusûs al-Hikam » du Sheykh al-Akbar au détriment de leur suite généalogique.

Pour la Prophétie des papes leur devise (73) sépare deux groupes de devises (72) et (40) jusqu'à (113) qui correspondent aux seize semaines de l'apocatastase (112) réparties entre le Samain et les Prémices où l'Axe correspond au crépuscule du dixième jour du Janus.

La catabase descend alors pendant soixante jour avant le Solstice d'hiver à partir du troisième jour du neuvième mois et douze jours avant l'anabase qui remontent jusqu'au cinquantième jour du Janus où la quarantaine s'achève trente-six jours avant l'équinoxe du Printemps.

Le Samain coïncide à la Toussaint avec l'Equinoxe d'automne qui caractérise le quatrième mois sacré à l'opposé des trois autres qui se suivent avec le Janus (2) et celui du Printemps – celui-là à partir duquel on a pu aussi commencer l'Année.

Cette façon de faire fait en effet l'économie des seize semaines de l'Apocatastase qui la sépare de la suivante en ne prenant pour compte que les trente-six semaines de sa période estivale qui commence avec les Prémices et s'achève là comme à son commencement.

En conséquence de quoi, ils ne sont que dix : les solstices et les équinoxes (+) avec les fêtes celtiques du troisième jour du troisième mois (x) et les Prémices de l'anabase qui commémorent la Parentèle de l'apocatastase.

Dix et onze si tu prends en compte le dédoublement des phases qui se répartissent autour de l'Axe comme les dix se dédoublent aux extrémités du Janus et la quarantaine du Carême dans la Khalwa (404) aux extrémités de l'année sabbatique avec les 80 jours du Sabbat (52 + 28). ]

Cf. Abd ar-Razzaq Yahyâ – L'esprit universel de l'Islam  La doctrine de l'Esprit – Le Commandement divin (1989)

L'esprit au sens le plus générique du titre désigne celui que Charles-André Gilis appelle « le Christ de la seconde venue ».

   

    

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