lundi 22 juin 2026

Le Calife et l'Imâm

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Pour la soixante-huitième demeure du Kawthar d'al-aqq :

« Le Très Haut a comparé le Parfait qu'était Jésus au Parfait qu'était Adam,

au Calife un autre Calife. »

[ S 3 V 59 ]

Cf. Abd ar-Razzaq Yahyâ citant le chapitre 361 des « Futûhât » du Sheykh al-Akbar – L'esprit universel de l'Islam La doctrine de l'Esprit – Science et Pouvoir du « Kûn » (1989)

Où il ne fait plus aucun doute que Muhammad fut doté d'une perfection plus haute encore mais ne fut jamais investi de la lieutenance califale bien qu'il posséda comme David le sacerdoce de la Prophétie légiférante et la Royauté du messager d'Allâh.

Dieu l'a pris pour Imam comme il avait pris Abraham avant lui – S 2 V 124.

« Le « Kûn » opère au moyen d'une Parole unique » que le chapitre 177 des « Futûhât » du Sheykh al-Akbar oppose aux lettres de l'injonction – le « Fiat » de Son viatique.

Il ne peut s'agir alors que du « Kâf » dont le « Nûn » n'est ici que la matrice théophanique de Sa lieutenance – l'élément récepteur de Son émetteur.

Le « Kâf » est alors semblable au « Alif » du « A.U.M » pour celle du « A.M.N ».

Ce qui est aussi le cas pour la formule magique : « ABBA RA KADA BARA » où il ne peut alors s'agir que du « Bâ » de « BARA » qui est aussi celui de la « Basmala » – Son « Râ » étant alors celui de la « Rahmâniyya » du Miséricordieux :

« Alif » est alors la descente du Principe supérieur de l'Ipséité divine

« » Sa matrice théophanique dans le monde des noms et des attributs

- « Mîm » la descente de la Matrice théophanique dans la Matrice universelle

« Kâf » le point diacritique de la Matrice théophanique

« Nûn » la Matrice universelle où s'actualise Son point diacritique.

Le « Wâw » du « Kûn » qui contient son « Alif » est à la fois celui du « Mîm » pour la monosyllabe du « OM » et du « Nûn » pour le damier d'ad-Da'îm.

Le « Yâ » du « Mîm » relie la Matrice théophanique du « Alif » constituée par le « Bâ » de la Basmala à Son point diacritique représenté par le « Kâf » du « Kûn ». 

Son esprit – l'Esprit du « »  identifié à l'Esprit de Sainteté par le Sheykh al-Akbar n'entre pas dans la Sphère du « Kûn » – c'est-à-dire qu'il est situé entre la théophanie de l'Ipséité divine manifestée par le « Alif » d'Allâh et l'incarnation du Verbe califal.

Nous avons qualifié les Alides qui ont déifié 'Ali comme les Chrétiens ont déifié le Christ d'adorateur du « » – ce qui reste un signe d'abaissement pour les adorateurs du « Alif » d'Allâh mais aussi un signe de réalisation initiatique pour Ses serviteurs.

Le « Lâm » reproduit ces mouvements d'abaissement où l'absence de point diacritique ne permet pas d'identifier sa base au « Bâ » ou au « Nûn » mais son nom laisse supposer le prolongement du « Mîm » dans l'axe du principe supérieur son « Lâm-Alif ».

Ce prolongement organise entre le Zénith du « Alif » et le Nadir du « Mîm » les mondes théophaniques qui caractérisent la quintessence (Hâ) de la décade (Yâ) et leur monade apophatique (Lâ) que le « Kâf » du « Nûn » identifie au point diacritique du « Bâ ».

« Au chapitre 360 des « Futûhât », le Cheikh al-Akbar donne l'indication suivante :

« Allâh a manifesté l'Homme universel à partir du Souffle rahmânien issu du cœur du Coran qui est la Sourate « Yâ Sîn ».

« Yâ Sîn » est un appel au vocatif. Allâh a voulu dire : « Yâ Sayyid ! » – c'est-à-dire : « Ô Seigneur ! »

« Cette interprétation s'explique par le fait que le vocatif présente souvent en arabe une forme élidée ou raccourcie ...

« ... et que les lettres « » et « Sîn » sont les initiales des mots « Yâ Sayyid ».

« Outre la référence au Souffle du Très Miséricordieux, on soulignera que la somme des nombres correspondant aux deux lettres « » et « Sîn » qui est « 70 » (10 + 60) ...

« ... est égale à celle qu'on obtient au moyen des lettres composant le mot « Kûn » (20 + 50) 

« ... de telle sorte que la Parole « Kûn » apparaît [ de ] ce point de vue comme un équivalent de « Yâ Sîn ».

Cf. Abd ar-Razzaq Yahyâ – Op. Cit. Ibidem – Science et Pouvoir du « Kûn » (1989)

   

    

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