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Pour la cinquante-septième demeure du Kawthar d'al-Ḥaqq :
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« La doctrine de l'Adoratrice parfaite [ en Islam ] présente dans la tradition islamique la particularité suivante : ...
« ... cinq termes qui se rapportent respectivement aux domaines métaphysique, ontologique, cosmologique, eschatologique ainsi qu'à certains aspects du Pôle substantiel de l'Existence ont le même nombre que celui du nom arabe de Marie : « Maryam ».
« La somme des valeurs numériques correspondant aux lettres qui les composent est en effet toujours de « 290 » : « M.R.Y.M » = « 40 + 200 + 10 + 40 » = « 290 »
[ Le procédé est donc le même que celui qu'il accorde ensuite à « A.L.Ṣ.M.D » = « 165 » ]
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – Le signe muet (1990)
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« Le premier des cinq termes que nous étudierons est « Marmâ » – anagramme du nom Maryam » : « M.R.M.A » = « 40 + 200 + 40 + 10 » = « 290 » où l'Alif final emprunte la valeur du « Yâ ».
« Ce mot est le nom du lieu du verbe « ramâ » dont le sens fait référence à l'onction de lancer un projectile – « marmâ » désigne quant à lui la cible visée » dans le hadith : « Laysâ warâ' Allâh marman » – « Derrière Allâh nulle cible que l'on puisse atteindre ».
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – « Nulle cible au-delà d'Allâh » (1990)
« Des cinq termes présentés dans cette étude et dont le caractère commun est d'avoir le même nombre que le nom « Maryam », celui de « Fâtir » – le Séparateur des cieux et de la terre – est le plus connu : « F.A.T.R » = « 80 + 1 + 9 + 200 » = « 290 ».
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – Le séparateur des cieux et de la terre (1990)
« Si le Nom divin « Fâtir » évoque les idées de séparation principielle et de détermination primordiale, ...
« ... le terme « Kursî » – autre équivalent du nom « Maryam » – exprime quant à lui celles de cassure et d'une descente de la Présence divine au cœur de la manifestation individuelle » pour « l'Escabeau divin au Trône du Tout Miséricordieux ».
« 'Arsh ar-Rahmân » : « K.R.S.I » = « 20 + 200 + 60 + 10 » = « 290 » où l'Alif final reprend la valeur du « Yâ ».
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – L'escabeau divin (1990)
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« Le terme « Rusul » – autre équivalent du nom « Maryam » – est lui aussi coranique ; ...
« ... il présente sur le plan doctrinal un rapport étroit avec « al-Kursî ».
« R.S.L » = « 200 + 60 + 30 » = « 290 »
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – Les envoyés d'Allâh (1990)
« Le dernier terme équivalent au nom de Marie [ ... ] ne fait pas vraiment partie de la tradition islamique puisqu'il n'est présent ni dans le [ Noble ] Coran ni dans le hadith.
« Il s'agit de « Nimr » au sujet duquel Guénon précise qu'il est proprement l'animal tacheté – nom commun au tigre, à la panthère et au léopard. »
« N.M.R. » = « 50 + 40 + 200 » = « 290 »
Le nombre du pronom « Hiya » est quinze. C'est donc un équivalent du nom d'Eve : « Ḥawâ ».
« 5 + 10 » = « 8 + 6 + 1 » pour le Triangle de l'Androgyne du Cheikh Abd al-Wâhid.
Le nombre « 165 » apparaît déjà ici comme la somme « 66 + 99 » pour le Nom de Majesté (66) et le nombre des Noms divins (99) mais aussi comme le produit « 11 x 15 » pour les pronoms personnels « Huwa » (11) et « Hiya » (15) – « Lui » et « Elle ».
Cette somme disparait en 2006 avec les cinq occurrences qu'il donne à ce nombre pour le Tawhîd de l'Ikhlâs mais pas le produit où « 66 » devient le triangle de « 11 ».
Il est d'abord présenté comme le nombre du Tawhîd de la Shahâda (1990) puis comme celui du Nom « as-Samad » avec l'introduction selon toute vraisemblance du « Lâm » (30) d'al-ilâh (36) dans le nom d'Allâh (66).
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – La puissance du tigre (1990)
Nous ne portons ici aucun jugement sur ce procédé spéculatif dont Gilis évoque lui-même les limites et les risques dans la justification de sa légitimité.
Seul l'intention dont il ne dit rien nous préoccupe : il s'agit selon nous de réintégrer la Voie mariale initiée par Nûr ad-Dîn – Frithjof Shuon (+ 1998) – dans une perspective initiatique. Et nous n'avons rien à y opposer en tant que tel.
La Voie mariale de Nûr ad-Dîn cherchait par ce viatique à initier une jonction avec la Tradition primordiale en l'identifiant au renouvellement cyclique d'une économie traditionnelle. Et ces préoccupations distinctes ne sont pas contradictoires.
Gillis fait préalablement de Marie en Islam l'Adoratrice parfaite et lui attribue finalement avec Ibn Arabî une dénomination qui fait de Maryam une « désignation emblématique » qui est celle de « Mara » dans la tradition scandinave où elle personnifie le Soleil.
Sous l'emblème du chapitre 381 des « Futûhât », Marie porte le nom de sa mère : « Anna » que la tradition celtique identifie à ce que « Maya » représente dans la tradition orientale en tant qu'Âme des terres septentrionales sous l'axe du pilier central de l'Astre solaire.
Cette toponymie est celle de la généalogie de Maria del Pilar et de Maria del Sol dont nous sommes issu de côté de l'Aigle que nous attribuons à l'Apôtre du côté de la Marguerite qui la convoque dans la liturgie chrétienne avec le mois de Mai quand il est consacré à la Vierge.
Anne est ici transcrit de l'arabe – « Hanna » – et il n'y a aucune Marguerite dont la sainteté soit célébrée au mois de Mai mais le lien qui l'unit pourtant à Marie comme celui qui unit la Vierge au mois de Mai reste néanmoins aussi profond qu'énigmatique.
Il semble qu'il faille identifier la Marguerite au moi d'Avril comme préfiguration de Celle qui avec la Rose la suit dans sa remonté vers le Ciel d'été – ce qui est en effet le cas avec sainte Marguerite-Marie pour les théophanies du Sacré-Cœur au XVIIe siècle.
Celui qui se manifeste dans le « maqâm » marial d'Artémis avec Apollon est le fils de Celle qui fait ici l'objet d'une exégèse inédite en reliant Myriam (290) aux condescendances coraniques (165) qui ouvrent la sourate (19) qui lui est consacrée : « Kâf – Hâ – Yâ – 'Ayn – Ṣâd ».
Marguerite en tant que préfiguratrice de Marie est semblable à Béatrice pour ceux qui ont pénétré avec la Fâtiha dans les analogies du langage que nous enseigne la fille dont nous sommes le fils qui nous fut présentée sous le nom de Zohra : « A.L.B » (Alba).
La Laure de Pétrarque est à l'apogée de cette ascension qui l'identifie au Solstice d'été dans le langage des fleurs des floralies médiévales où la poésie courtoise comptait encore fleurette aux belles dames d'antan – mais où sont les lys de leurs vingt ans ?
Cf. Charles-André Gilis – Marie en Islam – L'adoratrice parfaite (I) sur un vers d'ibn Arabî (X) et la « Fille de son fils » (IV) en (1990)

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